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mercredi 30 juin 2010
Victor Ginsburgh de l'ULB voue Shimon Peres aux "poubelles de l’histoire" ...
"On oubliera avec très grand plaisir Netanyahou, Ehud Barak et surtout Shimon Peres, Prix Nobel de la Paix. Poubelles de l’histoire."
Sous la plume de Victor Ginsburgh, professeur émérite de sciences économiques (Université libre de Bruxelles), paraît aujourd'hui un des billet facétieux et humoristiques dont il a le don et qui font un évident honneur à l'ULB et à LLB. Fort de sa supériorité intellectuelle et morale, Ginsburgh cible Israël qu'il traite, comme d'habitude, avec le plus grand dédain - mais au passage, toujours facétieux, il traite Joëlle Milquet de "belle" et Didier Reynders de "lippu"... A mourir de rire. Et notre chroniqueur facétieux à qui rien n'échappe de déclarer: "Enfin, il y a Ahmadinejad et sa "bombe". Pas que je sois en admiration devant lui [...]. Brillant intellectuel et brillant esprit - à mourir de rire.
La voie de la provocation (extraits)
"Il y a celle de la flottille qui a vogué vers Gaza. Qu’il s’agisse d’une provocation est évident. Qu’elle ait dû finir par des morts est insupportable. Mais que ces neuf morts entreront dans l’histoire du Moyen-Orient semble certain. On oubliera avec très grand plaisir Netanyahou, Ehud Barak et surtout Shimon Peres, Prix Nobel de la Paix. Poubelles de l’histoire. Mais on n’oubliera pas le nom du "terroriste" Ibrahim Bilgen, 61 ans, père de six enfants, candidat au mayorat dans sa ville natale, ni celui du "terroriste" Cetin Topcoglu, 54 ans, dont la femme faisait partie du voyage sur le Mavi Marmara, ni celui du "terroriste" Cevdet Kiliclar, 38 ans, journaliste, ni celui du "terroriste" Ali Haydar Bengi, père de quatre enfants, ni de Necdet Yaldrim, 32 ans, père d’une enfant, ni de Fahri Yaldiz, 43 ans, père de quatre enfants, ni de Cengis Songur, 47 ans, père de sept enfants, ni de Cengiz Akyuz, père de quatre enfants, tous "terroristes".
Des morts, mais ils ont forcé l’Egypte à ouvrir le passage vers Gaza, ils ont permis qu’Israël soit enfin obligé de reconsidérer son entêtement et admette que les séquestrés de Gaza puissent aimer le vinaigre ou la noix de muscade dont l’importation était interdite. Et d’autres navires arrivent d’Allemagne, de Suède, d’Iran, de Grèce."
Au sujet de la flotille on consultera les excellents sites français:
Association France-Israel , UPJF, juif.org (82 articles), JSS News etc.
Sous la plume de Victor Ginsburgh, professeur émérite de sciences économiques (Université libre de Bruxelles), paraît aujourd'hui un des billet facétieux et humoristiques dont il a le don et qui font un évident honneur à l'ULB et à LLB. Fort de sa supériorité intellectuelle et morale, Ginsburgh cible Israël qu'il traite, comme d'habitude, avec le plus grand dédain - mais au passage, toujours facétieux, il traite Joëlle Milquet de "belle" et Didier Reynders de "lippu"... A mourir de rire. Et notre chroniqueur facétieux à qui rien n'échappe de déclarer: "Enfin, il y a Ahmadinejad et sa "bombe". Pas que je sois en admiration devant lui [...]. Brillant intellectuel et brillant esprit - à mourir de rire.
La voie de la provocation (extraits)
"Il y a celle de la flottille qui a vogué vers Gaza. Qu’il s’agisse d’une provocation est évident. Qu’elle ait dû finir par des morts est insupportable. Mais que ces neuf morts entreront dans l’histoire du Moyen-Orient semble certain. On oubliera avec très grand plaisir Netanyahou, Ehud Barak et surtout Shimon Peres, Prix Nobel de la Paix. Poubelles de l’histoire. Mais on n’oubliera pas le nom du "terroriste" Ibrahim Bilgen, 61 ans, père de six enfants, candidat au mayorat dans sa ville natale, ni celui du "terroriste" Cetin Topcoglu, 54 ans, dont la femme faisait partie du voyage sur le Mavi Marmara, ni celui du "terroriste" Cevdet Kiliclar, 38 ans, journaliste, ni celui du "terroriste" Ali Haydar Bengi, père de quatre enfants, ni de Necdet Yaldrim, 32 ans, père d’une enfant, ni de Fahri Yaldiz, 43 ans, père de quatre enfants, ni de Cengis Songur, 47 ans, père de sept enfants, ni de Cengiz Akyuz, père de quatre enfants, tous "terroristes".
Des morts, mais ils ont forcé l’Egypte à ouvrir le passage vers Gaza, ils ont permis qu’Israël soit enfin obligé de reconsidérer son entêtement et admette que les séquestrés de Gaza puissent aimer le vinaigre ou la noix de muscade dont l’importation était interdite. Et d’autres navires arrivent d’Allemagne, de Suède, d’Iran, de Grèce."
Au sujet de la flotille on consultera les excellents sites français:
Association France-Israel , UPJF, juif.org (82 articles), JSS News etc.
mercredi 23 juin 2010
Professeur ULB: les plaintes contre Israël "de belles questions d'examen pour les étudiants en droit pénal et en droit international ..."
"[...] des plaintes déposées en Belgique par les participants belges à la flotille de la paix sont techniquement envisageables, et elles pourraient même donner lieu, en cette saison, à de belles questions d'examen pour les étudiants en droit pénal et en droit international ..." (Eric David, spécialiste du droit international, ULB)
Alain Finkielkraut, philosophe français, en 2002:
"La manière dont les Belges sont si fiers de leur `compétence universelle´, c'est une des choses les plus ridicules que notre époque ait pu produire. Il n'y a pas de compétence universelle, Dieu en a une certes... Justement, la leçon du totalitarisme, c'est bien ça: qu'arrive-t-il à l'homme quand il se prend pour Dieu? Alors que cette ubris, cette démesure s'incarnent dans le droit, alors que le droit consiste à poser des limites, voilà un paradoxe renversant et je crois que c'est jouer un très mauvais tour à la paix que de vouloir durcir les choses ainsi. Si l'on peut impliquer un Etat tout entier, à travers son Premier ministre, dans un crime contre l'humanité, on va nécessairement aux extrêmes. Avec un criminel contre l'humanité, nulle transaction, nul compromis n'est possible. Seule l'est la lutte à mort. Dans une époque comme la nôtre, une telle attitude ne s'impose pas." (La Libre Belgique, 01/02/2002, La compétence universelle de la Belgique dénoncée comme une parfaite démesure)
Ridicule ? Pas du tout. Si l'on croit Eric David, l'un des grands esprits derrière la loi de compétence universelle. Il revient à la charge dans une fine analyse publiée par l'expert Michel Collon (Eric David a collaboré à la rédaction du livre de celui-ci : Michel Collon publie un livre anti-Israël adapté au "niveau du public" européen ... et Michel Collon déplore l'ignorance du Belge sur 'Israël, l'Etat le plus raciste au monde'.
"Israël peut-il être jugé par un tribunal belge?
Fatima el-Mourabiti et Kenza Isnasni étaient à bord du convoi humanitaire pris d'assaut par un commando israélien le 31 mai 2010. Les deux jeunes femmes belges ont décidé de porter l'affaire devant les tribunaux de leur pays. Eric David, spécialiste du droit international, examine la recevabilité de leur plainte."
Alain Finkielkraut, philosophe français, en 2002:
"La manière dont les Belges sont si fiers de leur `compétence universelle´, c'est une des choses les plus ridicules que notre époque ait pu produire. Il n'y a pas de compétence universelle, Dieu en a une certes... Justement, la leçon du totalitarisme, c'est bien ça: qu'arrive-t-il à l'homme quand il se prend pour Dieu? Alors que cette ubris, cette démesure s'incarnent dans le droit, alors que le droit consiste à poser des limites, voilà un paradoxe renversant et je crois que c'est jouer un très mauvais tour à la paix que de vouloir durcir les choses ainsi. Si l'on peut impliquer un Etat tout entier, à travers son Premier ministre, dans un crime contre l'humanité, on va nécessairement aux extrêmes. Avec un criminel contre l'humanité, nulle transaction, nul compromis n'est possible. Seule l'est la lutte à mort. Dans une époque comme la nôtre, une telle attitude ne s'impose pas." (La Libre Belgique, 01/02/2002, La compétence universelle de la Belgique dénoncée comme une parfaite démesure)
Ridicule ? Pas du tout. Si l'on croit Eric David, l'un des grands esprits derrière la loi de compétence universelle. Il revient à la charge dans une fine analyse publiée par l'expert Michel Collon (Eric David a collaboré à la rédaction du livre de celui-ci : Michel Collon publie un livre anti-Israël adapté au "niveau du public" européen ... et Michel Collon déplore l'ignorance du Belge sur 'Israël, l'Etat le plus raciste au monde'.
"Israël peut-il être jugé par un tribunal belge?
Fatima el-Mourabiti et Kenza Isnasni étaient à bord du convoi humanitaire pris d'assaut par un commando israélien le 31 mai 2010. Les deux jeunes femmes belges ont décidé de porter l'affaire devant les tribunaux de leur pays. Eric David, spécialiste du droit international, examine la recevabilité de leur plainte."
dimanche 23 mai 2010
JCall: Bichara Khader critique "ces juifs sionistes" "chantres du sionisme pur et dur"
"Pourquoi a-t-il fallu attendre 43 ans pour que ces juifs sionistes, qui, pour la plupart d’entre eux, étaient les chantres du sionisme pur et dur, en arrivent à parler de l’occupation comme "une erreur politique et une faute morale" ? Pourquoi la conversion à la solution des deux Etats n’a pas été plus précoce ? Pourquoi cette rengaine sur "le caractère juif et démocratique" de l’Etat d’Israël ?"
Bichara Khader, professeur à l'Université catholique de Louvain, ne nous déçoit jamais jamais. Dans La Libre Belgique, il donne son avis éclairé sur l'appel JCall, les Juifs, les Européens - pour lesquels Israël était un "un pays-remords". Nul ne trouve grâce à ses yeux, sauf les Arabes et les Palestiniens. Petite remarque. Bien que JCall ait été "préparé à Bruxelles, de longue main, en catimini, avec des moyens importants", Bichara Khader, qui fut un invité "exceptionnel" du Centre Laïque Juif (CCLJ), ne mentionne que des "juifs sionistes" français - pas un seul belge : "personnalités juives européennes, dont l’incontournable Daniel Cohn-Bendit et les philosophes français Bernard Henri-Lévy et Alain Filkenkraut", Jean Daniel. Tout comme pour la presse, ce sont Le Nouvel Observateur et Le Monde Diplomatique qui sont ses références. Sa tribune n'a pas suscité le moindre commentaire sur le site de LLB ... Autant dire que ses propos assassins n'intéressent pas grand monde.
Extraits:
"[...] jusqu’aux années 80, Israël bénéficiait en Europe, dans les opinions comme dans les milieux officiels, d’un a priori favorable. Tout le rendait sympathique et utile : l’origine de ses fondateurs, sa culture occidentale, ses victoires militaires, ses prouesses techniques, son développement économique. De plus, pour les Européens, Israël n’était pas seulement un pays-miroir, mais un pays-remords, une sorte de territoire sacré de leur conscience collective, hantée par le souvenir de l’holocauste. On était encore sous l’emprise de l’admiration du petit David menacé par le Goliath arabe et de l’empathie pour un pays décrit comme "la citadelle avancée de l’Occident" au cœur du monde de l’Islam.
A l’opposé, les Palestiniens avaient le tort, aux yeux des Européens, d’être des arabes et majoritairement des musulmans, et de surcroît, pour beaucoup d’Européens, ils étaient perçus non comme un peuple martyr, mais comme un "ramassis de terroristes" qui détournaient des avions et s’attaquaient à des athlètes comme lors des jeux Olympiques de Munich dans les années 70. [...]
Cette double perception européenne est ébranlée à partir du début des années 80. L’invasion du Liban et les massacres de Sabra et Chatila, en 1982, choquent les opinions européennes et l’image d’Israël se détériore. Puis, lors de la première Intifada, à partir de 1987, les images de soldats israéliens brisant les bras de jeunes Palestiniens produisent un effet d’électrochoc. Les Européens commencent à voir l’autre Israël : celui qui occupe, colonise, humilie, opprime. C’est la fin de l’état de grâce. [...]
mardi 11 mai 2010
Il serait "noble" de débattre de l'humoriste français Dieudonné dans une université belge (ULB)
"Les plus gros escrocs de la planète sont tous des Juifs. Il faut être Juif pour avoir la liberté d’expression en France Maintenant, de toute façon, la mort sera plus confortable que la soumission à ces chiens". (Dieudonné)
"Très actif sur le Net, où il relaie les propos anti-juifs de son mentor, qu’il qualifie de "véritable républicain" (sic) Olivier Mukuna y dénonçait récemment "l’influence majeure du lobby pro-israélien" et "la haine des milices sionistes" harcelant, selon lui, Dieudonné. Tout comme celui-ci, Mukuna est obsédé par les Juifs qui, à l’entendre, gouverneraient le monde." (Claude Demelenne)
Contexte:
- Le show des fans de Dieudonné n'a pas eu lieu à l'Université Libre de Bruxelles
- Est-ce que l’Université Libre de Bruxelles déroule le tapis rouge aux supporters de Dieudonné ?
- Quand le Cercle du Libre Examen “invite” Dieudonné, j’ai mal à mon université !
La Libre Belgique a publié un texte de Pierre Piccinin, professeur d'histoire et de sciences politiques à l'Ecole européenne de Bruxelles I et maître de stages à l'Université Libre de Bruxelles (ULB), intitulé "Censure, pressions ou usure? Qu’est-il en train d’arriver à l’Université Libre de Bruxelles ?". L'auteur, adepte du politiquement correct, de la bien pensance et critique d'Israël, s'indigne que tout le monde n'ait pas trouvé qu'il soit "noble", dans l'intérêt de la "liberté d'expression" et de la "pensée" tout court qu'un débat soit consacré à l'humoriste français Dieudonné à l'Université Libre de Bruxelles. Il est curieux que certains semblent faire une fixation sur ce comique français, alors que les humoriste belges francophones ne reçoivent pas les honneurs de l'ULB. Un tel intérêt frise purement et simplement au sein d'une université qui se respecte le ridicule. Mais pour Pierre Piccinin ne pas vouloir s'informer sur Dieudonné relèverait "Ce climat, malsain, cette schizophrénie au quotidien, d'aucuns les connaissent bien...". Pas moins.
Extraits du billet de Pierre Piccinin:
"L’ULB serait-elle victime du triomphe du politiquement correcte et de la bien-pensée ? Ou serait-elle l’otage de certains groupes d’influence bien particuliers, qui, en coulisses, lui dictent sa conduite ? Ou bien, plus simplement, comme toutes les vieilles institutions, récupérée par le système, l’ULB s’endort-elle sur ses lauriers ?" [Suit une tirade sur le prédicateur suisse Tarik Ramadan et de l'opposition que ses prestations heureuses à l'ULB ont suscitée.]
"Cette semaine, c’était au tour du journaliste Olivier Mukuna de voir son film, "Est-il permis de débattre avec Dieudonné ?", interdit de projection à l’ULB.
Alors qu’elle avait pourtant été programmée par le Cercle du Libre Examen (pas moins !), la projection a été annulée au tout dernier moment, au grand dam de ceux qui s’étaient déplacés pour se faire un avis sur la question. Si le sujet est polémique, le travail journalistique d’Olivier Mukuna doit-il pour autant être passé sous silence ? Le film, d’ailleurs, consiste en un débat où figurent l’humoriste Dieudonné et plusieurs personnalités, dont l’une est d’origine juive et dont un ancien président de la Ligue des Droits de l’Homme… [comme argument on ne peut pas trouver mieux: une personnalité "d'origine juive" a témoigné!]
Les libres penseurs présents ce jour-là auraient voulu voir, savoir, s’informer et… penser. Alors, que s’est-il donc passé ? Outre qu’il y a eu plusieurs plaintes, notamment de la part d’un collectif appelé « Vigilance citoyenne », le Cercle du Libre Examen communique : « suite à un entretien avec les autorités de l’ULB, nous avons été contraints de reporter la projection pour des motifs tenant uniquement à l’organisation tardive ». Un texte qui ne manque pas de rappeler le Canard enchaîné qui, en 1934, titrait : "Stavisky se suicide d’un coup de révolver qui lui a été tiré à bout portant". Maladresse du Cercle du Libre Examen ou volonté de faire passer un message à ceux qui voudront bien comprendre ?
Mais, pour nombre de ceux qui travaillent et vivent à l'ULB, il n'y a rien là pour étonner... Ce climat, malsain, cette schizophrénie au quotidien, d'aucuns les connaissent bien... Même si certains, par insouciance, n'en ont cure, si quelques-uns refusent encore de l'admettre... et si d'autres se drapent dans l'apparente dignité de leur toge. Qu’est-il en train d’arriver à l’ULB ? Rien qui vaille. Sans aucun doute."
"Très actif sur le Net, où il relaie les propos anti-juifs de son mentor, qu’il qualifie de "véritable républicain" (sic) Olivier Mukuna y dénonçait récemment "l’influence majeure du lobby pro-israélien" et "la haine des milices sionistes" harcelant, selon lui, Dieudonné. Tout comme celui-ci, Mukuna est obsédé par les Juifs qui, à l’entendre, gouverneraient le monde." (Claude Demelenne)
Contexte:
- Le show des fans de Dieudonné n'a pas eu lieu à l'Université Libre de Bruxelles
- Est-ce que l’Université Libre de Bruxelles déroule le tapis rouge aux supporters de Dieudonné ?
- Quand le Cercle du Libre Examen “invite” Dieudonné, j’ai mal à mon université !
La Libre Belgique a publié un texte de Pierre Piccinin, professeur d'histoire et de sciences politiques à l'Ecole européenne de Bruxelles I et maître de stages à l'Université Libre de Bruxelles (ULB), intitulé "Censure, pressions ou usure? Qu’est-il en train d’arriver à l’Université Libre de Bruxelles ?". L'auteur, adepte du politiquement correct, de la bien pensance et critique d'Israël, s'indigne que tout le monde n'ait pas trouvé qu'il soit "noble", dans l'intérêt de la "liberté d'expression" et de la "pensée" tout court qu'un débat soit consacré à l'humoriste français Dieudonné à l'Université Libre de Bruxelles. Il est curieux que certains semblent faire une fixation sur ce comique français, alors que les humoriste belges francophones ne reçoivent pas les honneurs de l'ULB. Un tel intérêt frise purement et simplement au sein d'une université qui se respecte le ridicule. Mais pour Pierre Piccinin ne pas vouloir s'informer sur Dieudonné relèverait "Ce climat, malsain, cette schizophrénie au quotidien, d'aucuns les connaissent bien...". Pas moins.
Extraits du billet de Pierre Piccinin:
"L’ULB serait-elle victime du triomphe du politiquement correcte et de la bien-pensée ? Ou serait-elle l’otage de certains groupes d’influence bien particuliers, qui, en coulisses, lui dictent sa conduite ? Ou bien, plus simplement, comme toutes les vieilles institutions, récupérée par le système, l’ULB s’endort-elle sur ses lauriers ?" [Suit une tirade sur le prédicateur suisse Tarik Ramadan et de l'opposition que ses prestations heureuses à l'ULB ont suscitée.]
"Cette semaine, c’était au tour du journaliste Olivier Mukuna de voir son film, "Est-il permis de débattre avec Dieudonné ?", interdit de projection à l’ULB.
Alors qu’elle avait pourtant été programmée par le Cercle du Libre Examen (pas moins !), la projection a été annulée au tout dernier moment, au grand dam de ceux qui s’étaient déplacés pour se faire un avis sur la question. Si le sujet est polémique, le travail journalistique d’Olivier Mukuna doit-il pour autant être passé sous silence ? Le film, d’ailleurs, consiste en un débat où figurent l’humoriste Dieudonné et plusieurs personnalités, dont l’une est d’origine juive et dont un ancien président de la Ligue des Droits de l’Homme… [comme argument on ne peut pas trouver mieux: une personnalité "d'origine juive" a témoigné!]
Les libres penseurs présents ce jour-là auraient voulu voir, savoir, s’informer et… penser. Alors, que s’est-il donc passé ? Outre qu’il y a eu plusieurs plaintes, notamment de la part d’un collectif appelé « Vigilance citoyenne », le Cercle du Libre Examen communique : « suite à un entretien avec les autorités de l’ULB, nous avons été contraints de reporter la projection pour des motifs tenant uniquement à l’organisation tardive ». Un texte qui ne manque pas de rappeler le Canard enchaîné qui, en 1934, titrait : "Stavisky se suicide d’un coup de révolver qui lui a été tiré à bout portant". Maladresse du Cercle du Libre Examen ou volonté de faire passer un message à ceux qui voudront bien comprendre ?
Mais, pour nombre de ceux qui travaillent et vivent à l'ULB, il n'y a rien là pour étonner... Ce climat, malsain, cette schizophrénie au quotidien, d'aucuns les connaissent bien... Même si certains, par insouciance, n'en ont cure, si quelques-uns refusent encore de l'admettre... et si d'autres se drapent dans l'apparente dignité de leur toge. Qu’est-il en train d’arriver à l’ULB ? Rien qui vaille. Sans aucun doute."
lundi 10 mai 2010
Le show des fans de Dieudonné n'a pas eu lieu à l'Université Libre de Bruxelles
"L’extrême droite "dieu- donnesque" n’est pas plus sympathique que celle du Vlaams Belang."
Le texte que nous reproduisons ci-dessous est de Claude Demelenne, coordinateur du collectif "Vigilance citoyenne". Nous nous interrogeons effectivement sur la fixation que font certains à l'Université Libre de Bruxelles sur un piètre humoriste français, proche de Le Pen et déjà condamné pour propos antisémites dans son pays (la France). Etonnant. L'affaire est tellement prise au sérieux par le Cercle du Libre Examen que ses dirigeants se sont même fendus d'un communiqué... Rappelons que Dieudonné, cet éminent penseur qui passionne le Cercle au point de lui consacrer un "débat", a déclaré à propos des Juifs: "Les plus gros escrocs de la planète sont tous des Juifs. Il faut être Juif pour avoir la liberté d’expression en France Maintenant, de toute façon, la mort sera plus confortable que la soumission à ces chiens".
Contexte :
L’Université Libre de Bruxelles déroule le tapis rouge aux supporters de Dieudonné ?
Quand le Cercle du Libre Examen “invite” Dieudonné, j’ai mal à mon université !, Viviane Teitelbaum
"Un succès pour les démocrates et les antifascistes : LE SHOW PRO-DIEUDONNE A L’ULB N’AURA PAS LIEU. Grâce à la vigilance des démocrates, la diffusion d’un film de propagande pro-Dieudonné n’aura pas lieu, ce mardi 27 avril, à l’ULB.
Le Cercle du libre examen, qui avait prévu l’organisation d’une soirée autour du film d’Olivier Mukuna (un proche de l’antisémite Dieudonné) "Est-il permis de débattre avec Dieudonné ?", a pris une sage décision. Pas question d’offrir une tribune à ceux qui banalisent la haine et le rejet de l’Autre. Le collectif "Vigilance citoyenne" tire quatre leçons de cet épisode, au bout du compte réconfortant:
1. L’union est payante : Lorsque les démocrates, toutes tendances confondues, se mobilisent, les extrémistes sont toujours perdants. Dans l’affaire Mukuna-Dieudonné, démocrates de droite et de gauche ont agi de façon unitaire. C’est la voie à suivre dans le futur.
Le texte que nous reproduisons ci-dessous est de Claude Demelenne, coordinateur du collectif "Vigilance citoyenne". Nous nous interrogeons effectivement sur la fixation que font certains à l'Université Libre de Bruxelles sur un piètre humoriste français, proche de Le Pen et déjà condamné pour propos antisémites dans son pays (la France). Etonnant. L'affaire est tellement prise au sérieux par le Cercle du Libre Examen que ses dirigeants se sont même fendus d'un communiqué... Rappelons que Dieudonné, cet éminent penseur qui passionne le Cercle au point de lui consacrer un "débat", a déclaré à propos des Juifs: "Les plus gros escrocs de la planète sont tous des Juifs. Il faut être Juif pour avoir la liberté d’expression en France Maintenant, de toute façon, la mort sera plus confortable que la soumission à ces chiens".
Contexte :
L’Université Libre de Bruxelles déroule le tapis rouge aux supporters de Dieudonné ?
Quand le Cercle du Libre Examen “invite” Dieudonné, j’ai mal à mon université !, Viviane Teitelbaum
"Un succès pour les démocrates et les antifascistes : LE SHOW PRO-DIEUDONNE A L’ULB N’AURA PAS LIEU. Grâce à la vigilance des démocrates, la diffusion d’un film de propagande pro-Dieudonné n’aura pas lieu, ce mardi 27 avril, à l’ULB.
Le Cercle du libre examen, qui avait prévu l’organisation d’une soirée autour du film d’Olivier Mukuna (un proche de l’antisémite Dieudonné) "Est-il permis de débattre avec Dieudonné ?", a pris une sage décision. Pas question d’offrir une tribune à ceux qui banalisent la haine et le rejet de l’Autre. Le collectif "Vigilance citoyenne" tire quatre leçons de cet épisode, au bout du compte réconfortant:
1. L’union est payante : Lorsque les démocrates, toutes tendances confondues, se mobilisent, les extrémistes sont toujours perdants. Dans l’affaire Mukuna-Dieudonné, démocrates de droite et de gauche ont agi de façon unitaire. C’est la voie à suivre dans le futur.
vendredi 30 avril 2010
Le philosophe Philippe Van Parijs: la sagesse belge et l'intifada d'Israël/Palestine
Au Centre de recherche français de Jérusalem, Israël serait-t-il, aux yeux de Philippe Van Parijs, une démocratie plurinationale ? Et en Belgique un pays qui ne mérite pas qu'on l'appelle par son nom, mais "Israël/Palestine"?
Philippe Van Parijs, professeur de philosophie de l'Université catholique de Louvain, signe dans Le Soir (29/04/2010) une carte blanche sur les graves difficultés que traverse la Belgique. (Le terme catholique n'est pas repris dans l'article car il est "un des professeurs de l’UCL qui œuvrent pour la suppression du "c" dans l’appellation de l’université".)
Comme le résume le journal, l'essentiel pour Philippe Van Parijs c'est que "vu d'Israël, quelle sagesse dans nos institutions" belges.
Or dans le texte le philosophe-spécialiste ne daigne jamais parler d'Israël mais d'Israël/Palestine. Notons qu'il vient de visiter Israël à l'invitation du Centre de recherche français de Jérusalem (CRFJ). Pour ce qui ne va dans le pays, il constate que la Belgique "c'est aussi Israël/Palestine", mais que ... même "en cas d'échec, ce ne sera pas encore l'intifada ni l'invasion des mitrailletes".
"En Israël-Palestine, le gouvernement n'est pas constitutionnellement contraint de comporter un nombre égal de Juifs et d'Arabes. Les questions communautaires sensibles n'y requièrent pas de double majorité. La minorité arabe ne dispose d'aucune sonnette d'alarme. Notre histoire nous a bricolé tout cela. C'est loin d'être parfait. Mais les intifadas en sont rendues moins probables [...].
"[...] certains pourraient [...] se mettre à l'écoute de ce que ressentent les Palestiniens de la banlieue arabe de Jérusalem lorsqu'une famille juive hisse le drapeau israélien sur la maison qu'elle vient d'acheter pour bien indiquer que d'intégration il ne saurait être question."
"En cas d'échec, ce ne sera pas encore l'intifada ni l'invasion des mitrailletes."
Le 27 avril, ce philosophe-spécialiste d'Israël/Palestine a donné une conférence à l'Université Catholique de Louvain:
"Y a-t-il une solution "belge" au conflit israelo-palestinien?
Mardi intime de la Chaire Hoover introduit par Philippe Van Parijs (Chaire Hoover), rentré de faire des conférences aux universités arabe et hébraïque de Jérusalem. Discussion introduite par Bichara Khader (UCL)".
En Israël, il a animé un séminaire au CRFJ (Centre de recherche français de Jérusalem) sur le thème : "Une démocratie plurinationale est-elle viable ?" "L’une de ses nombreuses activités de recherche concerne la question des institutions dans le cadre d’État fédéral plurinational, tout particulièrement en Belgique."
Au CRFJ, Israël serait-t-il, aux yeux de Philippe Van Parijs, une démocratie plurinationale ?
Palestiniens, membres du Hamas.
Philippe Van Parijs, professeur de philosophie de l'Université catholique de Louvain, signe dans Le Soir (29/04/2010) une carte blanche sur les graves difficultés que traverse la Belgique. (Le terme catholique n'est pas repris dans l'article car il est "un des professeurs de l’UCL qui œuvrent pour la suppression du "c" dans l’appellation de l’université".)
Comme le résume le journal, l'essentiel pour Philippe Van Parijs c'est que "vu d'Israël, quelle sagesse dans nos institutions" belges.
Or dans le texte le philosophe-spécialiste ne daigne jamais parler d'Israël mais d'Israël/Palestine. Notons qu'il vient de visiter Israël à l'invitation du Centre de recherche français de Jérusalem (CRFJ). Pour ce qui ne va dans le pays, il constate que la Belgique "c'est aussi Israël/Palestine", mais que ... même "en cas d'échec, ce ne sera pas encore l'intifada ni l'invasion des mitrailletes".
"En Israël-Palestine, le gouvernement n'est pas constitutionnellement contraint de comporter un nombre égal de Juifs et d'Arabes. Les questions communautaires sensibles n'y requièrent pas de double majorité. La minorité arabe ne dispose d'aucune sonnette d'alarme. Notre histoire nous a bricolé tout cela. C'est loin d'être parfait. Mais les intifadas en sont rendues moins probables [...].
"[...] certains pourraient [...] se mettre à l'écoute de ce que ressentent les Palestiniens de la banlieue arabe de Jérusalem lorsqu'une famille juive hisse le drapeau israélien sur la maison qu'elle vient d'acheter pour bien indiquer que d'intégration il ne saurait être question."
"En cas d'échec, ce ne sera pas encore l'intifada ni l'invasion des mitrailletes."
Le 27 avril, ce philosophe-spécialiste d'Israël/Palestine a donné une conférence à l'Université Catholique de Louvain:
"Y a-t-il une solution "belge" au conflit israelo-palestinien?
Mardi intime de la Chaire Hoover introduit par Philippe Van Parijs (Chaire Hoover), rentré de faire des conférences aux universités arabe et hébraïque de Jérusalem. Discussion introduite par Bichara Khader (UCL)".
En Israël, il a animé un séminaire au CRFJ (Centre de recherche français de Jérusalem) sur le thème : "Une démocratie plurinationale est-elle viable ?" "L’une de ses nombreuses activités de recherche concerne la question des institutions dans le cadre d’État fédéral plurinational, tout particulièrement en Belgique."
Au CRFJ, Israël serait-t-il, aux yeux de Philippe Van Parijs, une démocratie plurinationale ?
Palestiniens, membres du Hamas.
lundi 26 avril 2010
L’Université Libre de Bruxelles déroule le tapis rouge aux supporters de Dieudonné ?
"Les plus gros escrocs de la planète sont tous des Juifs Il faut être Juif pour avoir la liberté d’expression en France Maintenant, de toute façon, la mort sera plus confortable que la soumission à ces chiens". (Dieudonné)
"Très actif sur le Net, où il relaie les propos anti-juifs de son mentor, qu’il qualifie de "véritable républicain" (sic) Olivier Mukuna y dénonçait récemment "l’influence majeure du lobby pro-israélien" et "la haine des milices sionistes" harcelant, selon lui, Dieudonné. Tout comme celui-ci, Mukuna est obsédé par les Juifs qui, à l’entendre, gouverneraient le monde."
Deux hommes noirs intéressent beaucoup les Belges. Aucun n'est belge.
L'un vient d'Amérique. Il s'agit d'un des hommes les plus remarquables de notre siècle, le Président Barack Obama.
L'autre nous vient - hélas - d'Europe et est français. Il s'agit de l'humoriste Dieudonné. Il parle des Juifs dans des termes éloquents: "Les plus gros escrocs de la planète sont tous des Juifs Il faut être Juif pour avoir la liberté d’expression en France Maintenant, de toute façon, la mort sera plus confortable que la soumission à ces chiens".
La passion pour le personnage est telle qu'un débat sera organisé sur lui à l'Université Libre de Bruxelles, plus précisément au Cercle du Libre Examen dont l'objet est "la diffusion du principe libre examen" et le "rôle fondamental est de susciter le débat, de favoriser une prise de conscience de ses membres".
Ce "débat" sur Dieudonné, qui exerce un véritable engouement dans la capitale de l'Europe, a gêné au moins une personne, Claude Demelenne, Coordinateur du collectif "Vigilance Citoyenne":
UN FILM DE PROPAGANDE POUR DIEUDONNE PROJETE, CE 27 AVRIL, AU CERCLE DU LIBRE EXAMEN (LIBREX) ?
LES RACISTES ET LES ANTISEMITES : PAS A L’ULB !
Les fans de l’antisémite Dieudonné noyautent-ils le Cercle du Libre Examen (Librex) de l’ULB ? Ce 27 avril, celui-ci invite Olivier Mukuna, un proche de Dieudonné, à qui il a consacré un film de propagande… qui devrait être projeté dans les murs de l’Université. Un parfum de scandale, après les nouveaux propos orduriers et racistes de Dieudonné sur les Juifs ? Le Collectif "Vigilance Citoyenne" interpelle les autorités académiques.
"Très actif sur le Net, où il relaie les propos anti-juifs de son mentor, qu’il qualifie de "véritable républicain" (sic) Olivier Mukuna y dénonçait récemment "l’influence majeure du lobby pro-israélien" et "la haine des milices sionistes" harcelant, selon lui, Dieudonné. Tout comme celui-ci, Mukuna est obsédé par les Juifs qui, à l’entendre, gouverneraient le monde."
Deux hommes noirs intéressent beaucoup les Belges. Aucun n'est belge.
L'un vient d'Amérique. Il s'agit d'un des hommes les plus remarquables de notre siècle, le Président Barack Obama.
L'autre nous vient - hélas - d'Europe et est français. Il s'agit de l'humoriste Dieudonné. Il parle des Juifs dans des termes éloquents: "Les plus gros escrocs de la planète sont tous des Juifs Il faut être Juif pour avoir la liberté d’expression en France Maintenant, de toute façon, la mort sera plus confortable que la soumission à ces chiens".
La passion pour le personnage est telle qu'un débat sera organisé sur lui à l'Université Libre de Bruxelles, plus précisément au Cercle du Libre Examen dont l'objet est "la diffusion du principe libre examen" et le "rôle fondamental est de susciter le débat, de favoriser une prise de conscience de ses membres".
Ce "débat" sur Dieudonné, qui exerce un véritable engouement dans la capitale de l'Europe, a gêné au moins une personne, Claude Demelenne, Coordinateur du collectif "Vigilance Citoyenne":
UN FILM DE PROPAGANDE POUR DIEUDONNE PROJETE, CE 27 AVRIL, AU CERCLE DU LIBRE EXAMEN (LIBREX) ?
LES RACISTES ET LES ANTISEMITES : PAS A L’ULB !
Les fans de l’antisémite Dieudonné noyautent-ils le Cercle du Libre Examen (Librex) de l’ULB ? Ce 27 avril, celui-ci invite Olivier Mukuna, un proche de Dieudonné, à qui il a consacré un film de propagande… qui devrait être projeté dans les murs de l’Université. Un parfum de scandale, après les nouveaux propos orduriers et racistes de Dieudonné sur les Juifs ? Le Collectif "Vigilance Citoyenne" interpelle les autorités académiques.
mardi 20 avril 2010
Parlez 'Khmers Rouges', Jean Bricmont et Anne Morelli répondent 'Israël'
Reçu d'Aldo-Michel Mungo
"Dans la carte blanche du jeudi 18 mars 2010 publiée par le journal Le Soir, A.B. rappelait le soutien actif de certains intellectuels belges au régime communiste des Khmers rouges, coupables de l’élimination de près de 2 millions de Cambodgiens. A la tête de ces belges figurait le professeur François Rigaux, académicien belge et parrain du Tribunal Russell II sur la Palestine [mis sur pied par Pierre Galand]. Défenseur des droits de l’homme autoproclamé. [François Rigaux, soutien des Khmers Rouges, anti-israélien et couvert d'honneurs ...]
Dans leur carte blanche du vendredi 2 avril 2010 parue dans le même journal, les professeurs Anne Morelli et Jean Bricmont, se revendiquant eux-mêmes d’appartenir à l’extrême-gauche, prétendent livrer une réponse à la carte blanche d’A.B. Ils y minimisent amplement la portée idéologique des crimes des Khmers rouges, déresponsabilisant de ce fait leurs amis belges et profitant de cette tribune pour lancer des accusations envers les Etats-Unis d’Amérique et Israël. ["A une époque où des pays européens envoient leurs troupes servir de supplétifs aux Américains en Afghanistan et en Irak, intensifient leurs menaces contre l’Iran et appuient Israël dans ses guerres contre les Palestiniens ou les Libanais, une telle mobilisation est plus nécessaire que jamais."].
D’un commun accord avec Le Soir, la réponse d’A.B. à l’argumentaire de Morelli et Bricmont ne paraîtra pas dans ses colonnes afin d’éviter qu’elles deviennent le théâtre d’une polémique. Ceci n’empêche en rien la diffusion de la réponse d’A.B. qui démonte la rhétorique de la carte blanche de Morelli et Bricmont.
La carte blanche initiale d’A.B. La "réponse" d’Anne Morelli et de Jean Bricmont: Khmers rouges : au-delà du repentir)
Les Khmers rouges, leurs amis et les raisonnements fallacieux
Dans leur carte blanche du 2 avril, les professeurs Anne Morelli et Jean Bricmont prétendent répondre à ma précédente carte blanche intitulée "Les Belges qui ont soutenu les Khmers rouges doivent sortir de leur silence".
D’emblée, la confusion sémantique s’installe, avant de virer à l’argument ad personam : demander aux amis belges des Khmers rouges de s’expliquer revient à tomber dans la repentance, à chercher des âmes perdues, bref, à être un chrétien, limite un légat du pape. Entamer son argumentaire en jetant l’opprobre, à la limite de la diffamation, est une technique qui déshonore ceux qui l’emploient.
"Dans la carte blanche du jeudi 18 mars 2010 publiée par le journal Le Soir, A.B. rappelait le soutien actif de certains intellectuels belges au régime communiste des Khmers rouges, coupables de l’élimination de près de 2 millions de Cambodgiens. A la tête de ces belges figurait le professeur François Rigaux, académicien belge et parrain du Tribunal Russell II sur la Palestine [mis sur pied par Pierre Galand]. Défenseur des droits de l’homme autoproclamé. [François Rigaux, soutien des Khmers Rouges, anti-israélien et couvert d'honneurs ...]
Dans leur carte blanche du vendredi 2 avril 2010 parue dans le même journal, les professeurs Anne Morelli et Jean Bricmont, se revendiquant eux-mêmes d’appartenir à l’extrême-gauche, prétendent livrer une réponse à la carte blanche d’A.B. Ils y minimisent amplement la portée idéologique des crimes des Khmers rouges, déresponsabilisant de ce fait leurs amis belges et profitant de cette tribune pour lancer des accusations envers les Etats-Unis d’Amérique et Israël. ["A une époque où des pays européens envoient leurs troupes servir de supplétifs aux Américains en Afghanistan et en Irak, intensifient leurs menaces contre l’Iran et appuient Israël dans ses guerres contre les Palestiniens ou les Libanais, une telle mobilisation est plus nécessaire que jamais."].
D’un commun accord avec Le Soir, la réponse d’A.B. à l’argumentaire de Morelli et Bricmont ne paraîtra pas dans ses colonnes afin d’éviter qu’elles deviennent le théâtre d’une polémique. Ceci n’empêche en rien la diffusion de la réponse d’A.B. qui démonte la rhétorique de la carte blanche de Morelli et Bricmont.
La carte blanche initiale d’A.B. La "réponse" d’Anne Morelli et de Jean Bricmont: Khmers rouges : au-delà du repentir)
Les Khmers rouges, leurs amis et les raisonnements fallacieux
Dans leur carte blanche du 2 avril, les professeurs Anne Morelli et Jean Bricmont prétendent répondre à ma précédente carte blanche intitulée "Les Belges qui ont soutenu les Khmers rouges doivent sortir de leur silence".
D’emblée, la confusion sémantique s’installe, avant de virer à l’argument ad personam : demander aux amis belges des Khmers rouges de s’expliquer revient à tomber dans la repentance, à chercher des âmes perdues, bref, à être un chrétien, limite un légat du pape. Entamer son argumentaire en jetant l’opprobre, à la limite de la diffamation, est une technique qui déshonore ceux qui l’emploient.
Tarik Ramadan et Barbara Delcourt de l'ULB - conférence anti-israélienne à Bruxelles
Ca n'arrête pas. Un lecteur de ce site, nous signale cette conférence anti-israélienne aux Facultés universitaires Saint-Louis organisée par l'European Muslim Network. Notons que le moins que l'on puisse dire est que les trois orateurs/spécialistes partagent les mêmes vues négatives sur Israël et déplorent et dénoncent ... le parti-pris pro-israélien de l'Union européenne. Il n'y aura donc aucune contradiction dans le débat - juste des points de vue concordants qui se renforcent mutuellement.
Les positions de Tarik Ramadan et de l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles que préside Pierre Galand sont bien connues. Barbara Delcourt est chargée de cours à l'Université Libre de Bruxelles (ULB) et coordonne l'axe "Ordre et désordre international" du Pôle Bernheim de l'ULB. Elle est convaincue que "L’UE adopte des termes très différents pour qualifier la violence en fonction de l’identité de ceux qui l’utilisent. Loin d’être neutres, les termes choisis dénotent en fait un biais en faveur de l’Etat israélien et une attitude qui neutralise en fait ses prétentions à l’équidistance". (Barbara Delcourt de l'ULB : l'UE est biaisée en faveur d'Israël)
TARIQ RAMADAN - L'Union Européenne Face à la Question Palestinienne
Date : vendredi 23 avril 2010
Heure : 19:00 - 22:00
Lieu : Facultés universitaires Saint-Louis
Adresse : Boulevard du Jardin Botanique 43, Bruxelles, Belgium
Avec:
TARIQ RAMADAN :
Président de European Muslim Network
BARBARA DELCOURT: Professeure de science politique à la faculté des sciences sociales et politiques et à l'institut d’études européennes de l'ULB
NADIA FARKH: Coordinatrice de l'Association Belgo-Palestinienne
Les positions de Tarik Ramadan et de l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles que préside Pierre Galand sont bien connues. Barbara Delcourt est chargée de cours à l'Université Libre de Bruxelles (ULB) et coordonne l'axe "Ordre et désordre international" du Pôle Bernheim de l'ULB. Elle est convaincue que "L’UE adopte des termes très différents pour qualifier la violence en fonction de l’identité de ceux qui l’utilisent. Loin d’être neutres, les termes choisis dénotent en fait un biais en faveur de l’Etat israélien et une attitude qui neutralise en fait ses prétentions à l’équidistance". (Barbara Delcourt de l'ULB : l'UE est biaisée en faveur d'Israël)
TARIQ RAMADAN - L'Union Européenne Face à la Question Palestinienne
Date : vendredi 23 avril 2010
Heure : 19:00 - 22:00
Lieu : Facultés universitaires Saint-Louis
Adresse : Boulevard du Jardin Botanique 43, Bruxelles, Belgium
Avec:
TARIQ RAMADAN :
Président de European Muslim Network
BARBARA DELCOURT: Professeure de science politique à la faculté des sciences sociales et politiques et à l'institut d’études européennes de l'ULB
NADIA FARKH: Coordinatrice de l'Association Belgo-Palestinienne
jeudi 1 avril 2010
Simulacre de checkpoint israélien à l'ULB (et autres petits égarements)
Toujours à l’ULB, en 2004, un professeur lance, durant les cours, à une étudiante juive: "All Israeli are bastards!" avant d'asséner: "Je ne vais pas te dire ce que je pense des Juifs parce que ça va te choquer".Source: rubinfeld.be (Simulacre de checkpoint israélien à l'ULB (et autres petits égarements))
Ce lundi 29 mars, une vingtaine de militants d’extrême-gauche a simulé un "checkpoint israélien" devant l’entrée principale de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) "pour filtrer les passants en leur demandant leur carte d’identité et en posant des questions inquisitrices".
Des membres de l’Union des Etudiants Juifs de Belgique (UEJB) seront témoins de cette mascarade: ils en rapportent des photos, Dan Levy relate sur son blog que les militants "arrêtaient chaque passant réclamant de lui une pièce d'identité, et exigeaient de voir les papiers des étudiants en leur demandant, menaçants, “Vous savez ce qu'il se passe en Palestine??”", et le président de l’UEJB, Gary Cohen, dénonce dans un communiqué de presse "cet épisode inquiétant de l’importation du conflit israélo-arabe sur nos campus qui contribue à légitimer la discrimination de l’Etat d’Israël, avec les conséquences que nul n’ignore désormais sur la résurgence de l’antisémitisme dans nos rues".
Ce n’est malheureusement pas là une première. En 2002 déjà, des "checkpoints israéliens" sont installés aux différents points d’accès de l’ULB par des activistes antisionistes. Cette même année, suite à une campagne d’affichage de l’UEJB appelant au dialogue entre "pro-Israéliens" et "pro-Palestiniens" et visant à réhabiliter l’image d’Israël sur le campus, des étudiants juifs reçoivent des menaces de mort: "On connaît ton frère, ta copine. On connaît ton adresse. Enlève les affiches immédiatement ou tout le monde est mort. Ton frère, ta copine, tout le monde est mort!".
lundi 22 février 2010
Michel Collon nous écrit ( texte paru dans Soutien Palestine, Collectif Cheikh Yassine)
"Face aux mythes sionistes, omniprésents dans les médias et même à l'école, comment rétablir la vérité ? Comment argumenter d'une façon adaptée au niveau du public (surtout le public d'origine européenne, matraqué par ses médias) ?"Suite à la publication du message "Michel Collon publie un livre anti-Israël adapté au "niveau du public" européen ..." repris du blog : "Soutien Palestine, Collectif Cheikh Yassine", nous avons reçu cette demande de Michel Collon. C'est bien volontiers que nous accédons à sa demande en retirant "indications pratiques" et en ne reproduisant le texte qui est repris par plusieurs blogs anti-israéliens.
Vous publiez sans mon autorisation le texte d'une lettre privée adressée à des organisations et diffusée par erreur sur Internet. Particulièrement des "indications pratiques" qui ne vous sont pas destinées et dont chacun peut voir que ce n'est pas un article, mais un simple mail privé. Je vous prie de retirer ce message de votre site.Nouveau message :
Par contre, je vous invite à débattre publiquement du contenu du livre où et comme vous le souhaiterez. Comme il est indiqué, je souhaite en débattre avec toute personne et association honnête qui ne remplace pas la recherche de la vérité par des adjectifs insultants, trahissant un manque d'arguments.
Merci d'avance
Michel Collon
Il paraît que malgré tous leurs efforts pour délégitimer et nazifier Israël ils avouent ne pas convaincre grand monde, ni en Belgique ni en Europe. Mais l'espoir les fait vivre et ils n'arrêtent pas de scribouiller et de causer. Ainsi le journaliste belge Michel Collon, qui accuse Israël d'être "l'Etat le plus raciste du monde", vient publier un livre révolutionnaire qui va enfin (comme tous les autres d'ailleurs) révéler la vérité sur Israël. Collon a, paraît-il, trouvé la faille: c'est le "niveau du public (surtout le public d'origine européenne, matraqué par ses médias)" - il faut adapter le discours au niveau de ces pauvres Européens ignares et égarés.
Michel Collon ne s'est pas livré à cette importantissime tâche seul. Il a convoqué les savoirs de trois compatriotes parmi les "meilleurs spécialistes au monde" : Paul Delmotte, professeur à l'IHECS, Jean Bricmont professeur à l'Université Catholique de Louvain, et Eric David, professeur à l'Université Libre de Bruxelles. A signaler aussi un écrit de Paul-Emile Blanrue qui va, enfin, dévoiler la grande conspiration qu'est "Le lobby pro-israélien"; Tarik Ramadan qui va nous éclairer sur l'antisémitisme. Et Michel Collon lui-même se penchera sur le délicat problème de "Comment parler d'Israël ?"
Source: Soutien Palestine, Collectif Cheikh Yassine
"Nous sommes heureux de vous annoncer la sortie, fin mars, du nouveau livre de Michel Collon intitulé "Israël, parlons-en !".
Vous avez, comme nous, le souci de défendre la Palestine face à l'injustice. Et nous rencontrons tous le même problème : comment convaincre ? "Holocauste", "antisémitisme", "lobby" et médias, "terrorisme", exode historique des juifs, Gaza, rôle des USA, colonies, droit international... Face aux mythes sionistes, omniprésents dans les médias et même à l'école, comment rétablir la vérité ? Comment argumenter d'une façon adaptée au niveau du public (surtout le public d'origine européenne, matraqué par ses médias) ?
dimanche 21 février 2010
Michel Collon publie un livre anti-Israël adapté au "niveau du public" européen ...
"Face aux mythes sionistes, omniprésents dans les médias et même à l'école, comment rétablir la vérité ? Comment argumenter d'une façon adaptée au niveau du public (surtout le public d'origine européenne, matraqué par ses médias) ?"
Voir : Michel Collon nous écrit ( texte paru dans Soutien Palestine, Collectif Cheikh Yassine) 22/02/2010
Il paraît que malgré tous leurs efforts pour délégitimer et nazifier Israël ils avouent ne pas convaincre grand monde, ni en Belgique ni en Europe. Mais l'espoir les fait vivre et ils n'arrêtent pas de scribouiller et de causer. Ainsi le journaliste belge Michel Collon, qui accuse Israël d'être "l'Etat le plus raciste du monde", vient publier un livre révolutionnaire qui va enfin (comme tous les autres d'ailleurs) révéler la vérité sur Israël. Collon a, paraît-il, trouvé la faille: c'est le "niveau du public (surtout le public d'origine européenne, matraqué par ses médias)" - il faut adapter le discours au niveau de ces pauvres Européens ignares et égarés.
Michel Collon ne s'est pas livré à cette importantissime tâche seul. Il a convoqué les savoirs de trois compatriotes parmi les "meilleurs spécialistes au monde" : Paul Delmotte, professeur à l'IHECS, Jean Bricmont professeur à l'Université Catholique de Louvain, et Eric David, professeur à l'Université Libre de Bruxelles. A signaler aussi un écrit de Paul-Emile Blanrue qui va, enfin, dévoiler la grande conspiration qu'est "Le lobby pro-israélien"; Tarik Ramadan qui va nous éclairer sur l'antisémitisme. Et Michel Collon lui-même se penchera sur le délicat problème de "Comment parler d'Israël ?"
Source: Soutien Palestine, Collectif Cheikh Yassine
"Nous sommes heureux de vous annoncer la sortie, fin mars, du nouveau livre de Michel Collon intitulé "Israël, parlons-en !".
Vous avez, comme nous, le souci de défendre la Palestine face à l'injustice. Et nous rencontrons tous le même problème : comment convaincre ? "Holocauste", "antisémitisme", "lobby" et médias, "terrorisme", exode historique des juifs, Gaza, rôle des USA, colonies, droit international... Face aux mythes sionistes, omniprésents dans les médias et même à l'école, comment rétablir la vérité ? Comment argumenter d'une façon adaptée au niveau du public (surtout le public d'origine européenne, matraqué par ses médias) ?
Les autorités soutiennent largement Israël, depuis longtemps, et pour des raisons qui sont expliquées dans le livre. Dès lors, la seule force qui pourra changer cette situation, ce sont les gens eux-mêmes, à la base. En se mobilisant pour discuter le plus possible autour de soi : au travail, à l'école, avec les amis ou dans le quartier. Et même avec certains journalistes. Mais pour cela, il faut trois conditions : 1. De la confiance en soi. 2. Des connaissances suffisantes. 3. Une bonne méthode.
Voir : Michel Collon nous écrit ( texte paru dans Soutien Palestine, Collectif Cheikh Yassine) 22/02/2010
Il paraît que malgré tous leurs efforts pour délégitimer et nazifier Israël ils avouent ne pas convaincre grand monde, ni en Belgique ni en Europe. Mais l'espoir les fait vivre et ils n'arrêtent pas de scribouiller et de causer. Ainsi le journaliste belge Michel Collon, qui accuse Israël d'être "l'Etat le plus raciste du monde", vient publier un livre révolutionnaire qui va enfin (comme tous les autres d'ailleurs) révéler la vérité sur Israël. Collon a, paraît-il, trouvé la faille: c'est le "niveau du public (surtout le public d'origine européenne, matraqué par ses médias)" - il faut adapter le discours au niveau de ces pauvres Européens ignares et égarés.
Michel Collon ne s'est pas livré à cette importantissime tâche seul. Il a convoqué les savoirs de trois compatriotes parmi les "meilleurs spécialistes au monde" : Paul Delmotte, professeur à l'IHECS, Jean Bricmont professeur à l'Université Catholique de Louvain, et Eric David, professeur à l'Université Libre de Bruxelles. A signaler aussi un écrit de Paul-Emile Blanrue qui va, enfin, dévoiler la grande conspiration qu'est "Le lobby pro-israélien"; Tarik Ramadan qui va nous éclairer sur l'antisémitisme. Et Michel Collon lui-même se penchera sur le délicat problème de "Comment parler d'Israël ?"
Source: Soutien Palestine, Collectif Cheikh Yassine
"Nous sommes heureux de vous annoncer la sortie, fin mars, du nouveau livre de Michel Collon intitulé "Israël, parlons-en !".
Vous avez, comme nous, le souci de défendre la Palestine face à l'injustice. Et nous rencontrons tous le même problème : comment convaincre ? "Holocauste", "antisémitisme", "lobby" et médias, "terrorisme", exode historique des juifs, Gaza, rôle des USA, colonies, droit international... Face aux mythes sionistes, omniprésents dans les médias et même à l'école, comment rétablir la vérité ? Comment argumenter d'une façon adaptée au niveau du public (surtout le public d'origine européenne, matraqué par ses médias) ?
Les autorités soutiennent largement Israël, depuis longtemps, et pour des raisons qui sont expliquées dans le livre. Dès lors, la seule force qui pourra changer cette situation, ce sont les gens eux-mêmes, à la base. En se mobilisant pour discuter le plus possible autour de soi : au travail, à l'école, avec les amis ou dans le quartier. Et même avec certains journalistes. Mais pour cela, il faut trois conditions : 1. De la confiance en soi. 2. Des connaissances suffisantes. 3. Une bonne méthode.
samedi 20 février 2010
Souhail Chichah fait la leçon à Albert II sur ses "hôtes sionistes"
"Certes Sire, je ne suis pour vous et votre cour au sang bleu qu’un allochtone venu du 'trou du cul du monde'. [...] A l’occasion de l’inauguration de la place Albert 1er de Belgique, en mémoire de votre aïeul qui "était semble-t-il fort intéressé par les questions relatives à la création d’un "foyer national juif" dans la région". [...] Tout comme moi, vous êtes descendant d’immigrés. Vous et moi sommes enfants de Chleuhs. Entre descendants de b(a/e)rb(a/e)res, nul besoin d’expliquer les enjeux symboliques de la mémoire."
Repris du blog de Rachid ZZ
Souhail Chichah est assistant et chercheur au Département économique appliquée de l'Université Libre de Bruxellles (unités de recherche : Economie de la santé (DULBEA) et Economie du travail et de l'emploi (DULBEA) (E.T.E.)). Il est signataire de plusieurs pétitions anti-israéliennnes (ICI et ICI) et ancien directeur financier du CNCD (Centre National de Coopération au Développement) (quand le président était l'actuel député fédéral Ecolo Fouad Lahssaini). MM. Chichah et Lahssaini ont effectué un voyage en Palestine avec Olivier Mukuna qui en a fait le récit "UN NEGRE EN PALESTINE..." publié sur le blog Les Indigènes du Royaume. Souhail Chichah a adressé une missive ironique et irrespectueuse (c'est le moins que l'on puisse dire) au roi Albert II pour se plaindre/se moque de la Belgique et de ses "ethnies flamande et wallonne", d'Albert 1er, des sionistes etc.
"Sire,
Par Souhail Chichah, le 08 février 2010
Belgo-Marocain, j'ai l'insigne honneur d'être le sujet de deux Majestés. C’est une charge lourde à porter. En effet, ma sujétion me fut souvent violement reprochée. On m'accusa notamment, à l'exemple de tant d'autres indigènes ayant su s’(e) (dés)intégrer pour mieux gagner leur humanité, d'avoir, lors de la traditionnelle fête du trône à Rabat, baisé la Main du Roi. Sire, de grâce, n'en prenez pas ombrage, il n’en est rien ! Je le jure, sur le Coran par dessus la Constitution, je n’ai jamais baisé le Roi !
Repris du blog de Rachid ZZ
Souhail Chichah est assistant et chercheur au Département économique appliquée de l'Université Libre de Bruxellles (unités de recherche : Economie de la santé (DULBEA) et Economie du travail et de l'emploi (DULBEA) (E.T.E.)). Il est signataire de plusieurs pétitions anti-israéliennnes (ICI et ICI) et ancien directeur financier du CNCD (Centre National de Coopération au Développement) (quand le président était l'actuel député fédéral Ecolo Fouad Lahssaini). MM. Chichah et Lahssaini ont effectué un voyage en Palestine avec Olivier Mukuna qui en a fait le récit "UN NEGRE EN PALESTINE..." publié sur le blog Les Indigènes du Royaume. Souhail Chichah a adressé une missive ironique et irrespectueuse (c'est le moins que l'on puisse dire) au roi Albert II pour se plaindre/se moque de la Belgique et de ses "ethnies flamande et wallonne", d'Albert 1er, des sionistes etc.
"Sire,
Par Souhail Chichah, le 08 février 2010
Belgo-Marocain, j'ai l'insigne honneur d'être le sujet de deux Majestés. C’est une charge lourde à porter. En effet, ma sujétion me fut souvent violement reprochée. On m'accusa notamment, à l'exemple de tant d'autres indigènes ayant su s’(e) (dés)intégrer pour mieux gagner leur humanité, d'avoir, lors de la traditionnelle fête du trône à Rabat, baisé la Main du Roi. Sire, de grâce, n'en prenez pas ombrage, il n’en est rien ! Je le jure, sur le Coran par dessus la Constitution, je n’ai jamais baisé le Roi !
lundi 15 février 2010
Barbara Delcourt de l'ULB : l'UE est biaisée en faveur d'Israël
"L’UE adopte des termes très différents pour qualifier la violence en fonction de l’identité de ceux qui l’utilisent. Loin d’être neutres, les termes choisis dénotent en fait un biais en faveur de l’Etat israélien et une attitude qui neutralise en fait ses prétentions à l’équidistance."
Barbara Delcourt est chargée de cours à l'ULB et coordonne l'axe "Ordre et désordre international" du Pôle Bernheim de l'ULB.
Source: Centre Culturel Arabe en Pays de Liège et Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles
"L’Union européenne et l’usage de la violence dans le conflit israélo-palestinien : le droit de résistance en question", par Barbara Delcourt
En examinant attentivement les positions politiques prises dans le cadre de la politique extérieure et de sécurité commune, il apparaît que l’UE adopte des termes très différents pour qualifier la violence en fonction de l’identité de ceux qui l’utilisent.
Loin d’être neutres, les termes choisis dénotent en fait un biais en faveur de l’Etat israélien et une attitude qui neutralise en fait ses prétentions à l’équidistance.
Vendredi 19 février 2010 à 20h, Université de Liège
Barbara Delcourt est chargée de cours à l'ULB et coordonne l'axe "Ordre et désordre international" du Pôle Bernheim de l'ULB.
Madame Delcourt va donner une conférence à l'Université de Liège intitulée "L’Union européenne et l’usage de la violence dans le conflit israélo-palestinien : le droit de résistance en question".
Il semblerait que l'idée que Mme Delcourt, qui a examiné la question "attentivement", défendra est que l'Union européenne est trop complaisante avec Israël au détriment des droits des Palestiniens, mettant en péril leur droit de résistance ("le droit de résistance en question") ? Comme on le voit, il s'agit d'une énième conférence anti-israélienne prononcée par des spécialistes de l'ULB.
Source: Centre Culturel Arabe en Pays de Liège et Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles
"L’Union européenne et l’usage de la violence dans le conflit israélo-palestinien : le droit de résistance en question", par Barbara Delcourt
En examinant attentivement les positions politiques prises dans le cadre de la politique extérieure et de sécurité commune, il apparaît que l’UE adopte des termes très différents pour qualifier la violence en fonction de l’identité de ceux qui l’utilisent.
Loin d’être neutres, les termes choisis dénotent en fait un biais en faveur de l’Etat israélien et une attitude qui neutralise en fait ses prétentions à l’équidistance.
Vendredi 19 février 2010 à 20h, Université de Liège
dimanche 14 février 2010
Sébastien Boussois et Eric Remacle, débat de deux spécialistes d'Israël à l'ULB
Comme on sait, ce ne sont pas les experts et les spécialistes du conflit israélo-arabe - essentiellement de la tendance anti-israélienne - qui manquent en Belgique. Or pour nourrir un débat (déjà archi-nourri) mais qui continue de passionner certains esprits, des experts étrangers sont régulièrement invités à venir appuyer les conclusions des experts du pays. C'est le cas, par exemple, de l'ULB. Ainsi Gilbert Achcar, y a donné le 5 février une conférence organisée par l'UPJB en collaboration avec l’Institut Liebman sur son livre Les Arabes et la Shoah. Israël a bien entendu été joyeusement diabolisé (Winston Churchill fut traité d'antisémite et Bernard Lewis de propagandiste pro-sioniste).
Et voilà que, moins de deux semaines après, un autre expert ou plutôt spécialiste est l'invité à l'ULB. Un certain Sébastien Boussois (spécialiste polyvalent) : "Spécialiste du Moyen-Orient, auteur d’une thèse sur le conflit israélo-palestinien, il vit entre Paris et Bruxelles. Après plusieurs années en télévision où il travaille ponctuellement, il se consacre à la rédaction de deux essais politiques. Il a publié en décembre 2007 avec Dominique Vidal l'ouvrage "Comment Israël expulsa les Palestiniens" aux éditions de l'Atelier."
Et cette fois c'est le tapis rouge qu'on déroule. "Le 17 février 2010, un débat se tiendra entre le photographe, Sébastien Boussois et Eric Remacle (Directeur de la Chaire Bernheim Paix et Citoyenneté de l'ULB). Il se déroulera au Foyer Culturel à 12h30. Les photographies exposées sont l'oeuvre de Sébastien Boussois. Titulaire d'un doctorat en sciences politiques et enseignant en relations internationales et géopolitique à l'Ecole supérieure de commerce de Rouen, il est également un spécialiste du Moyen-Orient et plus spécifiquement de la situation israélo-palestinienne." (Agenda culture officiel).
Et ce sont le président du Conseil de l'administration de l'ULB, le recteur de l'ULB, le président de la Chaire Bernheim Paix et Citoyenneté de l'ULB, l'adjoint du recteur pour les Affaires culturelles qui invitent à cet important événement. Le bourgmestre d'Ixelles, Willy Decourty, et les échevins le soutiennent également.
En fait, l'ouvrage a été publié par les éditions du Cygne ... en partenariat avec le Pôle Bernheim, ULB. Autant le savoir.
Quant au Professeur Eric Remacle (Ecolo et progressiste), il pense le plus grand mal d'Israël et renvoie carrément dos à dos Israël et l'Iran. C'est tout simple ! Voici ce qu'il a publié en 2009 sur son blog sur Israël en parlant de Bruxelles et de sa lutte contre contre le racisme.
"Malheureusement, tant à Durban en 2001 qu’à Genève en 2009, la lutte mondiale contre le racisme fut noyée dans des enjeux tout aussi cruciaux mais en partie différents : la question israélo-palestinienne (qui ne se limite pas à une lecture en termes de racisme, même si elle charrie sa part de discriminations), l’exigence de réparations pour les crimes du colonialisme par les pays africains, les demandes des pays musulmans de criminaliser le blasphème (qui relève de la liberté d’expression, non de l’appel à la haine raciale). Le président iranien a cherché à instrumentaliser les clivages au sein de la conférence pour consolider une alliance entre pays afro-asiatiques et musulmans lui permettant de renforcer sa propre assise internationale tout en répandant lui-même des propos antisémites et surtout négationnistes. Israël a usé et abusé de cette outrance iranienne pour convaincre un certain nombre d’alliés, Etats-Unis en tête, de quitter Durban-I et boycotter Durban-II, et éviter ainsi de répondre aux questions embarrassantes sur ses propres crimes. Tout en s’envoyant mutuellement les accusations de racisme à la tête, Iraniens et Israéliens ont instrumentalisé la lutte contre le racisme pour d’autres causes géopolitiques moins nobles et dont l’effet principal risque d’être une polarisation accrue sur les thèmes ‘civilisationnels’ tellement à la mode depuis le 11 septembre 2001 et tellement porteurs de clivages ravageurs dont profitent les plus intolérants – les plus récents exemples en étant constitués par la montée de l’islamophobie en Europe ou l’entrée de l’extrême-droite dans le gouvernement de Tel Aviv."
Et voilà que, moins de deux semaines après, un autre expert ou plutôt spécialiste est l'invité à l'ULB. Un certain Sébastien Boussois (spécialiste polyvalent) : "Spécialiste du Moyen-Orient, auteur d’une thèse sur le conflit israélo-palestinien, il vit entre Paris et Bruxelles. Après plusieurs années en télévision où il travaille ponctuellement, il se consacre à la rédaction de deux essais politiques. Il a publié en décembre 2007 avec Dominique Vidal l'ouvrage "Comment Israël expulsa les Palestiniens" aux éditions de l'Atelier."
Et cette fois c'est le tapis rouge qu'on déroule. "Le 17 février 2010, un débat se tiendra entre le photographe, Sébastien Boussois et Eric Remacle (Directeur de la Chaire Bernheim Paix et Citoyenneté de l'ULB). Il se déroulera au Foyer Culturel à 12h30. Les photographies exposées sont l'oeuvre de Sébastien Boussois. Titulaire d'un doctorat en sciences politiques et enseignant en relations internationales et géopolitique à l'Ecole supérieure de commerce de Rouen, il est également un spécialiste du Moyen-Orient et plus spécifiquement de la situation israélo-palestinienne." (Agenda culture officiel).
Et ce sont le président du Conseil de l'administration de l'ULB, le recteur de l'ULB, le président de la Chaire Bernheim Paix et Citoyenneté de l'ULB, l'adjoint du recteur pour les Affaires culturelles qui invitent à cet important événement. Le bourgmestre d'Ixelles, Willy Decourty, et les échevins le soutiennent également.
En fait, l'ouvrage a été publié par les éditions du Cygne ... en partenariat avec le Pôle Bernheim, ULB. Autant le savoir.
Quant au Professeur Eric Remacle (Ecolo et progressiste), il pense le plus grand mal d'Israël et renvoie carrément dos à dos Israël et l'Iran. C'est tout simple ! Voici ce qu'il a publié en 2009 sur son blog sur Israël en parlant de Bruxelles et de sa lutte contre contre le racisme.
"Malheureusement, tant à Durban en 2001 qu’à Genève en 2009, la lutte mondiale contre le racisme fut noyée dans des enjeux tout aussi cruciaux mais en partie différents : la question israélo-palestinienne (qui ne se limite pas à une lecture en termes de racisme, même si elle charrie sa part de discriminations), l’exigence de réparations pour les crimes du colonialisme par les pays africains, les demandes des pays musulmans de criminaliser le blasphème (qui relève de la liberté d’expression, non de l’appel à la haine raciale). Le président iranien a cherché à instrumentaliser les clivages au sein de la conférence pour consolider une alliance entre pays afro-asiatiques et musulmans lui permettant de renforcer sa propre assise internationale tout en répandant lui-même des propos antisémites et surtout négationnistes. Israël a usé et abusé de cette outrance iranienne pour convaincre un certain nombre d’alliés, Etats-Unis en tête, de quitter Durban-I et boycotter Durban-II, et éviter ainsi de répondre aux questions embarrassantes sur ses propres crimes. Tout en s’envoyant mutuellement les accusations de racisme à la tête, Iraniens et Israéliens ont instrumentalisé la lutte contre le racisme pour d’autres causes géopolitiques moins nobles et dont l’effet principal risque d’être une polarisation accrue sur les thèmes ‘civilisationnels’ tellement à la mode depuis le 11 septembre 2001 et tellement porteurs de clivages ravageurs dont profitent les plus intolérants – les plus récents exemples en étant constitués par la montée de l’islamophobie en Europe ou l’entrée de l’extrême-droite dans le gouvernement de Tel Aviv."
mercredi 20 janvier 2010
Danielle Bleitrach dénonce "les errances antisémites" de Jean Bricmont
"Etre publié dans Grand Soir n’a rien de déshonorant même si on y trouve les errances antisémites d’un Bricmont, il en a dupé bien d’autres." (Danielle Bleitrach)Même en étant désaccord total avec les positions radicalement anti-israéliennes de la sociologue communiste française Danielle Bleitrach, on ne peut que partager ses préventions, qu'elle exprime avec beaucoup de dignité, sur certaines dérives préoccupantes de Jean Bricmont, professeur à l'Université catholique de Louvain et conférencier invité du Centre d'Action Laïque (voir Maison de la Laïcité Hypathia). Ces préventions sont également partagées par Jean-Yves Camus (La vraie histoire du site Tout sauf Sarkozy, Libération, 21/05/2007).
Texte repris du blog de l'auteur (Percevoir une grange qui brûle – le cimetière de Jedwabne par Maciej Forycki, 17/05/2009)
"Voici l’article d’un scientifique dans un colloque qui a eu lieu à Bucarest sur "expérience et mémoire". Au-delà de cette histoire à tiroir du négationnisme polonais, il est clair que je suis impliquée et pas seulement en tant que sociologue. En fait, je ne décolère pas au fur et à mesure que je découvre l’hypocrisie, la haine qui s’entretient sous couvert de la défense d’une cause que je partage. Le négationnisme d’un Dieudonné fleurit selon moi sur la complicité des "voisins", avec l’appui des espèces d’ordures qui ces derniers temps ne cessent de répéter sur un ton faux cul : "comment les juifs qui ont subi les crimes nazis peuvent-il agir comme les nazis ?" Cette phrase est une ignominie de quelque côté qu’on la prenne et ceux qui la prononcent ne s’en rendent même pas compte. Elle me donne envie de répondre "espèce d’hypocrite, les juifs t’emmerdent!". "Vous n’avez pas honte vous les juifs?" De quoi d’avoir été torturés, humiliés, massacrés et que certains d’entre nous soient désormais comme vous , comme les gohims le sont depuis 2000 ans avec l’apothéose nazi, la cerise sur le gâteau? Allez jusqu’au bout, soyez enfin honnêtes avec vous mêmes, pourquoi ne pas féliciter le type qui à lui seul a tué 29.000 juifs, un bienfaiteur de l’humanité n’est-ce pas ?
C’est dans le fond la position d’un [Jean] Bricmont qui vient encore de « commettre » un texte dans lequel il revient à son antienne favorite, son unique idée: "il faut libérer l’occident de sa crainte d’être accusé d’antisémitisme", que Bricmont se rassure, nul ne songera à croire qu’il est encombré de ce point de vue, ce n’est pas lui qui sentira jamais l’odeur des corps qui brulent et la défense de la Palestine n’est pour que lui que l’occasion d’étaler ses obsessions. Les rapports de force dans le monde, les opportunités, rien ne l’intéresse, il n’y a que l’antisémitisme, la nécessité de sa banalisation pour libérer l’humanité. Le gouvernement israélien est d’abord pour lui juif comme pour Liberman et Dieudonné. Tant que l’on n’aura pas le courage de voir que ces gens disent la même chose on n’avancera pas parce que l’on ne comprendra pas que les camps se reforment sur la même base, celle qui vise toujours et encore en temps de crise à transformer l’impérialisme, le capitalisme en problème racial, à développer "la haine du voisin". Il y a désormais un antisémitisme qui se veut de gauche mais qui fournit à l’extrême-droite israélienne sa meilleure justification. Que l’on ne croit pas que ce qui me révolte est mon origine juive, ces gens là m’écoeureraient encore plus s’ils prétendaient utiliser la mémoire de l’esclavage ou les massacres de Sétif et de Tannanarive pour développer la haine d’un groupe social quel qu’il soit. Aujourd’hui personne n’ose protester quand on en arrive à l’infamie d’oser rendre les déportés coupables et quand l’on dit que le remède est dans l’oubli de ce qu’ils ont vécu en les mettant à part de l’humanité, comme si ce qui arrivait à un juif ne concernait pas la dite humanité… Imaginez la même démonstration sur les nègres, les chinois (nous y sommes presque), les musulmans et dite vous bien que c’est là où des "défenseurs des Palestiniens" veulent nous entraîner, mais comme le racisme ne se divise pas, ces types là oeuvrent pour faire avancer pour tous une solution à la Jedwabne.
Il ne s’agit pas pour moi de tenter de réquilibrer les crimes commis à Gaza par le souvenir de ce qui a été subi par les juifs pendant 2000 ans et qui est illustré par cet atroce pogrom de 1941, rien ne justifie le crime surtout pas d’avoir été victime." La suite ...
- Le MRAX fait la promotion d'un livre où Jean Bricmont glorifie le Hamas
- Bruxelles: "l’État hébreu sera noyé de plaintes pénales qui augmenteront son discrédit"
- Jean Bricmont encense Siné et fustige le larbinisme de Philippe Val
- Jean Bricmont dénonce les "idiots utiles du sionisme"
- Double language: le boycott académique d''apartheid' Israël débattu dans 5 universités belges
samedi 9 janvier 2010
Jérôme Jamin critique la complaisance d'Obama envers Israël
"Car Obama n’est pas très différent de ses prédécesseurs."
L'élection de Barak Obama suscita un enthousiasme exagéré et naïf. On s'empressa d'interpréter certaines de ses prises de position au début de son mandat comme un lâchage d'Israël. Alors même que l'émissaire américain dans la région, George Mitchell, contrairement aux politiciens européens trop enclins aux bavardages, incarne le parfait diplomate, faisant preuve d'une discrétion absolue, les commentateurs interprétaient, glosaient et jubilaient. Leur joie fut de courte durée et l'amertume actuelle est à la hauteur de leurs espoirs passés de voir Israël lâché, c'est-à-dire à son comble.
Dans La Libre Belgique d'hier Jérôme Jamin, philosophe, politologue et chercheur à l’Université de Liège, règle son compte à l'Amérique, aux Clinton (Bill et Hilary), au "jeune Walker Bush" (!) et bien entendu à Obama. Vaste programme de démolition.
Obama : le passé d’une illusion "[...] On pourrait penser que tout ce qui précède est une question de temps mais des décisions dans d’autres domaines laissent au contraire présager une continuité à long terme avec les années Bush. Ainsi, les Palestiniens risquent de ne jamais pardonner au Président Obama les propos d’Hillary Clinton annonçant qu’en définitive, après réflexion, le gel des constructions dans les colonies n’était finalement plus une condition préalable à la reprise du dialogue entre Israël et l’Autorité palestinienne. Ce choix politique est pénible pour toux ceux qui pensaient sérieusement que des changements étaient désormais possibles dans cette région du monde. Et dans le même registre, les accusations de partialité de la Maison-Blanche au sujet du rapport Goldstone sont également choquantes pour tous ceux qui militent en faveur des droits de l’homme et de la paix au Moyen-Orient. Le rapport dénonce les terribles violations du droit de la guerre par Israël et le Hamas dans la bande de Gaza l’hiver dernier. Ces critiques de l’administration au sujet du rapport évoquent un mépris vis-à-vis d’un nombre considérable d’organisations occidentales qui avaient, dès le début, dénoncé les drames vécus par la population sur un territoire minuscule dont il était impossible de s’enfuir.
vendredi 8 janvier 2010
Le MRAX fait la promotion d'un livre où Jean Bricmont glorifie le Hamas
Le MRAX est-il réformable (Le MRAX retire 2 liens vers des sites à relents négationnistes de son blog, Nordine Saïdi du Mrax continue à inciter à la haine antisémite et antisioniste, MRAX: Stop au financement public des liaisons dangereuses de Radouane Bouhlal ? On peut en douter. Son site Internet continue à faire la promotion d'un ouvrage collectif "Du bon usage de la laïcité"* - le président du MRAX Radouane Bouhlal en est un des auteurs - où Jean Bricmont, professeur à l'Université Catholique de Louvain, fait l'apologie du Hamas, s’apitoie sur "victimes des lois réprimant le négationnisme", raille les "idiots utiles du sionisme et de l'impérialisme américain", déplore l’existence d’Israël etc.
Elucubrations anti-israéliennes de Jean Bricmont dans "La laïcité peut-elle sauver l'impérialisme"
Apologie du Hamas
"Les victoires politiques et militaires du Hamas ainsi que la résistance héroïque des Palestiniens montrent que la voie de la soumission poursuivie par des dirigeants palestiniens depuis Oslo a pris fin." (p. 42)
L'islam attaqué pour détourner l'attention d'Israël
"[...] ne pourrait-on pas, en s'attaquant à la religion musulmane, inverser le rôle de l'agresseur et de l'agressé, (...) en les provoquant, les "immigrés" et retarder ainsi leur intégration inévitable et, surtout, pouvoir facilement changer de sujet lorsqu'on parle d'Israël?" (p. 43)
Les "victimes" des lois réprimant le négationnisme et l'islam insulté
"[...] on prend des grands airs de défenseur de la liberté d'expression (sans jamais dire un mot, bien sûr, des victimes des lois réprimant le négationnisme, dont la liberté d'expression est réellement brimée par l'État, contrairement aux gens qui insultent l'islam et qui sont, comme il se doit, protégés par l'État." (p. 44)
Ahmadinejad affronte ses "adversaires sionistes" à Columbia
"N'est-il pas humiliant pour les laïques d'assister au spectacle suivant: d'une part, un "fanatique religieux" comme Ahmadinejad ose affronter ses adversaires sionistes à l'université de Columbia, alors que les "défenseurs de la laïcité" n'arrivent pas à débattre avec un intellectuel musulman poli et acceptant la discussion?" (p. 45)
Tarik Ramadan privé de parole ... sur Israël
"Que lui reproche-t-on? De proposer un moratoire en matière de lapidation. [...] on se moque éperdument de la situation des femmes lapidées et [...] on veut simplement sauter sur la première excuse venue pour empêcher Ramadan d'énoncer des vérités déplaisantes sur Israël." (p. 45)
Des raisons "raisons sionisto-pétrolières"
"Pour une série de raisons sionisto-pétrolières en Asie centrale, ce que nous voulons au Moyen-Orient, comme d'ailleurs chez les "immigrés", c'est la soumission. Nous ne l'aurons pas." (p. 46)
Tragédie: les idiots utiles du sionisme et de l'impérialisme américain
"Il est absolument tragique de voir que tant de soi-disant défenseurs de ce qui a de meilleur en Occident, la tradition issue des Lumières et la laïcité, se transforment en idiots utiles du sionisme et de l'impérialisme américain, et adoptent une posture d'intolérance et de mépris, qui, dans le passé, a heureusement été l'apanage des Églises et qui a tant fait pour les discréditer." (p. 47)
Israël malheur du monde?
Bricmont va jusqu’à dénoncer – il est vrai dans une "formule" prudemment ambiguë - la création de l’État d’Israël (p. 43)?
Autres élucubrations du "bien inspiré" Jean Bricmont:
Avec un certain Martial Demunter, il a consacré un cycle de conférences "Palestine", en Belgique francophone, au thème "Les USA, le sionisme et Israël" pour Bricmont et "Culpabilité et manipulation de la Shoah" pour Demunter.
Il s'est permis de sermonner les Français sur leur choix de Président de la République (articles parus dans le site "Tout sauf Sarkozy: Pourquoi est-il important d'arrêter Nagy Bocsa, alias Sarkozy" et "Pourquoi est-il important de bloquer Sarkozy, l'espoir de Bush, Olmert et la réaction mondiale?").
Il estime que les Européens sont étouffés par la culpabilité du génocide des Juifs - l'humaniste oublie le génocide des Tziganes ...: "Palestine : L’Alsace-Lorraine des temps modernes ? ":
"Il faut avant tout cesser d’être culpabilisés par l’holocauste. […] C’est également vrai pour les Allemands ou pour l’Eglise catholique qui continuent à être particulièrement culpabilisés."
"Il faut combattre avant tout le discours de culpabilisation (sur l’holocauste) et libérer la parole non juive (sur la Palestine), c’est-à-dire soutenir tous les hommes politiques, tous les intellectuels et tous les journalistes que l’on fait taire au nom de la "lutte contre l’antisémitisme", lorsqu’ils disent quelque chose de critique sur Israël."
"Je ne pense pas qu’il faille attendre des Européens une improbable solidarité avec les Palestiniens, mais plutôt un calcul d’intérêt : à quoi bon antagoniser plus d’un milliard de musulmans en soutenant un petit pays qui n’en fait qu’à sa tête ?"
* Sous la direction de Marc Jacquemain et Nadine Rosa-Rosso, Ed. Aden, Bruxelles, 2008.
Elucubrations anti-israéliennes de Jean Bricmont dans "La laïcité peut-elle sauver l'impérialisme"
Apologie du Hamas
"Les victoires politiques et militaires du Hamas ainsi que la résistance héroïque des Palestiniens montrent que la voie de la soumission poursuivie par des dirigeants palestiniens depuis Oslo a pris fin." (p. 42)
L'islam attaqué pour détourner l'attention d'Israël
"[...] ne pourrait-on pas, en s'attaquant à la religion musulmane, inverser le rôle de l'agresseur et de l'agressé, (...) en les provoquant, les "immigrés" et retarder ainsi leur intégration inévitable et, surtout, pouvoir facilement changer de sujet lorsqu'on parle d'Israël?" (p. 43)
Les "victimes" des lois réprimant le négationnisme et l'islam insulté
"[...] on prend des grands airs de défenseur de la liberté d'expression (sans jamais dire un mot, bien sûr, des victimes des lois réprimant le négationnisme, dont la liberté d'expression est réellement brimée par l'État, contrairement aux gens qui insultent l'islam et qui sont, comme il se doit, protégés par l'État." (p. 44)
Ahmadinejad affronte ses "adversaires sionistes" à Columbia
"N'est-il pas humiliant pour les laïques d'assister au spectacle suivant: d'une part, un "fanatique religieux" comme Ahmadinejad ose affronter ses adversaires sionistes à l'université de Columbia, alors que les "défenseurs de la laïcité" n'arrivent pas à débattre avec un intellectuel musulman poli et acceptant la discussion?" (p. 45)
Tarik Ramadan privé de parole ... sur Israël
"Que lui reproche-t-on? De proposer un moratoire en matière de lapidation. [...] on se moque éperdument de la situation des femmes lapidées et [...] on veut simplement sauter sur la première excuse venue pour empêcher Ramadan d'énoncer des vérités déplaisantes sur Israël." (p. 45)
Des raisons "raisons sionisto-pétrolières"
"Pour une série de raisons sionisto-pétrolières en Asie centrale, ce que nous voulons au Moyen-Orient, comme d'ailleurs chez les "immigrés", c'est la soumission. Nous ne l'aurons pas." (p. 46)
Tragédie: les idiots utiles du sionisme et de l'impérialisme américain
"Il est absolument tragique de voir que tant de soi-disant défenseurs de ce qui a de meilleur en Occident, la tradition issue des Lumières et la laïcité, se transforment en idiots utiles du sionisme et de l'impérialisme américain, et adoptent une posture d'intolérance et de mépris, qui, dans le passé, a heureusement été l'apanage des Églises et qui a tant fait pour les discréditer." (p. 47)
Israël malheur du monde?
Bricmont va jusqu’à dénoncer – il est vrai dans une "formule" prudemment ambiguë - la création de l’État d’Israël (p. 43)?
Autres élucubrations du "bien inspiré" Jean Bricmont:
Avec un certain Martial Demunter, il a consacré un cycle de conférences "Palestine", en Belgique francophone, au thème "Les USA, le sionisme et Israël" pour Bricmont et "Culpabilité et manipulation de la Shoah" pour Demunter.
Il s'est permis de sermonner les Français sur leur choix de Président de la République (articles parus dans le site "Tout sauf Sarkozy: Pourquoi est-il important d'arrêter Nagy Bocsa, alias Sarkozy" et "Pourquoi est-il important de bloquer Sarkozy, l'espoir de Bush, Olmert et la réaction mondiale?").
Il estime que les Européens sont étouffés par la culpabilité du génocide des Juifs - l'humaniste oublie le génocide des Tziganes ...: "Palestine : L’Alsace-Lorraine des temps modernes ? ":
"Il faut avant tout cesser d’être culpabilisés par l’holocauste. […] C’est également vrai pour les Allemands ou pour l’Eglise catholique qui continuent à être particulièrement culpabilisés."
"Il faut combattre avant tout le discours de culpabilisation (sur l’holocauste) et libérer la parole non juive (sur la Palestine), c’est-à-dire soutenir tous les hommes politiques, tous les intellectuels et tous les journalistes que l’on fait taire au nom de la "lutte contre l’antisémitisme", lorsqu’ils disent quelque chose de critique sur Israël."
"Je ne pense pas qu’il faille attendre des Européens une improbable solidarité avec les Palestiniens, mais plutôt un calcul d’intérêt : à quoi bon antagoniser plus d’un milliard de musulmans en soutenant un petit pays qui n’en fait qu’à sa tête ?"
* Sous la direction de Marc Jacquemain et Nadine Rosa-Rosso, Ed. Aden, Bruxelles, 2008.
jeudi 19 novembre 2009
Pour Francis Martens: Israël Un État de trop ? Un débat trop loin ?
Source: Collectif Dialogue et Partage
En réponse à la tribune libre de six professeurs de l’UCL intitulée «La lutte contre l’antisémitisme et son dévoiement» et celle de Francis Martens intitulée «Vers un nouvel antisémitisme»
Publiée le 25 mai 2002
La critique de la politique d´Israël doit-elle aller jusqu´à remettre en cause la légitimité de l´existence de l´Etat juif? Libre à certains de le revendiquer, libre à d´autres de s´en indigner.
Toute critique, fût-elle vive, à l´encontre de l´action d´Ariel Sharon ne peut être taxée d´antisémitisme. Même une remise en cause des grandes lignes de la politique menée ces dernières années par l´Etat d´Israël ne mérite guère ce qualificatif. A partir de ce véritable postulat, auquel nous ne pouvons qu´adhérer, d´aucuns tentent subtilement d´inverser radicalement le propos: aucune critique d´Israël, quels que soient les arguments sur lesquels elle se fonde, les images auxquelles elle recourt et les sentiments refoulés qu´elle fait resurgir, ne saurait être tenue comme une manifestation d´antisémitisme, dès lors qu´elle vise explicitement l´Etat et non le peuple juif.
Ainsi certaines thèses nous paraissent dépasser, et de loin, la critique parfaitement légitime d´une politique ou la déconstruction de certains mythes. Allant jusqu´à remettre en question la légitimité d´un Etat juif, accusant Israël de tous les maux, elles encouragent une diabolisation insupportable. Signaler ces dérives constitue la raison d´être de notre Collectif. (2)
L´une de ces thèses consiste à parler de la création de l´Etat d´Israël comme d´un `péché originel´ - reprenant en cela la formulation malheureuse de certains historiens - car elle se serait faite au mépris d´un autre peuple qui occupait déjà la région et se serait traduite par l´expulsion de 600000 Palestiniens.
Ainsi toute l´histoire du conflit israélo-palestinien reposerait sur le déni de ce `péché originel´ dont se seraient rendus coupables les sionistes. Ce déni expliquerait notamment pourquoi l´Etat juif, né de la persécution et de l´exclusion, s´est servi de l´alibi de la Shoah pour persécuter à son tour les Palestiniens et pratiquer impunément la politique du fait accompli sans crainte de sanctions internationales.
Afin de donner quelque chance à la paix, les Israéliens et les Juifs de la diaspora sont invités à reconnaître ce `péché originel´, au risque d´engendrer une nouvelle forme d´antisémitisme dont Israël porterait cette fois l´entière responsabilité.
Cette thèse nous indigne profondément. D´abord parce qu´elle transforme une fatalité historique née des convulsions du vingtième siècle en une faute par définition inexpiable, faisant resurgir du même coup le vieux thème chrétien de la culpabilité originelle des Juifs. Ensuite, parce qu´elle omet le `péché originel´ du monde arabo-musulman, le refus du plan de partage de la Terre Sainte proposé le 29 novembre 1947. De ce refus, seul, et de la guerre à Israël qui s´ensuivit, éclata le drame palestinien.
Mais voilà. En simplifiant outrageusement la réalité, le manichéisme permet de soulager la pensée et de plier les faits aux fantasmes. On aura donc, d´un côté, les bourreaux sionistes colonialistes et de l´autre les innocentes victimes palestiniennes. Armé de ce viatique, on accusera pêle-mêle Israël de constituer une démocratie à temps partiel, de pratiquer l´apartheid, d´être la source principale de l´antisémitisme et de servir de `caisse de résonance à la sacralisation d´un génocide `unique´ (3) (ne l´est-il pas?). Mais en même temps, on omettra de signaler l´antisémitisme virulent des mouvements islamistes, leur volonté affichée de détruire Israël (et l´Occident). On oubliera de mentionner la conférence de Durban qui, sous la houlette d´une sinistre brochette de dictatures, a mis Israël au ban des nations. On refusera le qualificatif d´antisémitisme pour décrire les attaques de synagogues en Europe. Et bien sûr, on évitera de condamner fermement les kamikazes, préférant motiver ces actes par le désespoir.
Ce cercle vicieux de la pensée s´accorde parfaitement avec la pratique systématique de l´amalgame: tous les Israéliens ou presque soutiennent l´extrême droite et dans la foulée, tous les Juifs de la diaspora sont accusés de cautionner la politique des implantations. Une vision qui sous-estime le débat qui agite les communautés juives et surestime le soutien des Israéliens à la vision des extrémistes. Certes, une majorité d´Israéliens, traumatisés par la seconde Intifada, ont élu Ariel Sharon pour ses promesses de sécurité et non pour entretenir la chimère d´un Grand Israël. Tout récemment encore, un sondage indiquait que 68pc des Israéliens étaient en faveur de la création d´un Etat palestinien si cela pouvait enfin amener la paix et la sécurité dans la région.
Mais à quoi bon finasser? Tout ce qu´Israël fait ou ne fait pas aggrave son cas et augmente `le poids de sa dette´ (3). Même la renaissance patente du sentiment judéophobe en Occident finit par se retourner contre cet Etat, puisque in fine, il en est l´instigateur. N´a-t-on pas là la plus belle illustration de ce qu´est un bouc émissaire?
Reconnaître le droit d´Israël de vivre dans les frontières d´avant 1967, pour ajouter aussitôt que ce droit doit s´accommoder du retour des réfugiés palestiniens, allant même plus loin que les exigences de l´Autorité Palestinienne, signifie, comme tant d´autres qui n´osent l´avouer ouvertement, la disparition d´un Etat à prédominance juive au profit d´une utopique démocratie multiculturelle et laïque avec une minorité juive. Bref, la cause est entendue: le minuscule Etat juif est de trop.
Plus que jamais, il est exigé des Juifs qu´ils fassent leur deuil d´un idéal incarné dans un territoire, ce rêve fou des pères du sionisme. Orphelins d´une terre, il ne leur restera plus qu´à se résigner à l´exil, la terre promise assignée à l´état d´éternelle promesse. Ainsi dispersé et minoritaire, le peuple juif remplirait au mieux sa fonction messianique, fécondant les cultures qu´il côtoie et forgeant des destins d´exception. Mais sur ce chapitre hélas, l´Histoire avec son cortège de persécutions a déjà rendu son verdict. Et c´est précisément pour cette raison que les sionistes ont tant souhaité que les Juifs deviennent enfin un peuple pareil aux autres, à l´égal des autres, ni pire ni meilleur qu´un autre. Veut-on leur ôter ce droit?
Est-ce dans ce but que l´on utilise les termes les plus outranciers: de massacre à génocide, en passant par fascisme, épuration ethnique ou racisme? Autant de mots qui visent à diaboliser Israël. Tandis qu´on auréole les Palestiniens et que leurs armes les plus monstrueuses telles les attentats-suicides `source d´un espoir infini de destruction, ressource d´une négation de toute possibilité démocratique´ suscitent une intolérable indulgence (4).
De même, n´ira-t-on pas jusqu´à qualifier de pacifistes ceux qui ont pris unilatéralement le parti d´Arafat? Comment s´accommoder du dévoiement du mot sionisme, mouvement d´émancipation nationale, si la plupart de ceux qui l´emploient en ignorent le sens?
Il est plus qu´urgent de sortir de l´ère de la vitupération et de chercher des voies de rapprochement entre les uns et les autres, de soutenir les Palestiniens modérés qui tels Sari Nusseibeh et Hanane Ashraoui ont récemment signé une pétition demandant l´arrêt des attentats-suicides contre les civils, bref, de nous aider tous à sortir du chaudron infernal qu´est devenue cette région. Et ce chaudron n´a nul besoin des énormes quantités d´huile que l´on ne cesse de verser à distance sur son feu.
(1) Sara Brajbart, Maurice Einhorn, Pascale Gruber, André Brombart, Michel Laub, Jacques Zajtman, Michel Gross, Joël Kotek, Doubi Ajami, Georges Hirsch...
Voir la liste des membres et le texte complet sur le site
http://www.lalibre.be
(2) Lire dans `La Libre Belgique´, `Deux lectures de l´histoire´, Francis Martens, article du 4/4/2002 et `La lutte contre l´antisémistisme et son dévoiement´ de six professeurs de l´UCL (12/6/2002) en ligne sur http://www.lalibre.be
(4) `Les temps modernes´, n° 618.
En réponse à la tribune libre de six professeurs de l’UCL intitulée «La lutte contre l’antisémitisme et son dévoiement» et celle de Francis Martens intitulée «Vers un nouvel antisémitisme»
Publiée le 25 mai 2002
La critique de la politique d´Israël doit-elle aller jusqu´à remettre en cause la légitimité de l´existence de l´Etat juif? Libre à certains de le revendiquer, libre à d´autres de s´en indigner.
Toute critique, fût-elle vive, à l´encontre de l´action d´Ariel Sharon ne peut être taxée d´antisémitisme. Même une remise en cause des grandes lignes de la politique menée ces dernières années par l´Etat d´Israël ne mérite guère ce qualificatif. A partir de ce véritable postulat, auquel nous ne pouvons qu´adhérer, d´aucuns tentent subtilement d´inverser radicalement le propos: aucune critique d´Israël, quels que soient les arguments sur lesquels elle se fonde, les images auxquelles elle recourt et les sentiments refoulés qu´elle fait resurgir, ne saurait être tenue comme une manifestation d´antisémitisme, dès lors qu´elle vise explicitement l´Etat et non le peuple juif.
Ainsi certaines thèses nous paraissent dépasser, et de loin, la critique parfaitement légitime d´une politique ou la déconstruction de certains mythes. Allant jusqu´à remettre en question la légitimité d´un Etat juif, accusant Israël de tous les maux, elles encouragent une diabolisation insupportable. Signaler ces dérives constitue la raison d´être de notre Collectif. (2)
L´une de ces thèses consiste à parler de la création de l´Etat d´Israël comme d´un `péché originel´ - reprenant en cela la formulation malheureuse de certains historiens - car elle se serait faite au mépris d´un autre peuple qui occupait déjà la région et se serait traduite par l´expulsion de 600000 Palestiniens.
Ainsi toute l´histoire du conflit israélo-palestinien reposerait sur le déni de ce `péché originel´ dont se seraient rendus coupables les sionistes. Ce déni expliquerait notamment pourquoi l´Etat juif, né de la persécution et de l´exclusion, s´est servi de l´alibi de la Shoah pour persécuter à son tour les Palestiniens et pratiquer impunément la politique du fait accompli sans crainte de sanctions internationales.
Afin de donner quelque chance à la paix, les Israéliens et les Juifs de la diaspora sont invités à reconnaître ce `péché originel´, au risque d´engendrer une nouvelle forme d´antisémitisme dont Israël porterait cette fois l´entière responsabilité.
Cette thèse nous indigne profondément. D´abord parce qu´elle transforme une fatalité historique née des convulsions du vingtième siècle en une faute par définition inexpiable, faisant resurgir du même coup le vieux thème chrétien de la culpabilité originelle des Juifs. Ensuite, parce qu´elle omet le `péché originel´ du monde arabo-musulman, le refus du plan de partage de la Terre Sainte proposé le 29 novembre 1947. De ce refus, seul, et de la guerre à Israël qui s´ensuivit, éclata le drame palestinien.
Mais voilà. En simplifiant outrageusement la réalité, le manichéisme permet de soulager la pensée et de plier les faits aux fantasmes. On aura donc, d´un côté, les bourreaux sionistes colonialistes et de l´autre les innocentes victimes palestiniennes. Armé de ce viatique, on accusera pêle-mêle Israël de constituer une démocratie à temps partiel, de pratiquer l´apartheid, d´être la source principale de l´antisémitisme et de servir de `caisse de résonance à la sacralisation d´un génocide `unique´ (3) (ne l´est-il pas?). Mais en même temps, on omettra de signaler l´antisémitisme virulent des mouvements islamistes, leur volonté affichée de détruire Israël (et l´Occident). On oubliera de mentionner la conférence de Durban qui, sous la houlette d´une sinistre brochette de dictatures, a mis Israël au ban des nations. On refusera le qualificatif d´antisémitisme pour décrire les attaques de synagogues en Europe. Et bien sûr, on évitera de condamner fermement les kamikazes, préférant motiver ces actes par le désespoir.
Ce cercle vicieux de la pensée s´accorde parfaitement avec la pratique systématique de l´amalgame: tous les Israéliens ou presque soutiennent l´extrême droite et dans la foulée, tous les Juifs de la diaspora sont accusés de cautionner la politique des implantations. Une vision qui sous-estime le débat qui agite les communautés juives et surestime le soutien des Israéliens à la vision des extrémistes. Certes, une majorité d´Israéliens, traumatisés par la seconde Intifada, ont élu Ariel Sharon pour ses promesses de sécurité et non pour entretenir la chimère d´un Grand Israël. Tout récemment encore, un sondage indiquait que 68pc des Israéliens étaient en faveur de la création d´un Etat palestinien si cela pouvait enfin amener la paix et la sécurité dans la région.
Mais à quoi bon finasser? Tout ce qu´Israël fait ou ne fait pas aggrave son cas et augmente `le poids de sa dette´ (3). Même la renaissance patente du sentiment judéophobe en Occident finit par se retourner contre cet Etat, puisque in fine, il en est l´instigateur. N´a-t-on pas là la plus belle illustration de ce qu´est un bouc émissaire?
Reconnaître le droit d´Israël de vivre dans les frontières d´avant 1967, pour ajouter aussitôt que ce droit doit s´accommoder du retour des réfugiés palestiniens, allant même plus loin que les exigences de l´Autorité Palestinienne, signifie, comme tant d´autres qui n´osent l´avouer ouvertement, la disparition d´un Etat à prédominance juive au profit d´une utopique démocratie multiculturelle et laïque avec une minorité juive. Bref, la cause est entendue: le minuscule Etat juif est de trop.
Plus que jamais, il est exigé des Juifs qu´ils fassent leur deuil d´un idéal incarné dans un territoire, ce rêve fou des pères du sionisme. Orphelins d´une terre, il ne leur restera plus qu´à se résigner à l´exil, la terre promise assignée à l´état d´éternelle promesse. Ainsi dispersé et minoritaire, le peuple juif remplirait au mieux sa fonction messianique, fécondant les cultures qu´il côtoie et forgeant des destins d´exception. Mais sur ce chapitre hélas, l´Histoire avec son cortège de persécutions a déjà rendu son verdict. Et c´est précisément pour cette raison que les sionistes ont tant souhaité que les Juifs deviennent enfin un peuple pareil aux autres, à l´égal des autres, ni pire ni meilleur qu´un autre. Veut-on leur ôter ce droit?
Est-ce dans ce but que l´on utilise les termes les plus outranciers: de massacre à génocide, en passant par fascisme, épuration ethnique ou racisme? Autant de mots qui visent à diaboliser Israël. Tandis qu´on auréole les Palestiniens et que leurs armes les plus monstrueuses telles les attentats-suicides `source d´un espoir infini de destruction, ressource d´une négation de toute possibilité démocratique´ suscitent une intolérable indulgence (4).
De même, n´ira-t-on pas jusqu´à qualifier de pacifistes ceux qui ont pris unilatéralement le parti d´Arafat? Comment s´accommoder du dévoiement du mot sionisme, mouvement d´émancipation nationale, si la plupart de ceux qui l´emploient en ignorent le sens?
Il est plus qu´urgent de sortir de l´ère de la vitupération et de chercher des voies de rapprochement entre les uns et les autres, de soutenir les Palestiniens modérés qui tels Sari Nusseibeh et Hanane Ashraoui ont récemment signé une pétition demandant l´arrêt des attentats-suicides contre les civils, bref, de nous aider tous à sortir du chaudron infernal qu´est devenue cette région. Et ce chaudron n´a nul besoin des énormes quantités d´huile que l´on ne cesse de verser à distance sur son feu.
(1) Sara Brajbart, Maurice Einhorn, Pascale Gruber, André Brombart, Michel Laub, Jacques Zajtman, Michel Gross, Joël Kotek, Doubi Ajami, Georges Hirsch...
Voir la liste des membres et le texte complet sur le site
http://www.lalibre.be
(2) Lire dans `La Libre Belgique´, `Deux lectures de l´histoire´, Francis Martens, article du 4/4/2002 et `La lutte contre l´antisémistisme et son dévoiement´ de six professeurs de l´UCL (12/6/2002) en ligne sur http://www.lalibre.be
(4) `Les temps modernes´, n° 618.
Bichara Khader: la Turquie "fait grincer les dents d’Israël"
"L’opinion turque, elle-même, est heurtée par la poursuite de la colonisation israélienne et surtout la judaïsation rampante de Jérusalem. L’offensive israélienne à Gaza, fin décembre 2008 - janvier 2009, fait déborder le vase."
Bichara Khader, Professeur à l'Université Catholique de Louvain, auteur de plusieurs articles anti-israéliens parus dans La Libre Belgique et pour qui "Israël pratique la forme du terrorisme la plus abjecte", vient de publier dans le même quotidien un article consacré à la Turquie qualifié de "nouveau Tigre du Moyen-Orient".
Bien sûr, Israël n'est pas épargné et la position anti-israélienne que vient d'adopter le régime islamiste modéré turc lui plaît - beaucoup même. Voici quelques extraits.
Pour les Arabes: "La signature d’un accord stratégique avec Israël en 1996 a été "la brindille qui a brisé le dos du chameau", comme dit un proverbe arabe."
"Pour ce qui est des rapports avec Israël, on assiste, en revanche, à un refroidissement. [...] la Turquie est de plus en plus courroucée par le comportement d’Israël dans les territoires palestiniens. L’opinion turque, elle-même, est heurtée par la poursuite de la colonisation israélienne et surtout la judaïsation rampante de Jérusalem. L’offensive israélienne à Gaza, fin décembre 2008 - janvier 2009, fait déborder le vase. On comprend dès lors les mots très durs utilisés par Erdogan pour condamner l’offensive israélienne. L’incident qui l’oppose à Shimon Peres à Davos, le 29 janvier 2009, en dit long sur l’état des relations entre les deux pays. L’annulation de la participation d’Israël à l’exercice militaire aérien appelé "Aigle Anatolien" , du 22 au 23 octobre 2009, peut être lue à la lumière de tout ce qui précède."
"L’ouverture raisonnée et équilibrée de la Turquie à son environnement régional fait grincer les dents d’Israël qui craint l’activisme diplomatique turc [...]."
Et de conclure, approbateur :
"A l’évidence, la Turquie devient le nouveau Tigre du Moyen-Orient. C’est une bonne nouvelle pour les Turcs, une aubaine pour le Moyen-Orient et une source d’inspiration pour les Arabes."
_________
Dans La Libre Belgique du 6 novembre, il y a pas moins de cinq articles consacrés à Israël (les pages 14 et 15 lui sont entièrement consacrées). On y lit en guise de titre la phrase suivante :
"La phrase: "Nous ne voulons pas d'assassins d'enfants ! Israël, hors de notre université ! Des étudiants turcs"
- Belgique: les bien chers frères Khader et la guerre occulte contre Israël
- Bichara Khader et la "dé-existence" palestinienne
Bichara Khader, Professeur à l'Université Catholique de Louvain, auteur de plusieurs articles anti-israéliens parus dans La Libre Belgique et pour qui "Israël pratique la forme du terrorisme la plus abjecte", vient de publier dans le même quotidien un article consacré à la Turquie qualifié de "nouveau Tigre du Moyen-Orient".
Bien sûr, Israël n'est pas épargné et la position anti-israélienne que vient d'adopter le régime islamiste modéré turc lui plaît - beaucoup même. Voici quelques extraits.
Pour les Arabes: "La signature d’un accord stratégique avec Israël en 1996 a été "la brindille qui a brisé le dos du chameau", comme dit un proverbe arabe."
"Pour ce qui est des rapports avec Israël, on assiste, en revanche, à un refroidissement. [...] la Turquie est de plus en plus courroucée par le comportement d’Israël dans les territoires palestiniens. L’opinion turque, elle-même, est heurtée par la poursuite de la colonisation israélienne et surtout la judaïsation rampante de Jérusalem. L’offensive israélienne à Gaza, fin décembre 2008 - janvier 2009, fait déborder le vase. On comprend dès lors les mots très durs utilisés par Erdogan pour condamner l’offensive israélienne. L’incident qui l’oppose à Shimon Peres à Davos, le 29 janvier 2009, en dit long sur l’état des relations entre les deux pays. L’annulation de la participation d’Israël à l’exercice militaire aérien appelé "Aigle Anatolien" , du 22 au 23 octobre 2009, peut être lue à la lumière de tout ce qui précède."
"L’ouverture raisonnée et équilibrée de la Turquie à son environnement régional fait grincer les dents d’Israël qui craint l’activisme diplomatique turc [...]."
Et de conclure, approbateur :
"A l’évidence, la Turquie devient le nouveau Tigre du Moyen-Orient. C’est une bonne nouvelle pour les Turcs, une aubaine pour le Moyen-Orient et une source d’inspiration pour les Arabes."
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Dans La Libre Belgique du 6 novembre, il y a pas moins de cinq articles consacrés à Israël (les pages 14 et 15 lui sont entièrement consacrées). On y lit en guise de titre la phrase suivante :
"La phrase: "Nous ne voulons pas d'assassins d'enfants ! Israël, hors de notre université ! Des étudiants turcs"
- Belgique: les bien chers frères Khader et la guerre occulte contre Israël
- Bichara Khader et la "dé-existence" palestinienne
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