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dimanche 29 août 2010

A propos du PP: gardons-nous de voir l'extrême droite là où elle n'est pas

A la suite du commentaire malheureux sur les Roms du député du Parti Populaire (PP) Laurent Louis, Le Soir a publié de nombreux articles.  Notons que Le Soir, comme les autres médias européens, et c'est regrettable, ne s'est jamais soucié outre mesure du sort des Roms qui vivent effectivement dans des conditions matérielles déplorables - le sort de cette population est une véritable honte pour l'Europe toute entière.  On vous conseillera d'aller dans une bonne librairie et de demander combien de livres ont été publiés en français sur les Roms l'année dernière et combien ont été écrits pendant la même période sur le conflit israélo-arabe et vous aurez la réponse.

Les insinuations, voire les suggestions, que le PP est proche de l'extrême droite - ou que des indices permettent d'envisager une évolution dans ce sens - sont parfaitement injustifiées - comme le confirment deux experts consultés par le quotidien.  A force de voir de l'extrême droite et du racisme un peu partout, on les banalise, on détourne le sens des mots, et on finira par ne pas discerner les vrais dangers - et ils sont bien réels.  Extraits de l'article du Soir (Le Parti populaire pourrait-il suivre la voie du Front national ? La tentation de l’extrémisme, 26/08):

"« Ce qui constitue un parti d’extrême droite, c’est le racisme comme idéologie fédératrice, répond Jean Faniel. Pas l’utilisation ponctuelle de propos xénophobes. Le Parti populaire n’est pas dans cette configuration. Pas encore. Mais les choses peuvent évoluer. L’UDRT (un parti qui à la fin des
années 70 défendait les petits indépendants NDLR) n’était pas, au début, un mouvement d’extrême droite ».

Pas encore raciste donc, mais définitivement ? Le PP pourrait-il être tenté d’utiliser la xénophobie comme attrape-voix ? [...] Pour Jean Faniel, le PP part avec un avantage certain : il n’a pas été diabolisé dans l’opinion publique. On ne l’a jamais mis dans le camp de l’extrême droite.  « Le Parti populaire pourrait
ainsi “respectabiliser” certains thèmes chers à l’extrême droite. A condition d’en avoir la stature car le PP semble déjà se trouver dans une situation délicate. » Un scénario qui ressemble aussi à celui du Front national."

Je soumets à la réflexion des lecteurs de ce blog un article sur le même sujet du chroniqueur américain spécialiste de l'Europe John Vinocur paru dans sa rubrique Politicus dans le New York Times (New Normal on the Issue of Migrants: Incoherence) qui souligne précisément la confusion et l'incohérence qui règnent :

"Quel homme politique, le président Nicolas Sarkozy ou Jean-Marie Le Pen, la voix de l'extrémisme de droite en France depuis plus d'une génération, a déclaré ce qui suit au sujet du rôle des immigrants, en particulier les musulmans, dans l'avenir de leur pays?

Les nouveaux arrivants doivent éviter de "poser dans le rôle de victimes".

"La réussite du processus d'intégration est entravée par le nombre disproportionné d'extra-Européens impliqués dans la criminalité et des désordres, par la burqa, par des hommes qui refusent de serrer la main des femmes."

Et, "La rue est à moi aussi. Je ne veux pas devoir m'effacer si je les croise sur mon chemin. "

Réponse: Aucun de ces deux Français. L'auteur de ces remarques est Liliane Ploumen, présidente du Parti travailliste néerlandais, la plus grande formation politique de gauche des Pays-Bas, pendant qu'elle se battait l'année dernière à l'approche du jour des élections dans l'une des sociétés européennes traditionnellement parmi les plus tolérantes."

John Vinocur souligne l'incohérence des politiques et des discours sur l'immigration en Europe.  En effet, il semble que certains médias soient sélectifs dans leurs indignations.  Ce qui choque sous la plume des uns ne choque pas sous la plume des autres.

jeudi 10 juin 2010

Evacuation ambassade d'Israël: "des gens en se posant une énième fois en victime d'une situation qu'ils ont inventée"

"Tous les moyens sont bons pour attirer l'attention et faire la victime! C'est bon les gars, ça ne marche plus, le monde a enfin compris le petit jeu auquel vous vous livrez depuis plus de 60 ans!"

Appel sur Facebook
"UN ASSAULT - RDV TOUS DEVANT L'AMBASSADE ET METTONS DEHORS LES EMPLOYER DE L'AMBASSADE COMME EUX ONT MIS LA PALESTINE DEHORS !!!!!!"

La DH rapporte que l'ambassade d'Israël à Bruxelles a été évacuée suite à des menaces d'attentat.  La nouvelle a suscité ces commentaires (La Libre Belgique qui a également rapporté la nouvelle n'a pas permis de commentaires ...) :

- "Un état qui reussit mieux que ses voisins , cela rend jaloux et fait naître la frustrations. Il derangent et dérangeront toujours car ils sont superieurs en pas mal de domaines."

Mais aussi ceux-ci :

- "Bon ok, mais rien de plus stupide que de répondre par la violence ..."

- "Qui s'y frotte ,s'y pique et c'est très bien ainsi."

- "Tous les moyens sont bons pour attirer l'attention et faire la victime! C'est bon les gars, ça ne marche plus, le monde a enfin compris le petit jeu auquel vous vous livrez depuis plus de 60 ans!"

- "Une menace d'attentat...!!!  Purée, il faut savoir choisir ses mots quand même."

-"A quoi il sert ce forum??"

- "Il faut s'attendre aux manifestations devant le comportement ignoble d'israel. Attaquer un convoi humanitaire, c'est ignoble."

- "C'est normal qu'on soit mécontent d' israel apres qu'ils se soient comportés comme des criminels."

- "des israéliens qui fuient ... tiens ça me rappelle le dernière guerre au Liban."

-"Alors, je propose de sanctionner financièrement ce groupe juif facebook qui a sorti des inepties pour s'assurer la sympathie des gens en se posant une énième fois en victime d'une situation qu'ils ont inventée. Les citoyens n'ont pas à payer des mensonges, que ces gens paient le service de police.  Merci."

vendredi 7 mai 2010

"Il n'est pas normal que les juifs ne se sentent pas en sécurité", Maurice Sosnowski

"Je peux comprendre qu'on critique certains dirigeants de l'Etat d'Israël, mais cette focalisation sur un seul pays, qui est une démocratie, me paraît malsaine. Il y a une telle haine que cela en devient suspect."

(Ci-contre, simulacre de checkpoint à l'Université Libre de Bruxelles, 2010)

Le Vif/L'Express a publié un entretien avec Maurice Sosnowski (23 avril 2010).  Marie-Cécile Royen, qui a conduit l'entretien, montre une fois de plus sa remarquable connaissance de communauté juive de Belgique et de ses inquiétudes.  En effet, on ne trouvera jamais sous son excellente plume les traits caricaturaux qui caractérisent les écrits de bien de ses confrères lorsqu'il s'agit des Juifs et d'Israël.  

Nouveau président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique (CCOJB), Maurice Sosnowski veut apaiser les juifs belges et mettre un terme à la brouille avec le socialiste André Flahaut [Belgique: "Psychodrame antisioniste": scènes "d'une grande violence physique et morale"].

Le Vif/L'Express : Vous venez d'être reçu au cabinet du Premier ministre, en compagnie du président du Forum der Joodse Organisaties d'Anvers. Vous inscrivez-vous dans la continuité de votre prédécesseur Joël Rubinfeld, qui rugissait contre l'antisémitisme ? [Joël Rubinfeld: "J’ai voulu que nous puissions redevenir Juifs au quotidien"]

Maurice Sosnowski : Je ne vais certes pas le contredire. Il n'a été, à sa manière, que le porte-parole du sentiment d'abandon qu'éprouvent les juifs de Belgique. Bien qu'étant agnostique mais fier de ma culture et de mon histoire, je suis blessé lorsqu'un rabbin est agressé parce qu'il porte la kippa ou que les étudiants juifs doivent subir, à l'ULB, des propos négationnistes ou antisémites assez habilement tournés pour ne pas enfreindre la loi. Nos édiles politiques ne semblent pas encore avoir pris la mesure du phénomène. Après la manifestation du 11 janvier 2009, lorsqu'on leur a dit qu'on criait "mort aux juifs" dans le cortège devant lequel ils marchaient, ils auraient dû condamner la chose. A ce jour, ils ne l'ont toujours pas fait. Je peux comprendre qu'on critique certains dirigeants de l'Etat d'Israël, mais cette focalisation sur un seul pays, qui est une démocratie, me paraît malsaine. Il y a une telle haine que cela en devient suspect.

lundi 19 avril 2010

Journal belge (Pan) : "le sulfureux (mais hyper drôle !) Dieudonné"

Extrait d'un texte sur Claude Demelenne repris du site du journal satirique belge Pan (Demelenne MacCarthyse) :

"Claude Demelenne [...] mène une croisade contre ce qu’il appelle les "islamo-gauchistes" : tout qui, à gauche, refuse de cracher sur le voile et sur les musulmanes qui le portent se retrouve ipso facto sur les bûchers que Cloclo Demelenne [...] prend un malin plaisir à allumer. Il va jusqu’à fouiller dans les listes de signataires de pétitions, comme celle contre la loi qui veut alourdir les embûches des naturalisations, pour exposer au mépris les protestataires vendus (selon lui) à l’islamisme. Son confrère le journaliste Olivier Mukuna fait l’objet de sa vindicte obsessionnelle simplement parce qu’il a commis le crime de chercher à dédiaboliser le sulfureux (mais hyper drôle !) Dieudonné [Le silence des médias belges face au journaliste Olivier Mukuna fan de Dieudonné].

Un autre des ses boucs émissaires favoris est le pauvre Luk Vervaet, ancien du PTB, qui n’a pas plus d’affinités avec l’islam que la reine Fabiola avec le marxisme-léninisme, mais à qui notre Torquemada du (Journal du) Mardi taille pourtant des habits de jihadiste sous prétexte qu’il est pro-palestinien [Belgique: Luk Vervaet, un anti-israélien radical qui soutient le Hezbollah et le HamasApologie du terrorisme et diatribes antisionistes du Hezbollah à la Maison des Parlementaires et Le "nazisme" israélien dénoncé au Parlement belge par un député du Hezbollah]. Prophètes du péril islamique aux incessantes lamentations, Jérémie Demelenne et son compère Élie (Alain) Destexhe – qui ne rate pas une occasion non plus de crier haro sur les ‘barbus’– vont finir par passer pour les Dupond-Dupont du Mossad."

Réaction de Nadia Geerts au texte de Pan :

L'antisémitisme: un racisme acceptable ?, par Nadia Geerts

"Derrière ce procédé se cache une évidence inquiétante : le méchant, c’est le Juif. Procédé odieux qui porte un nom : "antisémitisme". L’autre, l’adversaire, n’est plus combattu sur le terrain des idées, seul légitime, mais est essentialisé, et d’une manière insidieuse et profondément raciste. Mais certains, visiblement, ont pris l’habitude détestable de traquer le racisme anti-musulmans y compris là où il n’y a en réalité que critique de l’emprise politique de l’islam sur la société civile, tout en recourant eux-mêmes à des procédés incontestablement antisémites, donc racistes."

Contexte: Journal belge : "le sulfureux (mais hyper drôle !) Dieudonné"

Source: Les carnets de Nadia Geerts

"L’hebdomadaire satyrique Pan [Demelenne MacCarthyse] consacre cette semaine un articulet à Claude Demelenne. On sait depuis longtemps que la rédaction de Pan ne voit pas d’un bon œil, c’est le moins qu’on puisse dire, les critiques de l’islam radical, qu’elle est prompte à assimiler à de l’ "islamophobie" ou à du racisme à peine voilé. Soit. Je déplorerai toujours cette manie du raisonnement binaire, qui ne laisse aucune place à la nuance, mais là n’est pas l’essentiel. Pan, en effet, conclut son article par cette phrase :

"Prophètes du péril islamique aux incessantes lamentations, Jérémie Demelenne et son compère Elie (Alain) Destexhe – qui ne rate pas une occasion non plus de crier haro sur les ‘barbus’ – vont finir par passer pour les Dupond-Dupond du Mossad."

La "judaïsation" des prénoms n’est pas nouvelle sur la toile. Suite à ses prises de positions anti "barbus" après la manifestation de soutien à Gaza, le comédien Sam Touzani avait déjà été rebaptisé "Samuel ". Son crime ? Avoir manifesté en faveur de la Palestine, et s’être alarmé de la tonalité religieuse, voire islamiste et antisémite de certains slogans. Pour certains, dès lors, le diagnostic était clair : Sam Touzani était pro-israélien (une absurdité pour tous ceux qui le connaissent un tant soit peu, notamment dans son soutien à la cause palestinienne), "sioniste", donc juif… Une équation simpliste qui fait de tout critique de l’islam radical un Juif.

Rebelotte aujourd’hui avec Claude Demelenne et Alain Destexhe, rebaptisés Jérémie et Elie, et ce alors que rien, dans l’article en question, ne permet de penser qu’ils auraient de quelconques affinités avec Israël ou le judaïsme (et quand bien même !). Simplement, ils critiquent l’islamisme.

mercredi 3 février 2010

Bruxelles: débusquer les dattes israéliennes ou les kalachnikov ?

La Dernière Heure révèle dans son édition d'aujourd'hui que, contrairement à ce qui est communément admis, il est très facile de se procurer des armes à Bruxelles.  En fait il a fallu au journaliste Nawal Bensalem à peine "six heures pour se procurer une arme".  Le défi était d'en acheter en 24 heures mais six ont suffit ! "Ils reviennent avec les armes soigneusement dissimulées dans un sac. Nous tentons de contenir notre peur. Tout peut dégénérer en quelques secondes. Nos interlocuteurs nous annoncent les prix : 2.000 euros la kalachnikov, 1.000 euros voire 1.200 euros le pistolet 9 mm."

Quand on connaît l'énergie, les ressources et l'enthousiasme que Le Soir a mis à exalter les boycotteurs des humbles (mais délicieuses et succulentes) dattes israéliennes à Bruxelles pendant le ramadan, on ne peut que s'interroger sur les priorités du quotidien et regretter qu'il ne consacre pas plus de resources à l'insécurité, aux zones de non-droit et à la  facilité avec laquelle on se procure des armes de guerre à Bruxelles.

Mais revenons aux dattes israéliennes.  Deux journalistes, Hugues Dorzée et François Robert suivirent pas à pas cette sinistre campagne de boycott d'Israël et sa figure de proue, un certain Nordine Saïdi.  Peu après celui-ci allait fait couler beaucoup d'encre.  En décembre, il était "exclu du bureau du MRAX pour avoir publié des textes "glissant vers l’antisémitisme" sur son blog" (Comment le MRAX a été noyauté).  Et là aussi on peut déplorer que les journalistes du Soir qui ont côtoyé et défendu Saïdi n'ont pas eu la curiosité d'enquêter un peu plus loin sur les activités de ce triste sire.

Le Soir et la campagne de boycott de dattes israéliennes, ramadan de 2009 :

- Une arrestation raciste ?, Anderlecht, Nordine Saïdi participait à une action "Boycott Israël", récit (Hugues Dorzée, Le Soir, 18/08/2009)
- Entretien, Manuel Lambert est juriste à la Ligue des droits de l’homme. Il évoque l’arrestation administrative de ce militant du Mouvement citoyen Palestine (Hugues Dorzée, Le Soir, 18/08/2009)
- Schaerbeek: la bourgmestre ff Cécile Jodogne (MR) explique son refus d’autoriser l’action "Boycott Israël" sur les marchés (François Robert, Le Soir, 20/08/2009)
- Repères (Hugues Dorzée, Le Soir, 21/08/2009
- Un boycott de dattes qui dérange, La Coordination Boycott Israël muselée dans trois communes bruxelloises  (Hugues Dorzée, Le Soir, 21/08/2009
- Le boycott de dattes prolongé (Hugues Dorzée, Le Soir, 26/08/2009)
- L’appel au boycott des dattes israéliennes jugé dangereux, Des organisations juives s’insurgent  (Hugues Dorzée, Le Soir, 27/08/2009)

mardi 26 janvier 2010

Quand le public juif laïcard rougit de plaisir ... selon Pan

Même le CCLJ si lisse, si accommodant, si ami des médias, si réticent à parler concrètement de l'antisémitisme en Belgique, si superbement consensuel, oui même le CCLJ, subit les railleries de l'hebdomadaire satirique Pan.  Serait-ce pour des bonnes ou mauvaises raisons que "un ex-nègre de Moureaux" fait "rougir de plaisir une partie de son public juif laïcard" ?

Pour rappel, quelques propos de Philippe Moureaux sur les juifs et Israël :

"Un tel mépris pour la vie montre qu’Israël doit être bien malade." "Quand je vois les enfants palestiniens, je pense aux petits Vietnamiens après un bombardement au napalm. Nous, politiques, avons besoin d’être appuyés et même secoués par le mouvement citoyen. Je suis allé sur place, j’ai vu les check-points, j’ai vu l’humiliation permanente. Ma pensée a évolué. J’ai maintenant l’impression qu’on assiste à une opération de terrorisme d’Etat qui, sous prétexte de combattre le Hamas, vise à mettre le peuple palestinien à genoux." (15/01/2009)

"Cela m'attriste, aujourd'hui, de voir les juifs refuser aux musulmans ce droit à la différence dont ils ont bénéficié." (02/09/2009)

"Un ex-nègre de Moureaux lui lance une fatwa

Le 9 janvier dernier, le Centre communautaire laïc juif (CCLJ) accueillait le sénateur boutefeu Alain Destexhe (MR) et l’autoproclamé « intellectuel de gauche tendance chevènementiste » (sic !) Claude Demelenne pour une conférence-débat prolongeant leur « Lettre aux progressistes qui flirtent avec l’islam réac » (chez les éditeurs « gauchistes » du Cerisier). L’occasion rêvée pour un ex-nègre de Philippe Moureaux de tuer le père…

Demelenne, rédac chef du Journal du mardi (suspendu pour l’instant), a surpris pas mal de socialos en même temps qu’il faisait rougir de plaisir une partie de son public juif laïcard : « Je dis à mes amis socialistes, faites entendre votre voix, n’ayez plus peur du terrorisme intellectuel de Philippe Moureaux qui traite de fascistes ceux qui osent lui résister, ce qui est d’autant plus grave pour un historien qui devrait connaître le sens des mots. L’injure est l’arme du faible et Philippe Moureaux est affaibli par l’échec patent de sa politique d’assistanat et de clientélisme pro-mosquée à Molenbeek, qui n’empêche pas les émeutes et la multiplication des zones de non-droit. Je dis à mes camarades socialistes : révoltez-vous contre la présidence à vie d’un historien vieillissant qui n’a jamais été élu par la base, malgré les statuts de son parti ».

mardi 19 janvier 2010

Où vont donc les juifs très riches ? Au Zoute bien sûr.

"Les juifs très riches continuent d'aller au Zoute. Les cathos presque aussi riches sont à Duinbergen - allez-y voir ailleurs. Les bobos laïques, eux, sont au Coq et à Saint-Idesbald. Les familles plus simples à Coxyde. Et le peuple à Middelkerke." (Ariane Le Fort)

For « connoisseurs »

Envoyé par une lectrice de ce blog

"Relevé dans le magazine Psychologies, janvier 2010, page 97, sous la signature de Ariane Le Fort une "chronique" sur la mer du nord et ses charmes passés, teintés d'une mélancolie style :

"froid, volets baissés, .. mouettes qui luttent contre le vent..."

On lit, c'est plaisant.

"Enfin, c'était beau ....la mer du Nord est désormais praticable toute l'année et l'autoroute de la mer est bondée chaque week-end que Dieu fait."

"La mer du Nord, c'est aussi les copains ...."

Et là, vient l'estocade finale :

"Parce que si les traditions foutent le camp les unes après les autres, il en est tout de même une qui résiste à l'usure du temps et des générations qui se suivent : la façon dont les Belges se répartissent les soixante kilomètres de côte. Immuable. Les juifs très riches continuent d'aller au Zoute. Les cathos presque aussi riches sont à Duinbergen - allez-y voir ailleurs. Les bobos laïques, eux, sont au Coq et à Saint-Idesbald. Les familles plus simples à Coxyde. Et le peuple à Middelkerke. J'exagère à peine. Les Belges aiment être en terrain connu, bien que les risques de se perdre soient minimes ...""

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Ces juifs très riches.  La richesse de mauvais goût et ostentatoire des juifs - thème récurrent en Europe :

"La pompe de ces Salomons parvenus heurte notre goût (contemporain) pour la sobriété. Ils parlent toujours à haute voix, comme s'ils étaient en pays vaincu. Et que ce soit dans un restaurant à Londres ou à Berlin, il n'y a rien de plus intolérable que le caquetage sémitique. Ils sont couverts de bijoux, les garnitures de leurs calèches sont en or, et ils aiment le luxe grossier. Tout cela irrite." (Eça de Queirós (1845–1900), diplomate et écrivain portugais, 1880)

For « connoisseurs »…, [I], Richard Zrehen
For « connoisseurs »… [II et fin], Richard Zrehen

lundi 18 janvier 2010

CCOJB : Joël Rubinfeld, bilan d'une présidence

"Il faut avoir à l’esprit que pour le monde politique, notre communauté représente une quantité négligeable en terme électoral. Cela s’appelle de la realpolitik, mais, à terme, je considère que ce n’est pas la bonne voie pour assurer le «vivre ensemble» dans notre pays. En démocratie, il convient d’avoir un «agenda éthique» qui ne se laisse pas phagocyter par l’«agenda arithmétique»."

Source: CCOJB et Contact J

Joël Rubinfeld, le président du CCOJB, arrive au terme de son premier mandat. Il nous a livré quelques réflexions personnelles sur son expérience à la tête de l’institution faîtière du judaïsme belge.
 
Contact J – Quel bilan faites-vous de ces deux années à la tête du CCOJB? 
 Joël Rubinfeld – Je pense pouvoir dire que le bilan est globalement positif même si l’équipe du CCOJB qui a révélé et réussi à enrayer le processus qui a conduit une partie non négligeable de notre communauté à se sentir marginalisée sur la scène publique, n’a pu l’inverser complètement. Il faut avoir à l’esprit que pour le monde politique, notre communauté représente une quantité négligeable en terme électoral. Cela s’appelle de la realpolitik, mais, à terme, je considère que ce n’est pas la bonne voie pour assurer le «vivre ensemble» dans notre pays. En démocratie, il convient d’avoir un «agenda éthique» qui ne se laisse pas phagocyter par l’«agenda arithmétique». En dépit des difficultés, le CCOJB a néanmoins cherché à honorer l’article premier de ses statuts qui lui commande la défense sereine et décomplexée des intérêts de la communauté juive de notre pays. Cette ambition passait d’abord par lui rendre une voix écoutée par les acteurs de la vie publique.

mercredi 6 janvier 2010

Joris Luyendijk dénonce la redoutable machine médiatique israélienne

"L’auteur décrit ainsi la redoutable efficacité de la machine médiatique israélienne qui prémâche les informations à destination des médias internationaux et les leur livre sur un plateau d’argent. [...] Du précuit de A à Z : des enfants juifs, chrétiens et musulmans à la même école, la cueillette des olives par des Israéliens et des Palestiniens, des musiciens des deux communautés jouant dans le même orchestre "."

En ce début d'année, le conflit israélo-arabe demeure omniprésent dans La Libre Belgique et Le Soir - tout est prétexte pour pouvoir en parler et encore et encore. Hier, La Libre Belgique y a consacré deux pages entières (cinq articles).  Le Soir un.

Nous retiendrons Informer : mission impossible ? Dans cet article Sabine Verhest fait la recension de l'ouvrage de Joris Luyendijk, journaliste au journal néerlandais NRC Handelsblad  sur le métier de correspondant étranger au Moyen-Orient "Des hommes comme les autres". 

Les thèses de Luydendijk sont simples.

Simple du côté arabe - ce sont des despotes qui contrôlent les pays et les médias :  ""Dans le monde arabe, le journalisme est impossible", assène-t-il. Parce que les régimes sont dictatoriaux, les statistiques inexistantes, les manifestations organisées."

Simple du côté israélien - ce sont de redoutables et cyniques manipulateurs :

"Il témoigne, analyse la force des mots, la partialité du langage - "les Palestiniens qui usent de la violence contre des civils israéliens sont des "terroristes", des Israéliens qui usent de la violence contre des civils palestiniens sont des "faucons" ou des "durs"."

"Du précuit de A à Z" ou le scandale d'oser montrer la bonne entente entre Israéliens et Palestiniens
 
"Images positives" : Joris Luyendijk et Sabine Verhest semblent trouver que c'est une honte que les Israéliens aient osé montrer qu'en pleine intifiada la bonne entente entre Palestiniens et des Israéliens - des enfants juifs, chrétiens et musulmans fréquentaieient la même école, que des musiciens jouaient ensemble et que des adultes cueillaient des olives ensemble...  Cette réalité choque les Européens.


"L’auteur décrit ainsi la redoutable efficacité de la machine médiatique israélienne qui prémâche les informations à destination des médias internationaux et les leur livre sur un plateau d’argent. Dans le centre de presse aménagé lors de la seconde intifada, "il y avait une pile de "récits optimistes" à l’attention des correspondants. Du précuit de A à Z : des enfants juifs, chrétiens et musulmans à la même école, la cueillette des olives par des Israéliens et des Palestiniens, des musiciens des deux communautés jouant dans le même orchestre ". On a tous vu de ces images positives dans les journaux télévisés.

"Les Palestiniens, bien qu’ils soient, aux yeux du journaliste néerlandais, nettement moins doués pour faire passer leurs messages que les Israéliens, ne sont pas en reste. Joris Luyendijk s’est un jour rendu à Gaza pour récolter des témoignages de victimes de bombardements. "Alors que je filais, je vis quelqu’un placer des vêtements d’enfant dans les décombres. Des équipes de télévision étaient annoncées.""

On notera que même si les Palestiniens font une petite mise en scène pour les équipes de télévision, ils ont été "victimes de bombardements" des Israéliens qui n'ont laissé que des "décombres".
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Le journaliste avait déjà dit tout le mal qu'il pense des Israéliens dans un article pour Le Monde Diplomatique Les mots biaisés du Proche-Orient (mars 2007) (extraits):

"Le mot "occupation" peut-il être, lui aussi, vide de sens pour les lecteurs et les téléspectateurs occidentaux ? Un tel vide expliquerait pourquoi on multiplie les pressions sur l’Autorité palestinienne pour qu’elle prouve qu’elle "en fait assez contre la violence" alors qu’on ne demande presque jamais aux porte-parole du gouvernement israélien s’ils "en font assez contre l’occupation". Nul doute qu’en Occident le citoyen sait ce qu’est la menace terroriste, ne serait-ce que parce que les responsables politiques le lui rappellent régulièrement. Mais qui explique aux publics occidentaux la terreur qui se cache derrière le mot "occupation"? Quelle que soit l’année à laquelle on se réfère, le nombre de civils palestiniens tués en raison de l’occupation israélienne est au moins trois fois supérieur à celui des civils israéliens morts à la suite d’attentats. Mais les correspondants et les commentateurs occidentaux, qui évoquent les " sanglants attentats-suicides", ne parlent jamais de la "sanglante occupation".

Si les horreurs quotidiennes de l’occupation israélienne restent largement invisibles, l’"information" provenant des dictatures parvient aux journaux et aux télévisions occidentaux. [...]

Certains mots ne disent rien aux citoyens ordinaires. D’autres évoquent autre chose que ce qu’on a voulu dire. Ils sont intrinsèquement biaisés : quelques minutes de zapping sur les chaînes satellitaires suffisent à le démontrer. Devons-nous dire "Israël", l’"entité sioniste", la " Palestine occupée"? "Intifada", "nouvel Holocauste" [la question qui taraude les journalistes sérieux ...] ou "lutte d’indépendance"? Ce bout de terre est-il "contesté" ou "occupé", et doit-il être "donné" ou "rendu "? Est-ce une "concession" quand Israël remplit une obligation figurant dans un traité qui a été signé? Est-ce qu’il y a "négociation" entre Israéliens et Palestiniens, et si c’est le cas, quelle est la marge de manœuvre des Palestiniens sachant que le terme "négociation" implique des concessions mutuelles entre deux parties plus ou moins égales?"

mardi 29 décembre 2009

Le conflit israélo-arabe en passe de devenir un enjeu à Bruxelles

"L’ennui, c’est qu’aucun autre pays au monde, y compris ceux qui se rendent coupables des pires violations des droits de l’homme et avec lesquels la Belgique entretient des relations commerciales, n’a jamais suscité [comme Israël] un tel intérêt dans l’enceinte bruxelloise."

"Je ne suis pas sûr que la mission doit faire de la politique. Sinon, on ne doit plus aller en Chine et dans la moitié des pays du monde! [...] Israël est un pays démocratique et il n’y a pas de boycott décrété par les nations unies comme vis-à-vis de la Birmanie." (Olivier Willocx, Président la chambre bruxelloise de commerce)

Article de Marie-Cécile Royen "L'enjeu israélo-palestinien, un brûlot... bruxellois" dans Le Vif/L'Express Marie-Cécile Royen (18/12/2009)

Le conflit israélo-arabe est en passe de devenir un enjeu de politique locale à Bruxelles. Aux élections régionales de juin 2009, le petit parti radical bruxellois Egalité a fait campagne sur deux thèmes: l’international (Palestine, Irak, Afghanistan, Congo…) et le local (l’infériorisation des enfants d’immigrés). Il a obtenu plus de 4000 voix. Pas énorme. Néanmoins, ce micro-parti islamo-gauchiste agit comme un révélateur de tendances. Les deux causes sur lesquelles il veut attirer l’attention – la déréliction des jeunes des milieux populaires et l’impéralisme judéo-occidental – sont brandies jusqu’à se confondre émotionnellement. Cette virulence fait parfois irruption sur la scène politique conventionnelle, qui se réveille alors avec une mauvaise gueule de bois. La preuve par le débat qui s’est tenu, le 9 décembre dernier, en commission des Affaires économiques du parlement bruxellois, autour de la question des relations commerciales avec l’Etat d’Israël.

Il s’agissait de pas grand chose, en somme: une mission économique multisectorielle organisée en Israël du 6 au 10 décembre par Bruxelles Export, conjointement avec les Régions wallonne et flamande. But: promouvoir dix entreprises, dont quatre bruxelloises, actives dans les services médicaux, les jeux vidéo, le traitement des déchets et les loisirs. Mais ce voyage a déplu aux députés Jamal Ikazban (PS), Ahmed El Khannouss (cdH) et Sarah Turine (Ecolo), membres de la majorité de l’olivier et, tous trois, échevins ou conseillère communale molenbeekois.

"L’argent a la couleur du sang"
En séance, Jamal Ikazban s’est interrogé "fortement" sur le bien-fondé de cette mission au regard de la situation politique et la manière dont Israël a mené son attaque contre Gaza en décembre 2008 et janvier 2009. Il s’est référé au rapport Goldstone (NDLR: commandé par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU), "accablant avant tout pour Israël" et a mis en doute le caractère démocratique d’Israël

La vice-présidente d’Ecolo, Sarah Turine, après avoir critiqué sévèrement Israël, a voulu s’assurer que les partenaires israéliens des firmes belges n’étaient pas liés à la colonisation. Ahmed El Khannouss (cdH), par ailleurs conseiller au cabinet du ministre régional de l’Economie Benoît Cerexhe, a repris les arguments qu’il avait déjà développés dans La Capitale, en octobre: "Une mission dans un pays qui bafoue les droits des Palestiniens et qu’un rapport de l’ONU juge avoir commis des crimes de guerre très graves est inopportune. C’est un mauvais message. Dire qu’il ne faut pas mélanger économie et politique est absurde".

L’ennui, c’est qu’aucun autre pays au monde, y compris ceux qui se rendent coupables des pires violations des droits de l’homme et avec lesquels la Belgique entretient des relations commerciales, n’a jamais suscité un tel intérêt dans l’enceinte bruxelloise. La députée Viviane Teitelbaum (MR) n’a pas manqué de le relever. "Attaqué depuis sa création et bien qu’il ne soit pas à l’abri des critiques, l’Etat d’Israël est une démocratie et un pays ami, a-t-elle rappelé. Dès lors que des relations diplomatiques existent, que des relations culturelles et économiques existent, je ne comprends pas le sens des interpellations de mes collègues. J’ai toujours plaidé contre tous les boycotts qui fragilisent et radicalisent les populations".

Lorsque le ministre Benoît Cerexhe a défendu la mission, lui déniant tout caractère de soutien au gouvernement israélien, le député Izkaban s’est fâché... tout rouge: "Si l'argent n'a pas d'odeur, il a en tout cas une couleur... et cette couleur, c'est celle du sang". Choquée, Viviane Teitelbaum confie que le débat transpirait la "haine".

mercredi 23 décembre 2009

ONU: John Ging assène des vérités cinglantes contre Israël (presse belge, Baudouin Loos)

"La prison que constitue la bande de Gaza."

"Je ne doute pas de leurs bonnes intentions et l’aide de l’Union européenne, plus gros donateur, est appréciée par la population. Mais il faut aussi une aide financière supplémentaire : l’on ne peut priver ces enfants de futur."


Dans la série "Les Grands Entretiens de Baudouin Loos du quotidien belge Le Soir", celui avec Karen Koning Abuzayd, commissaire générale de l’UNRWA [L'ONU se plaint : il n'y ni miel ni petits gâteaux secs à Gaza], mérite un mention toute spéciale. Celui avec le courageux et très "neutre" John Ging, responsable de l'ONU à Gaza mais qui "sort de ses gonds" à Bruxelles, où il est venu demander à l'Union européenne de nouveaux fonds pour Gaza, est aussi digne de figurer dans les annales du grand journalisme. Comme sa collègue Karen, Ging se déchaîne contre Israël, pour le plus grand plaisir de l'infatigable Loos. Extraits:

"L’Irlandais John Ging est sorti de l’anonymat durant l’offensive israélienne sur Gaza de l’hiver dernier. Directeur des opérations de l’Unrwa (l’agence onusienne d’aide aux réfugiés palestiniens) pour la bande de Gaza, il avait alors plusieurs fois pris le parti de sortir de son devoir de réserve – et de ses gonds – pour dénoncer les souffrances infligées aux civils palestiniens et les destructions subies par les installations de l’ONU sur place. John Ging est actuellement à Bruxelles pour rencontrer les responsables européens. Et pour pousser un cri d’alarme. [En décembre, il avait déclaré : "La situation à Gaza n'est pas mauvaise. Elle est pire que tout ce que l'on peut imaginer." [...] "Les Palestiniens sont aussi purs que l'eau contenue dans ce verre". Puis après avoir ajouté une goutte de café dans le verre, il ajoute. "Vous voyez, ce verre contient toujours 99% d'eau pure, mais la seule chose que l'on voit c'est une eau trouble". Source: INTAL]

"Je suis ici pour dire que la bande de Gaza se trouve dans une situation d’urgence, explique-t-il. Les conditions de vie de la population sont devenues insupportables, avec 80 % des gens qui dépendent de l’aide alimentaire des Nations unies. L’économie n’existe plus. Le secteur privé a été dévasté par le siège et la guerre. Les infrastructures en matière d’eau et d’égouttage se sont effondrées, induisant des conséquences écologiques graves. Neuf dixièmes de l’eau consommée se situe sous les niveaux acceptables et d’ailleurs 60% des gens n’ont qu’un accès irrégulier à l’eau. ‘L’accès’ est devenu le mot-clé, le problème à résoudre : accès à l’eau, accès à la nourriture, accès aux matériaux de construction, accès aux frontières."

Le ton de cet avocat de formation demeure toujours neutre. Même lorsqu’il assène les vérités les plus cinglantes. "Mais le plus important réside sans doute dans les dévastations psychologiques que nous observons auprès de la population et singulièrement auprès des 750.000 enfants qui vivent dans la prison que constitue la bande de Gaza. La destruction en cours de la société civile de Gaza ne nous donne guère de temps, il faut agir."

John Ging n’est pas à Bruxelles pour cultiver la langue de bois. "Il y avait 120.000 personnes qui étaient employées dans le secteur privé maintenant anéanti, elles sont maintenant en train de faire la queue pour obtenir un peu de nourriture. Et tout cela en raison de ce siège imposé par Israël et la communauté internationale, c’est-à-dire une politique illégale puisque le droit international humanitaire impose à tous les Etats de protéger les civils en temps de conflit. L’irresponsabilité de certains (une allusion aux tirs de roquettes de factions palestiniennes, NDLR) n’annule pas la responsabilité des autres. Et de toute façon, la charge financière revient finalement à la communauté internationale." [...]

"Je ne doute pas de leurs bonnes intentions et l’aide de l’Union européenne, plus gros donateur, est appréciée par la population. Mais il faut aussi une aide financière supplémentaire : l’on ne peut priver ces enfants de futur."



Gaza. Photo en haut : magasin de jouets, photo ci-dessus : marché couvert - vente de fruits et légumes. (Source: agence de presse palestinienne Palestine Today, mises en ligne le 26/11/2009)

Eclairages :
- Unicef:
Les enfants palestiniens en meilleure santé que les autres enfants arabes
-
Chez les Palestiniens le statut de réfugié est éternel et transmissible
-
Chez les Palestiniens le statut de réfugié est éternel et transmissible, Helana Mota
-
The hostages of hatred

- ONU : "pas de miel ou de "cookies", hein !" à Gaza, selon Karen Koning Abuzayd

mercredi 11 novembre 2009

Alerte Pallywood: Bruno Stevens est à l'oeuvre à Gaza !

"Bruno Stevens semble considérer l’information comme une chasse gardée et ce qui est relaté dans les médias comme la propriété des reporters chargés de nous informer sans qu’aucun regard critique ne puisse altérer la version de ce qu’ils veulent restituer", Jean-Paul de Belmont
.
Dans le blog Augean Stables, Richard Landes lance une alerte: Pallywood Alert: Bruno Stevens on the Gaza Beat.

Bruno Stevens est le photo reporter belge qui, pendant la guerre du Liban, avait photographié le fameux F-16 israélien abattu par le Hezbollah - ce n'était pas vrai !!! Stevens est également un spécialiste de l'affaire al-Durah (voir ci-dessous).

Bruno Stevens est effectivement dans la bande de Gaza (supposée être hermétiquement fermée et interdite aux journalistes) et a fait part à la RTBF de ses observations sur la supposée utilisation par l'armée israélienne de bombes au phosphore blanc (Israël utilise-t-elle des bombes au phosphore blanc? Le photo reporter belge, Bruno Stevens est dans le Sud de la bande de Gaza où il a vu hier, des victimes de bombardement). Cela se passait donc le 12 janvier.

Or le 15 janvier, Le Figaro (p. 6) rapportait une toute autre information communiquée par M. Jakob Kellenberg, le président de la Croix Rouge (CICR):

"Le patron du CICR a tenu à souligner qu'il "n'y a pas de pénurie de médicaments dans les hôpitaux" et qu'il "n'avait pas de preuves d'un usage de bombes au phosphore" par l'aviation israélienne".

Décidemment, Bruno Stevens n'a pas changé.
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Un florilège de ce qu’il faut croire selon Saint-Bruno

Article de Jean-Paul de Belmont repris du site Primo Europe (Touche pas à mon info !, 2006)

"(...) Bruno Stevens semble considérer l’information comme une chasse gardée et ce qui est relaté dans les médias comme la propriété des reporters chargés de nous informer sans qu’aucun regard critique ne puisse altérer la version de ce qu’ils veulent restituer.

Si vous n’avez pas été le témoin direct d’une guerre, vous n’avez qu’à attendre bien gentiment que des analystes professionnels, associés aux reporters présents sur le terrain, vous indiquent ce qu’il faut précisément penser, ce qu’il faut, à coup sûr, croire ou ne pas croire.

Et voici un florilège de ce qu’il faut croire selon Saint-Bruno :

… Israël, par sa politique et son armée, tue des milliers d'enfants et de civils innocents…

… la presse internationale accorde beaucoup d'espace aux victimes israéliennes…

… donner autant d'espace aux quarante morts civils israéliens qu'aux mille morts civils libanais serait une imposture…

… Lorsqu'une armée, quelle qu'elle soit, tue quatre à cinq fois plus de civils que de combattants ennemis, il ne s'agit plus de "dommage collatéral", expression à la mode depuis la guerre du Golfe, mais au contraire d'une stratégie de terreur et de punition collective sur tout un peuple. Cette armée, quelle qu'elle soit, se rend ainsi coupable de crimes de guerre caractérisés…

… le souvenir de la Shoah et le respect de ses victimes sont bien souvent un facteur d'autocensure aux critiques envers Israël et sa politique…

Ça, c’est pour la rhétorique devenue classique de diabolisation où l’auteur refuse, d’une façon décidément suspecte, de se poser les vraies questions et notamment la plus déterminante : qui a voulu cette situation ? Qui parie sur le nombre important des victimes parmi les siens pour remporter la victoire médiatique finale d’une partie arbitrée par Saint-Bruno ? Quel intérêt stratégique majeur poursuivrait Israël en "punissant collectivement tout un peuple", un peuple libanais avec lequel, de surcroît, il n’a aucun contentieux fondamental ?

Ne comptez pas trop sur Bruno Stevens pour nous éclairer davantage. Son "analyse" a ses limites : celle de la puissance imbécile des slogans qui se veulent axiomes.

Stevens a aussi des scoops à nous révéler :

… Jénine où, sur cinquante-six victimes palestiniennes, au moins vingt-deux étaient des civils…

Ce n’est pas vraiment un scoop mais il est surprenant de voir un professionnel de l’information nous rappeler cet épisode de la guerre israélo-palestinienne de 2002 en le sortant du contexte d’hystérie médiatique qui l’entourait.

On avait parlé, au moment de cette opération, de 5000 morts palestiniens, de Stalingrad, Dresde et autres Varsovie. Bien que la baudruche médiatique se soit dégonflée depuis, le mythe de Jénine reste une référence dans la bouche des Désinformateurs Associés qui oublient, au passage, de rappeler la mort de 23 soldats israéliens ce jour-là.

La suite est plus croustillante :

… Je vous enjoins, M. Trigano, d'appeler France 2 et de leur demander de pouvoir visionner l'entièreté de la cassette filmée par leur cameraman Talal Jalouni (sans doute Talal Abou Rahme NDLR), à Netzarim, lors de la mort de Mohammed al-Dura. Les quatorze minutes de cette vidéo sont absolument insoutenables…

Denis Jeambar et Daniel Leconte, journalistes au moins aussi respectables que Bruno Stevens, apprécieront. Eux aussi ont visionné intégralement cette cassette et en font, curieusement, une description tout à fait opposée. Il y a au moins un menteur parmi ce joli monde. Mais c’est vrai que tout est question de subjectivité. Bruno Stevens nous l’a suffisamment prouvé…

Voilà donc à quoi peut ressembler un donneur de leçons, nous faisant les gros yeux et nous interdisant de voir, à travers les reportages bidonnés – comment ne plus en être sûr après avoir pu mesurer "l'objectivité" d'un de leurs auteurs - autre chose que ce que veulent transmettre certains journalistes malhonnêtes.

Eh bien, non, messieurs Stevens et Tubiana ! Vous devrez vous y faire. Il y en a qui refusent de gober votre info brute, et la moulinette Primo est là pour décortiquer vos dépêches orientées, vos photos truquées, vos analyses tronquées et pour détricoter votre stratégie au service de qui vous voulez. Celle qui vous fait dire, par exemple :

…c'est du dialogue avec leurs représentants les plus modérés [du Hamas et du Hezbollah] et non des bombes sur leurs extrémistes que naîtra une paix juste et durable dans la région…

Ben, voyons ! Si l'équation avait été aussi simple, le dialogue entamé avec Arafat, qui était aussi un "modéré", aurait dû mener à "une paix juste et durable". C’était il y a 13 ans. Voyez où nous en sommes.

Merci quand même pour le conseil…"
© Primo-Europe, 6 septembre 2006

Le Monde s’intéresse enfin à la fauxtographie : faut-il s’étonner du résultat ?, Richard Landes

samedi 7 novembre 2009

Le massacre des innocents, par Michel Gheude

Source: le blog de l'auteur

"Alors que le temps télévisuel était aux bêtisiers et aux rétrospectives, la guerre retrouvait ses habitudes au Proche Orient. Les pèlerins n'avaient pas encore fêté Noël à Bethleem que le Hamas rompait la trêve et tirait 68 missiles sol sol sur Israël le 24 décembre puis 44 le 25. Le 26, Israël lançait une riposte spectaculaire. Le spectacle, la télévision, c'est son affaire. Images de destructions, pères portant leurs enfants enveloppés dans des drapeaux du Hamas, mères au visage ravagé : cette fois encore, l'info a mis en scène l'image victimaire du Palestinien innocent et crucifié par le puissant et criminel Israël, et l'effet de cette image est allé de la condamnation sans appel au conseil diplomatique de ne pas mettre en œuvre des frappes disproportionnées. D'un bout à l'autre de l'échiquier politique mondial, en pleine période de Noël, l'image du roi Hérode, roi juif et corrompu, massacrant les enfants innocents, a tourné en boucle sur tous les écrans du monde. Finalement, après tant d'années, le seul succès de l'extrémisme palestinien aura été cette formidable machine télévisuelle à (re)produire de l'antisémitisme.

Mais rien ne choque plus sûrement que de le dire. Et la réplique est immédiate : ce n'est quand même pas parce qu'on critique la politique israélienne, qu'on est antisémite !

Il y a, en effet, quelque chose de parfaitement rationnel à distinguer l'antisémitisme, illégitime et non discutable, de la critique, légitime et discutable, de la politique d'Israël. Et pourtant cette logique n'est pas si logique qu'elle veut bien le dire et la faille est dans l'usage subreptice du singulier. Car il n'y a pas UNE politique israélienne. La carte politique israélienne est très diversifiée et ses gouvernements successifs ont DES politiques, différentes voire opposées. Mais le nœud de la critique de LA politique israélienne c'est qu'elle condamne TOUTES les politiques israéliennes.

Dans cette "logique", Israël a toujours tort. S'il occupe Gaza, il a tort. S'il évacue Gaza, il a tort. S'il intervient en Cisjordanie, il a tort. S'il se protège plutôt par un "mur", il a tort. S'il tente de négocier comme Barak, il fait semblant. S'il refuse de négocier comme Sharon, c'est un fauteur de guerre. S'il négocie secrètement comme Olmert, il est immobiliste. On n'entend jamais dire qu'une politique est préférable à une autre pour telle ou telle raison. Toute politique israélienne, quelle qu'elle soit, qu'elle encourage les implantations ou qu'elle rapatrie les colons manu militari, est d'abord LA politique israélienne.

Ce qui est ainsi mis en cause, c'est la possibilité même d'une bonne politique israélienne. Israël ne peut avoir de politique que critiquable parce qu'en fait Israël ne devrait pas avoir de politique c'est-à-dire d'existence politique. La défense de cette existence étant évidemment ce qui est commun à toutes les politiques israéliennes, c'est dans le refus de toute politique israélienne que se niche le rejet de l'existence même d'Israël et son implicite antisémite."

vendredi 23 octobre 2009

La RTBF assimile des rescapés de la Shoah à des colons

Communiqué de presse du CCOJB
15 janvier 2008
La RTBF assimile des rescapés de la Shoah à des colons

Dans un reportage du Journal télévisé de 19h30 du 2 janvier 2008 consacré à l’agenda politique de l’année nouvelle, la RTBF évoque la commémoration du soixantième anniversaire de la création de l’Etat d’Israël en ces termes : « Une création précédée par l’arrivée de milliers de nouveaux colons qui, après le génocide des Juifs d’Europe, veulent rejoindre leur terre promise ».
Le CCOJB dénonce ces propos qui assimilent des rescapés des camps de la mort à des colons.
Suggérer par ailleurs que la création de l’Etat d’Israël est un phénomène colonialiste méconnaît la vérité historique qui a vu l’ONU voter en 1947 la création de cet Etat.
Le CCOJB condamne l’usage de ces propos indignes, blessants et inexacts et entend connaître la suite que la RTBF réservera à cet égard.
Joël Rubinfeld
Président

Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique
Avenue Ducpétiaux, 68
1060 Bruxelles
Tél. 02 537 16 91
Fax 02 539 22 95
info@ccojb.be