mercredi 15 février 2012
Avenue Louise à Bruxelles: "Mort aux juif's" (2 fois en février)
jeudi 8 juillet 2010
"Bruxelles pourrait devenir, dans un futur proche, la capitale de l’antisémitisme"
"A l’attention des membres du conseil d’administration et du comité de soutien de RésistanceS
Appel de Claude Demelenne - POUR UN DEBAT SUR LA NOUVELLE EXTREME DROITE
Chers amis,
Membre du comité de soutien de RésistanceS.be, l’Observatoire belge de l’extrême droite, depuis sa création, en 1997, je renouvelle ma cotisation pour 2010. La lutte contre les organisations et l’idéologie d’extrême droite, le racisme et le nationalisme dans ses formes anti-démocratiques, reste d’actualité. En tant que membre du comité de soutien, je voudrais souligner la nécessité de mieux prendre en compte, dans l’action de RésistanceS, l’apparition d’une nouvelle extrême droite, dont le danger ne peut plus être minimisé.
Cette extrême droite porte un faux nez de gauche. Elle flirte souvent avec ce qu’il convient d’appeler le fascisme islamiste. Par exemple, certains membres du parti « Egalité » - situé à la gauche de la gauche – défendent l’alliance entre les communistes et les islamistes, pour combattre les Etats-Unis et Israël. D’autres, également catalogués « très à gauche », banalisent ou soutiennent ouvertement l’ « humoriste » et désormais homme politique, Dieudonné, plusieurs fois condamné pour ses propos anti-juifs. Il existe, à Bruxelles, un petit lobby pro-Dieudonné – sorte d’extrême droite «dieudonnesque » - très militant, qui avait notamment réussi à infiltrer l’ancienne rédaction de Pan, avant le rachat de cet hebdomadaire par Père Ubu.
Cette nouvelle extrême droite, travestie en extrême gauche « morale », excelle aussi dans un antisionisme tellement primaire, qu’il en arrive à flirter avec des thématiques fascisantes. La manifestation propalestinienne du 11 janvier 2009 – infestée de slogans judéophobes - a montré que, si nous n’y prenons garde, Bruxelles pourrait devenir, dans un futur proche, la capitale de l’antisémitisme.
lundi 5 juillet 2010
Au parlement bruxellois, la majorité fait d’Israël le Juif des Nations ..., Viviane Teitelbaum
"Vous dites "au lieu de cibler les groupes armés ce blocus punit la population civile"… c’est vrai les boycotts appauvrissent et radicalisent souvent les populations. [...] Mais quelques lignes plus loin vous réaffirmez le boycott de la Région bruxelloise envers Israël."
"Le Parlement Bruxellois va trop loin. C’est sans doute la seule assemblée parlementaire à s’exprimer de manière aussi unilatérale. Pourquoi ? Ayez le courage d’y répondre…"
Source: le blog de Viviane Teitelbaum (extraits)
Je vous livre ici le texte mon intervention en séance plénière ce vendredi matin, 2 juillet dans le cadre de la proposition de résolution relative à la réaction armée disproportionnée de l’Etat d’Israël suite à l’arraisonnement de la "flotille de la liberté" signée par les chefs de groupes de la majorité Rudi Vervoort (PS), Yaron Pesztat ( Ecolo), Céline Frémault ( CDH), Brigitte de Pauw ( CD&V) et Annemie Maes ( Groen). Une autre proposition de Fouad Ahidar ( SPA) condamnait “la violence aveugle et la violation de des droits de l’homme dans le conflit entre Israël et la Palestine”.
[...] Il s’agissait évidemment d’un drame humain suite à une opération militaire qui m’a plus que déconcertée. Car comment ou pourquoi une armée que beaucoup considèrent comme l’une des meilleures du monde se retrouve –t-elle à tuer ainsi neuf personnes ? Apparemment pas des pacifistes et âmes pures aux idéaux nobles, mais soit, cela reste difficile à comprendre. Mais au delà, et à juste titre, la proposition de résolution aborde le problème plus fondamental de l’avenir de Gaza.
Pourtant en lisant le texte j’ai l’impression qu’il s’agit ici, plus de rassurer une population vivant en Belgique [voir: Glenn Audenaert: le conflit israélo-arabe et le risque d'émeutes à Bruxelles et Bruxelles, ville musulmane en 2030 ? ], que de contribuer à une quelconque avancée pour la paix. Et c’est là que le bat blesse. L’emballement médiatique général auquel nous venons d’assister autour de la flottille pour Gaza, sans proportion avec la teneur de l’événement pour tragique qu’il soit, interpelle. Que les médias répercutent sans le moindre esprit critique des déclarations d’ONG dont on sait à présent qu’elles émanaient, entre autres, de candidats au suicide – perversion achevée de l’humanitaire, et financées entre autre par Al Quaida, c’est une chose, mais que le Parlement bruxellois reprenne tout cela sans nuance est pour moi infiniment plus inquiétant. Car au lieu de participer à apaiser les tensions au sein de notre pays, de notre Région, d’informer sur la complexité des réalités et des enjeux, nous parlementaires, contribuons à importer le conflit du Moyen-Orient dans nos sociétés. Et c’est cela que je regrette.
jeudi 1 juillet 2010
Ne pas demander à Israël de se faire hara-kiri avertit Claude Demelenne
Excellente analyse de Claude Demelenne parue dans Père Ubu (Demelenne soigne sa gauche)
"Je suis tout sauf un fan de Benjamin Netanyahu. Mais je refuse de participer à l’hystérie anti-israélienne orchestrée par une partie de la gauche. Celle-ci nous raconte la fable du loup israélien et de l’agneau palestinien. Envie de caresser un agneau avec le masque grimaçant du Hamas ? Je ne suis pas maso. Bien sûr, il faut un Etat palestinien. Mais un Hamasland, non merci ! Les dirigeants israéliens ne connaissent pas toujours les bonnes manières, j’en conviens. Mais ils font face à des cinglés qui veulent rayer Israël de la carte. Et qui, aujourd’hui, se font la main, à Gaza, sur leur propre peuple, exécutant les opposants et tyrannisant les Palestinien[nes], qui ont le mauvais goût de ne pas apprécier la charia.
Depuis mon adolescence, j’ai manifesté au moins cinquante fois pour la Palestine. La dernière fois, ce fut le 11 janvier 2009, à Bruxelles, dans un rassemblement noyauté par des islamistes qui, dans l’indifférence de
la gauche locale, vira antisémite. Ce jour-là, j’ai décidé de ne plus jamais mettre un pied dans des défilés accueillant les fachos du Hamas et du Hezbollah. Cela ne m’empêche pas de penser que les Israéliens ont raté le coche, il y a quelques années, en ne libérant pas Marwan Barghouti, haut responsable du Fatah, dont il a dirigé la branche armée. Emprisonné en Israël, Barghouti, ennemi juré du Hamas, a proposé, en 2008, un compromis historique entre Israéliens et Palestiniens.
dimanche 6 juin 2010
Glenn Audenaert: le conflit israélo-arabe et le risque d'émeutes à Bruxelles
Source: repris du blog du commentateur politique Luc Van Braekel (Glenn Audenaert over de moslims in Brussel)
Glenn Audenaert, directeur de la police judiciaire de Bruxelles, était vendredi l'invité du programme Phara de Aguirre de la chaîne publique flamande VRT-Canvas.
Traduction de la transcription d'extraits de son intervention [à la 42' sur cette vidéo] reprise du blog de Luc Van Braekel :
"Mon expérience professionnelle me permet de dire que la situation au Moyen-Orient a un rapport avec le degré de radicalisation des musulmans de Belgique, principalement à Bruxelles. Selon des études, la population musulmane sera majoritaire dans la région de Bruxelles capitale dans cinq à huit ans et le taux de chômage qui frappe cette population contribue à sa marginalisation."
"Ce que je peux affirmer c'est que quand Israël met un pied dans la bande de Gaza le soir même nous auvons des émeutes à la Bourse. Nous ne pouvons pas prétendre que le contexte international n'a pas d'incidence sur ce qui se passe chez nous."
Voir également :
- L’inquiétude des juifs belges
- Devant la Bourse de Bruxelles: des centaines de manifestations anti-israéliennes (2009)
dimanche 18 avril 2010
Scènes de guérilla urbaine à Bruxelles, une synagogue visée
Source: Scènes de guérilla urbaine à Bruxelles, par Joël Rubinfeld, vice-président du Congrès Juif Européen et ancien président du CCOJB
"Cela commence par une fusillade mortelle sur le ring de Bruxelles lundi 12 avril, à l'aube. Quelques heures plus tard, aux alentours de midi, de sérieux affrontements à Saint-Gilles opposent "jeunes" de ce quartier de la capitale et forces de l'ordre "coupables" d'avoir perquisitionné le domicile du malfrat tué par la police tôt le matin.
Le calme est rétabli vers 16 heures. Nouvel accès de fièvre vers 20h. Bilan: voitures incendiées, trottoirs dépavés, mobilier urbain vandalisé, commissariat de police du Parvis de Saint-Gilles attaqué, des dizaines d'arrestations.
La tension persiste le lendemain: mardi, vers 21h, une voiture est incendiée, toujours à Saint-Gilles, et une autre, à Molenbeek, vers minuit. Entre ces deux incidents, un cocktail molotov est lancé vers 22h contre la porte de la synagogue de la rue de la Clinique, à Anderlecht.
Résumons: un malfaiteur est abattu par la police; en représailles, un commissariat de police, garant et symbole d'un ordre public honni par ces "jeunes en colère", est attaqué, quelques voitures sont brûlées et... une synagogue visée.
La synagogue, symbole de quoi pour les pyromanes?"
- "Incident léger" à Bruxelles: un cocktail molotov lancé contre une synagogue
Pour le déroulé des événements:
- Brussels: Riots after fatal police chase (Islam in Europe)
jeudi 15 avril 2010
"Incident léger" à Bruxelles: un cocktail molotov lancé contre une synagogue
Joods Actueel lie les violentes émeutes provoquées par des "jeunes" survenues dans commune bruxelloise de Saint-Gilles au lancement dans la nuit du mardi d'un cocktail molotov contre la synagogue située dans la rue de la Clinique dans la commune d'Anderlecht. Un passant et quelques voisins ont réussi à éteindre le feu. (Anderlecht : Brandbom tegen Synagoge zet deur in de fik)
Pour la Dernière Heure, la tentative d'incendie d'un lieu de culte juif n'est qu'un incident léger : Quelques incidents légers au lendemain des émeutes à Saint-Gilles
La Libre Belgique rapporte dans la rubrique "Brèves" :
"Un cocktail molotov a été lancé mardi vers 21h45 par un ou plusieurs inconnus contre la porte d’entrée de la synagogue de la rue de la Clinique à Anderlecht. Un passant a pu éteindre le cocktail molotov avant qu’il ne cause éventuellement des dégâts. n’est pas la première fois qu’un tel lieu du culte juif est la cible d’un engin incendiaire à Anderlecht. Une enquête de voisinage a été menée par la police. Elle a montré qu’un peu plus tôt dans la soirée des jeunes avaient mis le feu à des poubelles sur des trottoirs des environs. Ce n’est pas le seul emploi d’un engin incendiaire dans la capitale dans la nuit de mardi à mercredi. Mardi vers 21h30, une voiture avait été incendiée rue Fontainas à Saint-Gilles. Et quelques heures plus tard, mercredi peu avant 00h30, c’était au tour d’une autre voiture d’être la proie des flammes rue de Liverpool à Molenbeek-Saint-Jean."
Brussels: Riots after fatal police chase
jeudi 8 avril 2010
Manifestation à Bruxelles pour le "ravissement des soldats sionistes"
"La Ligue des étudiants arabes en Europe" vous invite à participer à une manifestation statique et symbolique organisée à l'occasion du "Jour des Prisonniers Palestiniens" sur la commune de Bruxelles-ville dans le quartier européen.
Nos objectifs visés:
-insister sur le fait que le sujet des prisonniers est un élément constitutif dans la question palestinniene, tout comme la liberation de la terre et le droit au retour.
-prendre en faveur tous les moyens appliqués en voie de libération des prisoniers palestiniens, et surtout le ravissement des soldats sionistes
-demander avec insistance que l'Union Européen prenne des sanctions contre Israel et que le blocus pris contre Gaza soit levé
-nous condamnons l'indifférence chez les regimes Arabes et toutes sortes de normalisation avec l'entité sioniste et appelons aux Arabes de se réunir pour battre contre l'aggravement de l'agression sioniste
L'heure de départ: 14h00 jusqu'a 15h30
Où?: Rond-point de Schuman à Bruxelles
Quand ? Samedi, le 17 Avril 2010"
Terroristes palestiniens
samedi 3 avril 2010
Pour les antisionistes des Halles de Schaerbeek, Israël n’existe déjà plus !
C'est aux Halles de Schaerbeek que, comme le rappelle son site, ont eu lieu de nombreux événement du festival/saison artistique anti-israélien Masarat Bruxelles-Wallonie-Palestine en 2008 et après (2008, année du 60e anniversaire de la création d'Israël). Fabienne Verstraeten, fut d'ailleurs "commissaire" de MASARAT Bruxelles-Wallonie-Palestine-saison artistique ... Et ô surprise Fabienne Verstraten est la patronne des Halles - elle est en effet la directrice et également responsable de la programmation des "arts de la scène" de ce haut lieu de la culture de la capitale de l'Europe.
Source: Père Ubu (Pour les antisionistes subsidiés des Halles de Schaerbek, Israël n’existe déjà plus !)
Au fil des années, les Halles de Schaerbeek ont voulu devenir le temple du multiculturel, version PS. Otez immédiatement le "multi", car si vous croyez que la culture locale ou simplement belge est comprise dans le "multiculturel", c’est qu’il vous reste des tonnes de naïveté à perdre ! Ce n’est pas aux Halles que l’on se rend pour applaudir "Bossemans et Coppenolle". En revanche, c’est en masse qu’y débarquent des spectacles dont le seul mérite consiste à avoir été conçus à plus de mille kilomètres à la ronde, de préférence par d’éphémères troupes se réclamant de cultures encore plus exotiques.
Israël, rayée de la carte
Ce mois de mars a vu se développer un festival des cultures de la Méditerranée. De l’Egypte au Maroc, de la Turquie à l’Andalousie, les Halles de Schaerbeek ont annoncé un panorama culturel, au travers de spectacles choisis selon d’obscurs critères, dont ni l’originalité, ni le talent ne faisaient partie. Un absent: Israël (Le "secteur" de l'anti-israélisme en pleine expansion à Bruxelles). Pour les mendiants de subsides, ce pays se situerait-il au bord de la Mer Baltique ou quelque part entre Vénus et Alpha du Centaure ? Une chose semble certaine pour les légumes cultureux des Halles : la culture israélienne [cinéma, compagnies de danse, littérature, groupes musicaux, etc], cela n’existe pas plus que la Shoah.
lundi 1 mars 2010
Communauté juive de Bruxelles: un sentiment d’insécurité et d’injustice mal accepté
Source: La Capitale repris du site du CCOJB
Des synagogues sont délaissées (26/02/2010, article de Cécile Danjou)
Depuis quelques temps, les synagogues des quartiers populaires d’Anderlecht ou de Schaerbeek sont désertées. Un phénomène expliqué par la migration de la population juive vers Uccle ou Forest, mais aussi par un sentiment d’insécurité. [On estime à 33.000 la population juive en Belgique, dont environ la moitié vit à Bruxelles].
Il y a un demi-siècle, la synagogue située rue de la Clinique, à Cureghem était l’une des plus fréquentées par la communauté juive bruxelloise. Aujourd’hui elle est complètement désertée. Principale explication: la peur. Rue Rogier, la synagogue qui se trouve, elle aussi, en plein quartier musulman connaît le même sort. De même que la synagogue rue du Pavillon, à Schaerbeek. "On évite toujours d’y aller. Quand on est invité là-bas pour un mariage, on y va mais pas de bonne grâce", confie Betty Dan, directrice de Radio Judaïca. Résultat, ces synagogues ont réduit sensiblement leurs activités. "Elles ont été fermées pour les activités hebdomadaires. On ne les ouvre qu’à l’occasion des grandes fêtes juives", explique Albert Guigui, le grand rabbin de Bruxelles. Mais la peur n’est pas la seule explication. "Cette désertion est aussi révélatrice des phénomènes migratoires à l’intérieur de la communauté juive", constate Joël Rubinfeld, président du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB).
dimanche 31 janvier 2010
Le rapppeur Redouane la Déglingue supprime sa vidéo sur Gaza ...
Nous avions déjà signalé le blog de Redouane la Déglingue, "rappeur prodige de schaerbeek", pour son "contenu anti-israélien" (voir liste dans la colonne à droite). Or Père Ubu a dénoncé, dans l'indifférence totale des médias, que le rappeur beuglait dans un clip: "J'épouserai le Maroc après avoir baisé la Belgique", jusqu'à ce que le sénateur MR Alain Destexhe ne dénonce à son tour "qu'un clip de rap hostile à la Belgique était financé grâce aux pouvoirs publics". Les médias se sont alors emparés de l'affaire pour critiquer l'approche de M. Destexhe. (Incidemment, les journaux ne disent pas que l'information vient de Père Ubu alors que M. Destexhe indique que c'est grâce à dernier qu'il a appris cette affaire.)
Outre son chef d'oeuvre sur la Belgique, le sieur Redouane la Déglingue avait fabriqué un clip "Palestine-Gaza" d'une extrême violence qu'il s'est empressé très prudemment - à cause de sa soudaine notoriété ? - de supprimer. Il semble que c'est le seul clip qu'il ait supprimé. Il serait intéressant de savoir si ce clip a également été "financé grâce aux pouvoirs publics" qui ont, en tout cas, l'air d'apprécier le talent de Redouane.
Mais ce n'est pas tout. En préparant ce post, nous sommes tombés sur un programme très louangeux de Pierre Schonbrodt à Télé Bruxelles consacré aux rappeurs qui se sont mobilisés contre la guerre qu'Israël a menée contre les terroristes du Hamas de la bande de Gaza. La présentation de Pierre Schonbrodt est éclairante :
"Un simple coup de téléphone aura suffit pour déclencher un raz-de-marée de rappeurs venus des quatre coins de la Belgique pour crier leur révolte face à la guerre israélo-palestinienne. Une mobilisation artistique impressionnante qui a pour titre "L'Expression contre l'oppression". Mais rien n'est simple lorsqu'il il s'agit du conflit israélo-palestinien et manier la plume sur un tel sujet reste un exercice de haut vol sur lequel certains risquent bien de se brûler les ailes. L'émotion lâchée souvent d'une grande pertinence parfois d'une rare violence. A côté de certaines rimes qui dérapent et que leurs auteurs vont clairement devoir assumer, il y a les autres. Une sorte de véritable cri de révolte artistique qui vise juste tout en renouant avec les fondements du mouvement hip hop."
Mais le plus cocasse est quand l'un de ces grands révoltés, un certain Daroum, déclare le plus sérieusement du monde que les rappeurs, sont très sensibles aux guerres, et auraient pu faire un clip pour le Darfour, sans que le journaliste plein de complaisance ne lui demande pourquoi ils ne l'ont pas fait. Pourquoi effectivement ils ne s'indignent pas des souffrances des populations du Darfour et du Congo. Mais ça c'est peut-être demander trop à ses braves rappeurs en colère.
lundi 11 janvier 2010
11/01/2009 : manifestation anti-israélienne à Bruxelles "bon enfant" ou antisémite?
On ne peut qu'être extrêmement gêné (même quand on connaît leur ligne éditoriale) de la couverture proposée aux lecteurs des deux principaux journaux belges francophones, La Libre Belgique et Le Soir, de la manifestation anti-israélienne qui a eu lieu dimanche dernier à Bruxelles.
Gérald Papy et Baudouin Loos se félicitent de son franc succès en termes de participation et comble des combles ... de comportement des protestataires pendant la manifestation.
Baudouin Loos parle même d'un défilé "bon enfant" jusqu'à la dislocation. Or, faut-il le rappeler, les mots tuent et les boulevards de la capitale de l'Europe furent le théâtre d'un honteux déchaînement d'antisémitisme et d'appels au jihad.
1. Comment les deux quotidiens présentent l'événement
La Libre Belgique : pas de propos antisémites
La Libre Belgique titrait "Qui sème la misère, récolte la colère":
"La manifestation de solidarité avec Gaza a été un succès de foule, à Bruxelles. Tous les partis politiques francophones étaient présents, à des degrés divers. [Heureusement aucun parti flamand ne s'était fait représenter.]
De tous les slogans scandés, dimanche après-midi dans les rues du centre de Bruxelles, par les dizaines de milliers de manifestants (70 000 selon les organisateurs; 30 000 d'après la police) venus dire "Stop au massacre à Gaza", celui-là reflète sans doute le mieux le sentiment de la plupart des protestataires. C'est en effet la colère qui prévaut dans l'assistance, en très large majorité issue de l'immigration arabe, au fil du long cortège qui rallie la gare du Midi à la gare du Nord par les grands boulevards."
Et Gérald Papy de terminer son article par cette phrase qui en dit long sur la lucidité :"Disons simplement que, pour notre part, nous n'avons pas été témoin de propos antisémites".
Le Soir : manifestation "bon enfant"
Dans Le Soir ("Temps fort: Gaza: "Assez!", p.p. 1, 2 et 3), Baudouin Loos, plus lyrique encore que son confrère Papy s'épanche sur la météo radieuse, la foule bigarrée et "bon enfant" qui exprime sa colère, mais bien entendu pas sa haine:
"Un gros succès."
"Un soleil radieux et une température positive avaient accueilli la masse de manifestants qui criaient à gorge déployée des slogans quand ils ne les portaient pas à bout de bras sur d'innombrables calicots. "Stop au génocide de Gaza", "Non à l'immunité", "Nous sommes tous les Palestiniens", "Gaza: et si c'éteint vos enfants?", "Le silence tue", "Israël terroriste", "Gouvernants européens, vous avez choisi de camp de la honte" : c'était bien la colère et l'indignation qui animaient les protestataires. (...) Dans la foule bigarrée, les musulmans de Belgique devaient être majoritaires [en effet, il représentaient probablement 99%]."
"La fin de l'après-midi, se révéla moins bon enfant".
2. Ce qui s'est vraiment passé
- Nazification d'Israël et déferlement antisémite dans les rues de Bruxelles, CCOJB:
"(...) les slogans antisémites, les drapeaux israéliens brûlés et ceux fièrement exhibés du Hamas et du Djihad islamique, tous deux inscrits sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne, les étendards du Hezbollah, les calicots associant Israël au nazisme, ceux comparant Auschwitz ou Dachau à Gaza, les poupées empalées d'enfants ensanglantés, les posters de Hassan Nasrallah et de l'Ayatollah Khomeiny, les mannequins à la taille ceinte d'explosifs ou l'instrumentalisation indécente d'enfants".
- Le pouvoir aux "barbus" ? Non merci ! :
"(...) des pancartes assimilant étoile de David et croix gammée. De telles pancartes, nazifiant les Juifs dans leur ensemble, nous en avons vu des dizaines. Comment s’insérer dans ces groupes, apparemment bien pris en mains par les mosquées, femmes enfoulardées d’un côté, hommes barbus hurlant "Allahou Akhbar !" de l’autre ?"
"(...) un groupe de plusieurs centaines de partisans fanatisés du Hezbollah, appelant à la guerre sainte contre les Juifs".
Il y a un an, manifestation anti-israélienne à Bruxelles "bon enfant" ou antisémite?

Il y a un an: nazification d'Israël et déferlement antisémite dans les rues de Bruxelles
Il y a un an, manifestation anti-israélienne à Bruxelles "bon enfant" ou antisémite? (les médias et la manifestation)
"Le Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB) dénonce la participation de représentants des partis politiques démocratiques francophones à la manifestation anti-israélienne du 11 janvier 2009 à Bruxelles.
Les slogans antisémites, les drapeaux israéliens brûlés et ceux fièrement exhibés du Hamas et du Djihad islamique, tous deux inscrits sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne, les étendards du Hezbollah, les calicots associant Israël au nazisme, ceux comparant Auschwitz ou Dachau à Gaza, les poupées empalées d'enfants ensanglantés, les posters de Hassan Nasrallah et de l'Ayatollah Khomeiny, les mannequins à la taille ceinte d'explosifs ou l'instrumentalisation indécente d'enfants n'ont pas décidé Philippe Moureaux, André Flahaut, Emir Kir et Françoise Dupuis (Parti socialiste), Isabelle Durant et Josy Dubié (Ecolo), Jean-Paul Procureur (cdH) ainsi que Richard Miller et Mustapha El Karouni (MR) à abandonner le cortège.
Le CCOJB est indigné par la caution que ces élus ont apporté à un rassemblement anti-israélien fortement veiné d'antisémitisme et de négationnisme. Le CCOJB se réserve la possibilité de déposer plainte pour ces faits contre chacun des appelants à manifester.
Le CCOJB est également outré par le soutien qu'ils ont accordé aux terroristes du Hamas, du Hezbollah et du Djihad islamique, installant de la sorte dans notre pays les antagonismes d'un conflit lointain avec ses conséquences déjà avérées sur une partie de la communauté nationale.
Le CCOJB condamne les violences qui ont ponctué cette "manifestation pacifique", les voitures renversées et incendiées, les vitrines brisées, le mobilier urbain vandalisé, les véhicules de presse endommagés, la blessure infligée au député Richard Miller et l'agression des forces de police par des manifestants.
Le CCOJB regrette vivement que les partis politiques et les organisateurs ayant appelé à la manifestation aient à ce point sous-estimé les risques qu'un tel rassemblement fait peser sur l'ordre public, le respect et la cohésion de notre société plurielle, et n'aient pas pris toutes les dispositions utiles à cette fin pendant son déroulement.
Joël Rubinfeld, Président"
Gaza = Dachau
Le drapeau israélien est brûlé- voir les photos
- Belgique: choquante instrumentalisation d'enfants dans les manifestations de solidarité avec Gaza
- Elio Di Rupo accuse la "population juive" de "ne pas avoir de remords"
- Bruxelles: photos d'une manifestation anti-israélienne (31/1/2008)
mercredi 18 novembre 2009
Belgique-Israël : gros revers pour les boycotteurs
Source: article (Bruxelles: mission économique controversée) repris du site du quotidien La Capitale
Les entreprises bruxelloises participeront à une mission économique en Israël au mois de décembre. Certaines voix s’élèvent pour estimer qu’il faut l’annuler vu la manière dont l’armée de l’état hébreu a attaqué la bande de Gaza, il y a quelques mois. Ce n’est pas l’avis des milieux économiques. Et chez les députés régionaux ce sujet sensible fait débat.
Aider les entreprises bruxelloises à conquérir de nouveaux marchés, c’est le rôle de Bruxelles export, l’administration en charge du commerce extérieur. Dans ce but, elle organise une mission, économique et commerciale, en Israël au mois de décembre.
Mais des voix, dont celle du PTB, s’élèvent pour demander l’annulation de cette mission. En cause évidemment, la manière dont Israël a mené son attaque contre Gaza en décembre 2008 et janvier 2009. Une attaque qui aurait coûté la vie à 1.400 Palestiniens, dont 300 enfants. [Notons que lorsqu'on parle d'autres conflits: Congo, Rwanda, Sri Lanka, Afghanistan, on ne cite jamais le nombre exact d'enfants tués. Dans les médias européens, seul Israël fait systématiquement exception à cette règle.]
"Je ne suis pas sûr que la mission doit faire de la politique" objecte Olivier Willocx, le patron de Beci, la chambre bruxelloise de commerce. "Sinon, on ne doit plus aller en Chine et dans la moitié des pays du monde!"
Voilà pour l’argument politique. Suit l’argument économique. Israël est un pays de 7,2 millions d’habitants qui importe beaucoup (73 milliards de dollars), a un produit national brut (PIB) élevé (19.800€/habitant) et dont les risques de non-paiement pour les exportateurs sont jugés "assez modérés par rapport à d’autres pays."
La Belgique exporte pour 4 milliards d’euros vers Israël et importe pour 2 milliards. Même hors commerce du diamant, "on exporte encore pour 892 millions d’euros, soit à peu près le même niveau que la France."
Bon mais faut-il faire des affaires à n’importe quel prix pour autant? Olivier Willocx se veut pragmatique. "Israël est un pays démocratique et il n’y a pas de boycott décrété par les nations unies comme vis-à-vis de la Birmanie." Pour lui, un petit pays comme la Belgique doit s’aligner sur ces positions défendues par le plus grand nombre.
Avec une restriction toutefois. "Pour des livraisons d’armes, c’est le politique qui doit trancher. Sinon, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas leur vendre des choux de Bruxelles ou des maillots de bain."
______
Tous les jours, de nouvelles raisons pour s'opposer au boycott d'Israël :
- Anti Boycott Israel Blog (La recherche israélienne sauve des vies et contribue au progrès de la science. Faut-il boycotter Israël ? Si oui, mieux vaut être et rester en bonne santé …)
- 200 raisons qui plaident contre le boycott d'Israël
- Axel Springer: un groupe de presse allemand pro-israélien
"Israël est la tête de pont de la démocratie au Moyen-Orient. Il est donc de l'intérêt de l'Europe de le soutenir et de le renforcer. Nous partageons les mêmes racines culturelles, les mêmes intérêts du point de vue de la sécurité et de la politique étrangère." (Dr Mathias Döphner, PDG du groupe de presse Axel Springer)
lundi 16 novembre 2009
Luk Vervaet, un anti-israélien radical qui soutient le Hezbollah et le Hamas
"Organiser des campagnes d'information, de sensibilisation et de conscientisation sur la nature agressive, terroriste et raciste de l'entité sioniste, ainsi que les risques qu'elle fait courir à la sécurité et à la paix dans le monde. Dévoiler ses objectifs expansionnistes, ses pratiques inhumaines et ses crimes contre le peuple palestinien et les lieux saints; oeuvrer à l' l'expulsion de l'entité sioniste des institutions internationales." (charte de l'Union Internationale des Parlementaires pour la Palestine, dont Luk Vervaet est le président de la branche belge)
Le Soir a consacré dans son édition du week-end à un certain Luk Vervaet un long article intitulé "Un enseignant et militant victime de ses convictions politiques? Un prof privé de cours de prison":
"Certes, Luk Vervaet est un enseignant et citoyen engagé. Il tient un blogue, signe des textes d'opinion dans les journaux, milite en faveur de la Palestine, des droits de l'homme ..., mais de la à en faire un problème de "sécurité" [...]."
A la lecture de cette description on ne peut plus lisse et anodine, le lecteur du Soir retirera l'impression que Luk Vervaet est un homme engagé, qu'il "milite en faveur de la Palestine" et qu'il est somme toute un gars bien sympathique, voire qu'il mérite toute sa sympathie et admiration.
Car c'est tout ce que le journaliste Hugues Dorzée mentionne (c'est Dorzée qui a signé plusieurs articles dans Le Soir sur la saga du boycott des dattes israéliennes, et sur lequel nous comptons revenir). D'autres médias belges francophones lui ont emboîté le pas et dépeint les activités de Vervaet de la même manière.
De quel engament pour la Palestine s'agit-il ?
Luk Vervaet est loin d'être un simple militant de la cause palestinienne. Claude Demelenne dans La Libre Belgique a fort bien décrit le personnage, ses associés et la sinistre association dont il est le président ("Un "parti iranien" en Belgique ?") :
"L’IUPFP [Internationale des Parlementaires pour la Palestine] a été créée à Téhéran, en mai 2001, en marge d’une conférence sur la Palestine organisée par le Parlement iranien. Ses statuts sont un copier-coller de la position de l’Iran : dénonciation de "la nature terroriste et raciste de l’entité sioniste", soutien à la résistance "sous toutes ses formes" (y compris, donc, les actions terroristes visant des civils), défense de "l’identité arabe et islamique de Jérusalem", "droit du peuple palestinien à établir son Etat sur son territoire, avec Jérusalem comme capitale" (ce qui revient à nier le droit à l’existence d’Israël). Près de la moitié des membres de l’IUPFP sont des Iraniens et des Libanais membres du Hezbollah. Son secrétaire général est le religieux iranien Ali Akbar Mohtshemi. Ancien ministre de l’Intérieur, il a joué un rôle central dans la création du Hezbollah libanais, financé et armé par l’Iran.
Le Directeur International de l’IUPFP est un Belge d’origine libanaise, Dyab Abou Jahjah. Mis en cause pour son rôle à la tête de la Ligue arabe européenne (AEL), lors de heurts entre jeunes immigrés et policiers, à Borgerhout, en 2002, Abou Jahjah a été blanchi par la justice. Sa trajectoire intrigue, pourtant. Abou Jahjah a combattu aux côtés du Hezbollah. Il est un admirateur de son leader, Hassan Nasrallah, le "Khomeiny libanais", accusé de contrebande d’armes iraniennes vers Gaza.
Le président de la branche belge de l’IUPFP est Luk Vervaet, ancien dirigeant du Parti du Travail de Belgique (gauche radicale). Le 13 mai 2008, lors de son discours d’ouverture du Congrès de l’IUPFP, Luk Vervaet a plaidé pour "la suppression des mouvements islamiques comme le Hamas de la liste européenne des organisations terroristes". Il a présenté Israël comme "le dernier régime d’apartheid dans le monde". Pas un mot, dans son intervention, pour critiquer le fondamentalisme islamique du Hamas.
Le 15 décembre 2008, l’IUPFP a organisé, à la Maison des Parlementaires, à Bruxelles, une conférence sur le thème des prisonniers palestiniens détenus en Israël. Parmi les orateurs, deux membres du Hezbollah, Abdullah Kassir, directeur de la télévision du mouvement chiite, Al-Manar, interdite dans plusieurs pays européens suite à la diffusion de programmes antisémites, et le député Hussein Al Hadj Hassan. Dans son intervention, le premier a accusé Israël de pratiquer un "génocide" en Palestine. Le second a enjoint "les sionistes israéliens" d’arrêter "leur nazisme contre les Palestiniens". Il a comparé la résistance du Hezbollah à celle du "peuple belge contre les nazis". Pour rappel, le Hezbollah orchestre une propagande raciste contre les Juifs. Sa branche armée a perpétré de nombreux attentats contre des civils.
Le Directeur international de l’IUPFP, Dyab Abou Jahjah, était présent, le 15 décembre, dans les locaux du parlement belge. Le 30 mars 2009, Abou Jahjah s’est rendu à Londres pour y lancer la branche britannique de l’IUPFP. La home page du site internet de l’AEL, créée par Abou Jahjah, affiche une bannière signée par le Hamas : "Nous ne reconnaîtrons pas ce soi-disant Israël." Un "soi-disant Israël" qui, selon l’AEL, doit être rayé de la carte.""
Extraits de la charte de l'IUPFP (on notera le nom de Luk Vervaet dans le document) :
"Consolidating the presence of the Palestinian people in its land by assisting and supporting its resistance against occupation in all its forms, and providing Palestinians with all essential elements for their steadfastness and the continuation of their glorious Intifada on their national soil."
"Deep sensitization and spreading awareness on the aggressive, terrorist and racist nature of the Zionist entity as well as the hazards on security and peace in the world it causes. Exposing its expansionist objectives and inhuman practices and crimes against the Palestinian people and the sacred places, and seeking the expulsion of the Zionist entity from international institutions."
"Seeking to spread a culture of resisting the normalization of relations with the Israeli occupation, and a culture of boycotting both the American and Israeli products."
"Exposing the dealings of every state or organism in supporting the Zionist entity against the objectives of the Palestinian people as well as exposing the policies of such states and boycotting them economically."
- Conférence du Hezbollah prévue au Parlement belge
- Apologie du terrorisme et diatribes antisionistes du Hezbollah à la Maison des Parlementaires)
- Hezbollah te gast in het Parlement
- AEL triomfeert, fractieleiders boos
- Hizbollah en AlManar in het Belgische Parlement, fractievoorzitters schijnheilig geshockt (Abou Jahjah fait de l'humour et s'amuse d'avoir "choqué" son monde ...)
- Two Capitals, Two Conferences
- AJC Condemns Hezbollah Meeting at Belgian Parliament
- Hezbollah members to speak in Belgian Parliament hall
- Belgian Political parties "invite" Hezbollah in the Belgian Parliament
Bruxelles: "l’État hébreu sera noyé de plaintes pénales qui augmenteront son discrédit"
"Le verdict invente même un nouveau concept, celui du crime d’agression dont Israël s’est rendu coupable au Liban.""Près de 300 personnes, dont les ambassadeurs du Liban, de Syrie et d’Iran, ainsi que la vice-présidente du Parlement européen, Louisa Morgantini, ont assisté à la lecture du verdict, avant d’ovationner debout pendant dix minutes les juges."
Sources: MPL, Islam Belgique, L'Orient Le Jour et IAC
Les médias n'en ont pas parlé, mais il est important de savoir (1) comment est conçue et mise en oeuvre en Europe - et tout particulièrement à Bruxelles, la capitale de l'Europe - l'offensive judiciaire contre Israël et (2) de quels soutiens elle peut se prévaloir.
Il était prévu que ce tribunal fantoche siégerait à l'Université Libre de Bruxelles (selon Ángeles Maestro du groupuscule d'extrême gauche espagnol Corriente Roja), mais s'est finalement réuni à : "Ixelles, dans un lieu subventionné par la Région bruxelloise, (La Maison des Associations internationales, 40 rue de Washington), dans une grande opacité et un mutisme médiatique. Pierre Galand, ex-sénateur belge [et président président du Centre d'Action laïque (CAL), figure sur la liste de parrainage de ce pseudo-tribunal. Il avait déjà défendu cette idée à Durban, en 2001, suggérant "la réactivation d'un tribunal des peuples, ù l'on puisse identifier l'ensemble des violations dont sont victimes les Palestiniens". Aucune personnalité politique d'Europe n'a cautionné cette initiative, coordonnée par Raoul-Marc Jennar [un ancien d'Oxfam comme Pierre Galand, et qui utilisait pour la circonstance une adresse email du parlement européen: raoul.jennar@europarl.europa.eu]." [1]
Moins d'un an après, le même Pierre Galand fonde un nouveau Tribunal pour condamner Israël.
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Extraits d'un article de Scarlett Haddad Le "tribunal de la conscience" condamne violemment Israël à partir de Bruxelles publié dans L'Orient du Jour
"Empire du Mal :: Mercredi, 5 mars 2008
De l’avis des experts, il s’agit d’un tournant important dans la lutte contre Israël. Désormais, le conflit ne se joue plus seulement sur le terrain, à travers des actes de violence réciproques, mais il est propulsé devant les tribunaux internationaux et les instances qui regroupent un grand nombre de pays et d’associations de la société civile. En dépit de toutes les embûches, le "tribunal international des citoyens pour le Liban", connu aussi sous le nom de "tribunal de la conscience", s’est tenu à Bruxelles à la fin de février [...]. Il a émis son verdict, après une procédure similaire à celles des instances juridictionnelles internationales, dans lequel il a estimé que "les autorités israéliennes sont responsables de la guerre contre le Liban en juillet 2006" et il les considère "coupables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide. Le verdict invente même un nouveau concept, celui du crime d’agression dont Israël s’est rendu, selon lui, coupable au Liban.
Selon un des Libanais membres du comité organisateur, ce verdict a une valeur morale et il sera transmis à toutes les organisations relevant des Nations unies, ainsi qu’aux parlements et aux gouvernements du monde entier. De plus, il est de nature à encourager les individus dotés d’une double nationalité, libanaise et autres, qui se considèrent lésés par les agressions israéliennes, à intenter des procès aux autorités israéliennes devant les tribunaux de leur seconde nationalité. De la sorte, "l’État hébreu sera noyé de plaintes pénales qui augmenteront son discrédit", estime un des membres du comité organisateur. [...]
Près de 300 personnes, dont les ambassadeurs du Liban, de Syrie et d’Iran, ainsi que la vice-présidente du Parlement européen, Louisa Morgantini, ont assisté à la lecture du verdict, avant d’ovationner debout pendant dix minutes les juges.
Selon les organisateurs, c’est donc une première réussie. Pour la première fois, les Libanais ont décidé d’utiliser de nouveaux moyens pour lutter contre Israël et ils ont été jusqu’au bout de leur projet, avec l’aide, reconnaissent les organisateurs, des ONG internationales et des associations de la société civile. Dans cette région, où la violence est la plupart du temps la seule forme de dialogue, c’est peut-être le début d’une nouvelle ère …"
[1] Vivianne Teitelbaum, "Salomon, vous êtes juif !? - L'antisémitisme en Belgique, du Moyen Age à Internet", Luc Pire, p. 169.
- "Crimes de guerre israéliens" au Liban jugés à Bruxelles
- Un prétendu "tribunal des peuples" tient ses assises à Bruxelles
dimanche 15 novembre 2009
Belgique : on accusa d'abord les voyous (2004)
Source: Shalom Archav
Des tabous ont sauté en Belgique
ATTAQUES ET MENACES, IMPUTÉES À LA COMMUNAUTÉ MAGHRÉBINE, ONT SUSCITÉ PEU DE RÉACTIONS
Par Marie-Laure COLSON - Libération - Jeudi 19 février 2004
On accusa d’abord les "voyous". En décembre 2001, l’agression physique du grand rabbin de Bruxelles dans le métro passa presque inaperçue. Puis il y eut les engins incendiaires contre les synagogues de Bruxelles et d’Anvers, les tirs contre celle de Charleroi, l’incendie d’une librairie juive, les insultes et les crachats, les caricatures et les tribunes dans la presse... Sans que ces actes clairement antisémites ne provoquent d’autre réaction qu’un émoi mesuré. Et une gêne palpable quand il s’agissait d’en dénoncer les auteurs.
"Il y a encore deux ans, confirme Omar Bergallou, animateur au Mrax (Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie), on hésitait à désigner une population elle-même victime de discriminations. Aujourd’hui, c’est incontournable : la montée de l’antisémitisme concerne l’ensemble de la société belge, mais le passage à l’acte violent est le fait de jeunes issus de la communauté maghrébine."
Il a fallu que se produisent plusieurs faits antisémites graves en moins d’un mois pour que Marie Arena, la ministre de l’Intégration sociale et de l’Interculturalité, et le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme, un établissement public, réagissent par un communiqué contre ces actes "odieux" et décident de créer une "cellule de veille". Quelques jours auparavant, le 28 janvier, le match de foot en salle Israël-Belgique à Hasselt avait dû être interrompu. La télévision avait montré des supporters hurlant "Hamas, Hamas, tous les juifs au gaz" ou "Mort aux juifs" devant des agents de police imperturbables.
La jeunesse livrée à elle-même
Ancien basketteur reconverti dans le soutien aux jeunes, Chico Kebsi désigne les commerces presque tous marocains qui bordent ce boulevard de Bruxelles menant à la gare du Midi : "Entre 1970 et 1990, les centres-ville ont été abandonnés, les familles maghrébines sont venues s’installer dans un habitat dégradé, la jeunesse a été livrée à elle-même." Le communautarisme a pallié une absence de politique sociale, abandonnée aux associations de terrain. Alimentée par une vision "satellitaire" du conflit au Proche-Orient, la distance s’est muée en détestation. Sur ce même boulevard, à la sortie de l’Athénée Maïmonide, Nathanaël, 15 ans, et ses camarades se sont fait agresser début février. Ce n’était pas la première fois. En mars 2003, une bande les avait pris à partie à la station de tram. Insultés, tabassés. Personne n’avait bougé. "Cette fois, quand on est sortis de l’école, ils étaient de l’autre côté de la rue. Ils ont commencé à nous traiter de "Sales juifs de merde" et à nous cracher dessus. Les gardes de l’école les ont dispersés. Mais, plus loin, ils avaient téléphoné à leurs copains et ils étaient une dizaine, avec des bâtons et des barres de fer." L’un des écoliers a demandé de l’aide à des adultes, en vain. Nathanaël, comme la dernière fois, est allé à la police pour porter plainte. Il n’a toujours pas pu déposer.
"L’antisémitisme de la communauté maghrébine est virulent, mais on ne peut pas dire que ce soit un coup de tonnerre dans un ciel serein", dit Maurice Einhorn, de l’association Dialogue et Partage. "J’ai été élevé dans une école flamande. Tous les juifs étaient mis d’office dans les mêmes classes, et les remarques antisémites des profs étaient fréquentes." La sortie récente du cardinal Joos dans un journal flamand, expliquant que Bill Clinton n’avait pu être élu que grâce "au grand capital et aux juifs", montre aussi que, dans un pays qui n’a jamais abordé la question de ses responsabilités dans la politique nazie de déportation des juifs, des tabous ont sauté. Pour Omar Bergallou, le ciel n’était pas non plus si serein avant la deuxième Intifada. "ça existait avant ! Les anciennes générations ont vécu le conflit israélo-arabe de 1967 et ont transmis leur ressentiment. Dans les bistrots maghrébins aujourd’hui, on ne discute pas des accords de Genève, mais de la légitimité de l’Etat d’Israël. On tient des discours qui valorisent Hitler, qui diabolisent les juifs, les homosexuels et parfois les femmes."
François Sant’Angelo, du Centre pour l’égalité des chances, observe une montée simultanée de l’islamo-phobie et de l’antisémitisme. "Ceux qui passent à l’acte sont une minorité, une population désespérée qui s’attaque à une population plus faible." Plus faible en nombre surtout, 30 000 personnes environ. La communauté maghrébine, forte de 200 000 à 300 000 personnes, est un réservoir d’électeurs autrement plus intéressant. "Les mosquées sont les seuls éléments organisateurs de la communauté, souligne Omar Bergallou. Ici, aux élections communales, il suffit que l’imam donne une consigne de vote."
Départ pour Israël
Depuis sa création il y a quarante-cinq ans, le Centre communautaire laïc juif est de tous les combats de la gauche et, à ce titre, le Front antifasciste l’avait sollicité pour une marche contre l’extrême droite le 24 avril. "Avec ce qui se passe en ce moment, j’ai demandé que l’on mentionne l’antisémitisme dans les slogans, ce que je n’aurais pas fait il y a cinq ans", raconte sa présidente, Michèle Szwarcburt. Il y a eu des ricanements. On nous a répondu que marquer antisémite sur une pancarte, c’était écrire pro-Sharon." La dénonciation du sionisme, fût-il de gauche, est devenue ici une véritable "religion civique", estime Joël Kotek, professeur à l’université libre de Belgique. "C’est tout un climat. Les Belges ont peur de l’islam et n’osent pas le dire, et le dérivatif, c’est l’antisionisme."
Vincent a décidé, lui, de jeter l’éponge. Il assistait en juin dernier aux funérailles de la mère de son professeur de fac, un homme connu et respecté. Le cortège qui sortait de la morgue, située dans un quartier d’immigrés maghrébins, est passé devant les grilles d’une école primaire. "Des enfants de 7 ans ont crié "Mort aux juifs". Les enseignants qui étaient avec eux n’ont pas réagi. ça a été l’événement de trop." Cet universitaire de 39 ans a vendu son appartement et part à la fin du mois pour Israël.
- 2009 : Nazification d'Israël et déferlement antisémite dans les rues de Bruxelles
mercredi 11 novembre 2009
Belgique: Yacub Mahi professeur de religion islamique cite Garaudy et défend le Hamas
En réaction à ce message Bruxelles: un professeur de religion islamique conteste le récit d’un rescapé des camps nazis, un lecteur de ce site a tenu à attirer l'attention sur le cas d'un autre professeur de religion islamique, Yacub Mahi :
"Rien de nouveau ! En 2007 le plus célèbre des prof d'Islam en Belgique, Yacub Mahi, utilisait aussi Roger Garaudy comme référence dans un discours. On ne doit donc pas être étonné qu'ils suivent sa voie."
Roger Garaudy, un modèle
En effet, Yacub Mahi, qui semble être très respecté en Belgique francophone et est régulièrement invité à des débats télévisés, cite en modèle, dans cette video (à la 40ème seconde), le négationniste Roger Garaudy :
Conférence YACOB MAHI N°2 - 10/03/07
Soutien au HamasLe signature de l'illustre professeur ("Yacob MAHI, Enseignant, Théologien, Dr. en Histoire et Sciences des Religions, Conférencier") figure dans une pétition lancée aux "candidats aux 736 sièges du parlement européen, à l'occasion des élections européennes de juin 2009, leur demandant le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes". On y trouve également Tariq Ramadan ("professor, Oxford/Erasmus Universities") et Dyab Abou Jahjah ("activiste, Belgique-Liban"), le fondateur de l'Arab European League.
Mais ce n'est pas grave, on prétendra comme d'habitude, en tombant des nues, qu'on ne le savait pas.
- Une belge lance une pétition pro-Hamas aux Eurodéputés Bruxelles: un professeur de religion islamique conteste le récit d’un rescapé des camps nazis
""Cela ne m’est jamais arrivé en 25 ans", a déclaré Henri Kichka, 83 ans, qui témoigne inlassablement de son expérience concentrationnaire aux jeunes.""BRUXELLES (EJP, 17/03/2009 ) --- Un professeur de religion islamique d’un athénée (lycée) de Bruxelles a contesté le témoignage d’un rescapé des camps nazis qui racontait son histoire à des élèves de l'établissement, rapporte le quotidien Le Soir.
Henri Kichka, de l’Union des déportés juifs de Belgique, avait été invité vendredi dernier par la direction de l'Athénée de Bruxelles 2 à Laeken à raconter à 150 élèves de secondaire son histoire et celle des membres de sa famille déportés à Auschwitz-Birkenau et Buchenwald.
Pendant la rencontre avec les élèves, l’établissement scolaire a été pris à partie par un professeur de religion islamique qui a déclaré que le récit du rescapé était "largement exagéré", provoquant immédiatement un chahut.
"Cela ne m’est jamais arrivé en 25 ans", a déclaré Henri Kichka, 83 ans, qui témoigne inlassablement de son expérience concentrationnaire aux jeunes.
La direction de l’école avait décidé de filmer son récit parce que, disait-elle, "les témoins disparaissent et nous voulons garder des trace".
Lundi, les syndicats ont revu les cassettes de la rencontre. "Nous avons retranscrit les propos tenus. A nos yeux - mais ce n'est pas à nous d'en juger -, l'auteur fait siennes les thèses négationnistes de Roger Garaudy, qu'il cite", disent-ils."L'affaire ne restera pas sans suite", a déclaré la direction de l'école. Une enquête administrative a été ouverte."
Source: article de Yossi Lempkowicz dans EJP
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Récemment un élève, se réclamant d'un autre lycée bruxellois, citait Hitler appelant à éliminer les sionistes dans un groupe sur Facebook. Le groupe a connu un beau succès (voir ici et ici).
Devant la Bourse de Bruxelles: des centaines de manifestations anti-israéliennes
La Bourse de Bruxelles doit être la seule bourse au monde sur les marches de laquelle ont lieu, tous les vendredis depuis au moins six ans, des manifestations anti-israéliennes, voire anti-sémites. Des centaines de manifestations s'y sont déjà produites au cours desquelles les participants donnent libre cours à leur "haine d'Israël".
Sara Brajbart du Collectif Dialogue & Partage écrivait ceci le 12 février 2004 - il y a donc plus de cinq ans :
Mais d'autres manifestations y ont lieu également comme celle-ci particulièrement sauvage filmée le 14 mars: Vidéo. Il est intéressant de remarquer la "passion militante et citoyenne" des manifestants et la totale indifférence des passants ..."Toujours le vendredi, à 16 heures cette fois, et, pendant une heure environ - ou plus si affinités - une autre manifestation est organisée par des pacifistes pro-palestiniens sur les marches de l'escalier de la bourse. Lieu de rendez vous mythique des amoureux bruxellois devenu lieu de haine d'Israël exprimée par les calicots brandis par les manifestants." (Graves manifestations antisémites à Bruxelles)
Les manifestations du vendredi sont une initiative de l'Association Belgo-Palestinienne, dont le président est Pierre Galand également président du CAL (Centre d'Action Laïque francophone, la plus haute fonction dans la laïcité et nommé à ce poste par ses pairs laïques à une écrasante majorité). Il s'est distingué à "Durban I" par ses attaques d'une extrême virulence contre Israël. Il y a participé en sa qualité de président du Comité Européen de Coordination des ONG sur la Palestine. Il est également membre du Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.
Le président de la laïcité belge (francophone) est toujours très engagé dans la diabolisation d'Israël comme le démontrent ces manifestations devant la Bourse. Pierre Galand, se prenant pour Jean-Paul Sartre, vient de lancer le très médiatique pseudo Russell tribunal pour la Palestine.
- Pierre Galand ira-t-il diaboliser Israël à Durban II ?
- Belgique: un 3ème "tribunal citoyen" pour juger les "crimes" d'Israël
- A Bruxelles : Prélude à Durban II ?
- Tribunal Russel : Faut-il en vouloir aux Belges ?














