Affichage des articles dont le libellé est Union européenne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Union européenne. Afficher tous les articles

mercredi 19 septembre 2012

Le message ambigu de l'eurodéputée et Israël-basher Véronique De Keyser

La Commission de Commerce International approuve l’accord ACAACommuniqué de presse de Véronique De Keyser, Vice-présidente du Groupe Socialistes & Démocrates.  Mme De Keyser est la plus célèbre pasionaria anti-israélienne du Parlement européen - elle reflète bien entendu les positions du Parti socialiste belge francophone.  Il convient de savourer ce communiqué:
Le groupe S&D [cette formulation peut faire croire que tous les eurodéputés socialistes sont opposés à l'accord] s’est opposé ce matin [18 septembre] à la conclusion du Protocole additionnel à l’accord euro-méditerranéen établissant une association CE/Israël et concernant un accord CE/Israël sur l’évaluation de la conformité et l’acceptation des produits industriels (ACAA). En effet, alors que la colonisation se poursuit dans les territoires occupés et menace toute solution à deux Etats, alors que le blocus de Gaza se poursuit et que le processus de paix est au point mort, la conclusion d’un tel accord semble pour le moins prématuré. [...]
En dépit d’une campagne de mails massive de la part de la société civile [l'europdéputée ne fournit aucune preuve sur cette prétendue campagne massive - ce qu'on peut dire c'est que la pétition fut un flop monumental] contre l’accord ACAA, la Commission du Commerce International, dans un affrontement droite contre gauche, a voté pour l’accord à une courte majorité de 2 voix (15 pour, 13 contre et 2 abstentions) [magnifique esprit de transparence caractéristique du Parlement européen: surtout ne pas dire qui a voté pour et qui a voté contre].
Restera pour ACAA à passer le cap de la plénière. «Ce n’est pas encore fait, » a déclaré Véronique De Keyser, « et je ne désespère pas de l’Europe pour rester cohérente dans ses engagements en faveur des droits de l’homme. »

Rappelons que l'Europe s'enfonce dans la crise et le chômage et que les eurodéputés reçoivent de plantureux salaires pour s'occuper de ce genre de choses.

Voir le communiqué de Frédérique Ries:

Accord de libre échange entre l’UE et Israël: une lueur d’espoir pour les patients européens, par Frédérique Ries


Il suffit de faire une recherche sur le site du Parlement pour tomber sur l'activisme anti-israélien de cette pasionaria:

mardi 18 septembre 2012

Accord de libre échange entre l’UE et Israël: une lueur d’espoir pour les patients européens, par Frédérique Ries

"Malgré un dernier chantage du Président socialiste portugais..." Il faut vraiment que M. Vital Moreira ait du toupet considérant la situation dans laquelle le Portugal se trouve.  Bravo à l'eurodéputée Frédérique Ries [photo]. Nous regrettons néanmoins le manque de démocratie du Parlement européen.  Qui a voté pour?  Qui a voté contre?

Communiqué: Accord de libre échange entre l’UE et Israël ; une lueur d’espoir pour les patients européens!

Cela fait plus de deux ans et demi, bientôt trois, que le dossier «ACAA» était à l’«étude» au Parlement européen.  Un dossier technique de libre-échange de médicaments entre l'UE et Israël. Tout bénéfice donc pour les patients de part et d'autre mais aussi pour les budgets santé de nos Etats membres désespérément à la recherche de médicaments moins chers. Teva, géant pharmaceutique israélien, est le premier fabricant de génériques au monde.  Grâce à cet accord un nombre important de nouveaux médicaments pourraient entrer beaucoup plus rapidement sur le marché européen qu’ils ne le peuvent aujourd’hui; être disponibles plus vite et à plus faible coût pour les patients européens et donc pour les Etats membres!

Le dossier a été pris en otage par une poignée de députés et bloqué depuis son arrivée au Parlement européen via une série de manœuvres politico-techniques, empêchant les membres de la commission parlementaire du commerce international d'abord, la plénière ensuite, de pouvoir se prononcer démocratiquement sur le fond.

jeudi 7 juin 2012

Pierre Piccinin: la fausse odyssée d'un Syrial menteur...

"Piccinin c’est aussi et avant tout un antisémite et un antisioniste notoire qui n’hésite pas à se servir de sa fonction à l’école européenne pour déverser sa haine à l’égard des Juifs!"

"Il dit avoir passé 6 jours dans les prisons de 4 villes et notamment dans la prison des services secrets où il aurait assisté à des tortures indescriptibles, il devait même enjamber les cadavres… Motif de son interpellation : on le suspectait d’être un agent des services français. Pour lui permettre de s’en sortir, ses codétenus (ayant subi des tortures répétées, et à moitié morts) se seraient cotisés pour lui obtenir un GSM afin qu’il prévienne ses proches et son ambassade à Amman en Jordanie (tout ça depuis sa cellule bien sûr)! J’ai contacté le ministère des Affaires Etrangères… Ils sont très embarrassés par cette affaire. Tellement embarrassés qu’il n’y a pas de communiqué officiel!"

"Vexé d’avoir été jeté comme une merde et de ne pas avoir été «reconnu» par les autorités syriennes comme un «grand ami» décide d’inventer cette histoire. Voilà la fabuleuse histoire d’uncrétin mytho vexé et en manque de reconnaissance qui essaye de jouer dans la cour des grands…"


Source: Marc Loiseau UBU-PAN 31 mai 2012

22 mai 2012, le Vif annonce qu’un professeur de l’UCL est arrêté en Syrie 3 jours plus tôt et que le ministère des affaires étrangères est sur le point d’obtenir son expulsion. Le type est présenté tantôt comme «chercheur», tantôt comme «historien» ou même comme spécialiste du monde arabe. C’est ainsi qu’il se présente sur son blog (qui lui permet aussi de se faire passer pour un journaliste).

Pierre Piccinin [photo de quelqu'un qui se prend au sérieux] n’est en réalité qu’un prof d’histoire à l’Ecole européenne d’Uccle et rien d’autre! Le reste c’est du «Bla-Bla» (en référence à son grand ami Souhail Chichah). Spécialiste du monde arabe, il ne l’est en aucune manière. Ce mytho a décidé d’aller à contre-courant en soutenant ouvertement le régime iranien d’Ahmadinejad et jusqu’il y a quelques jours, celui de Bachar el-Assad en Syrie! Il s’est rendu à plusieurs reprises dans les zones de conflits à l’époque du printemps arabe (Egypte, Lybie, Syrie,…) à titre totalement personnel, uniquement pour alimenter son blog perso ou sa page Facebook. Il se donne l’impression d’exister, car il a son petit fan club! Piccinin c’est aussi et avant tout un antisémite et un antisioniste notoire qui n’hésite pas à se servir de sa fonction à l’école européenne pour déverser sa haine à l’égard des Juifs! Il est d’ailleurs «ami» avec la majorité de ses élèves sur Facebook… Cela n’aurait rien de gênant s’il ne tenait pas des propos totalement inacceptables et mensongers pour quelqu’un qui se revendique historien. Pas plus tard que le 10 mai, il y encensait l’ex humoriste Dieudonné en disant qu’il n’y avait pas une once d’antisémitisme chez lui et que c’était un scandale que son spectacle à Bruxelles (clandestin) fut interrompu à la demande des autorités [Pierre Piccinin, VIP au spectacle de Dieudonné à Bruxelles]. 

mardi 29 mai 2012

L'école européenne ferme-t-elle les yeux sur les dérives antisémites d'un de ses professeurs?

Source Facebook: "Attaqué, une fois de plus, lâchement, par la mafia sioniste, je n'ai pas peur.  Et un jour la peur changera de camp et ce sont eux qui en auront à rendre des comptes."
Source: le blog de Marc Toussaint

Suite aux dernières tribulations de Pierre Piccinin en Syrie, j'ai procédé à l'interview de la directrice de l'école européenne d'Uccle. Je vous invite également à lire dès demain le papier qui paraîtra dans UBU-PAN [en Belgique] au sujet du dernier séjour de Piccinin en Syrie.

Suite à ces événements, j’ai contacté la directrice de l’école européenne d’Uccle, madame Antonia Ruiz-Esturla. Interrogée sur la position officielle de l’école européenne au sujet de Pierre Piccinin et de ses positions politiques «engagées», elle me répond que l’école ne cautionne pas les propos et les actes de son enseignant. Madame Ruiz-Esturla me déclare ensuite que cet enseignant ne pouvait absolument pas faire référence à l’établissement dans ses déclarations ou publications [1]. Or jusqu’à son expulsion de Syrie la semaine passée, il faisait toujours mention de ses fonctions au sein de l’école européenne sur son blog ou sur sa page Facebook. Les journalistes de la presse officielle en faisaient d’ailleurs toujours état!

Plusieurs parents d’élèves m’ont relaté que Piccinin tenait des propos inacceptables et obsessionnels à l’égard «du lobby juif ou pro-israélien» à ses élèves en classe, tentant de les influencer…Interrogée sur le fait que Piccinin soit ami avec la majorité de ses élèves sur Facebook alors qu’il y tient des propos extrémistes, la directrice me répond qu’elle n’est pas au courant et qu’elle n’a jamais vu sa page Facebook!

Lors d’un voyage en Turquie organisé par l’école, Piccinin aurait tenu des propos déplacés et racistes, ce qui amena deux professeurs accompagnants à se plaindre à la direction, qui décida d’étouffer l’affaire, pour ne pas faire de vagues. Enfin, je lui demande si elle compte prendre des mesures à l’égard de Mr Piccinin suite à des positions et les actes qui peuvent porter atteinte à la bonne réputation de l’établissement. Elle me demande à quoi je fais référence. Ma réponse : Aux positions et aux actes que vous ne cautionniez pas en début d’entretien…


Voir également:

Pierre Piccinin, VIP au spectacle de Dieudonné à Bruxelles

Jonathan Littell traite Pierre Piccinin de "crétin de Gembloux"

Pierre Piccinin dénonce l'hommage aux enfants juifs tués à Toulouse

mardi 6 décembre 2011

Une élève juive de 15 ans harcelée à l'École européenne à Bruxelles

"Ton frère et ta famille ont tué des Palestiniens."

Ce fut d'abord le cas d'Océane (Bruxelles: la jeune fille juive agressée ... change d'école) et maintenant on apprend le cas de Camille, harcelée par deux courageux garçons (c'est effectivement courageux de la part de ces deux garçons belges qui portent le keffieh de se mettre à deux pour harceler une jeune fille juive) de l'École européenne [1].

C'est l'hebdomadaire Le Vif/L'Express (02/12) qui révèle les faits. Camille, bientôt 16 ans, "a été retirée de l'École européenne d'Uccle (1800 élèves dans le secondaire, principalement des enfants de fonctionnaires européens)". 

"Le pire, elle l'avait vécu pendant deux ans, de 2009 à fin 2011, quand deux garçons de son âge l'appelaient "La Juive", "Sale Juive".  Ils lui reprochaient la politique d'Israël à l'égard des Palestiniens." 

Comme d'habitude pendant deux années dans cette école huppée - qui a une "politique [!]  non-harcèlement [!]" visiblement très performante - ni la direction ni personne n'a rien vu, rien su, rien dit.  Les institutions communautaires juives aussi gardent un silence très prudent. 

"C'est très injuste, remarque la mère de Camille.  C'est la victime qui a dû partir.  Sans réaction, ces élèves antisémites vont continuer à pourrir le climat de l'école. Les autres élèves qui sont censés être éduqués aux valeurs d'ouverture et de respect des autres, n'ont pas reçu le message que cela n"était pas permis."

C'est grâce à la journaliste Marie-Cécile Royen du Vif qu'une fois de plus on apprend cette déplorable affaire.  C'est elle qui avait rapporté la démission du Professeur Brotchi.

samedi 11 juin 2011

Louis Michel fait la leçon à Israël (encore et encore)

Les politiciens européens co-signent régulièrement des tribunes très critiques d'Israël (on attend toujours une qui soit favorable à Israël, c'est pourtant courant aux États-Unis).   Une de ces "lettres ouvertes" vient d'être publiée et nous en avons trouvé une version en anglais dans Spiegel Open Letter on Middle East Policy: 'Lasting Peace Only Possible with Hamas On Board'. On y trouve la signature de M. Louis Michel qui est bien connu pour ses attaques contre Israël (son fils Charles Michel lui emboîte le pas).

En 2009, à la suite de la publication d'un appel du même type, José Pacheco Pereira, historien et homme politique portugais, analysait dans un billet sans complaisance les méandres de cette pensée européenne qui brille doublement: par son insignifiance et par sa méchanceté. Il avait eu la bonne idée d’ajouter à son texte trois photos qui sont aussi éloquentes que la rhétorique de ces bien-pensants. D’après Le Point, José Pacheco Pereira est "un électron libre de la droite, dont le blog, "Abrupto", est l’un des plus lus au Portugal".

Source: Philosémitisme: La fausse équidistance et l'irrelevance de la politique moyen-orientale de l'Europe, José Pacheco Pereira (07/03/2009)


"Le Público a publié (2/1/2009) une tribune comme celles que les sénateurs internationaux rédigent régulièrement sur le Moyen-Orient. Le titre de celle-ci est menaçant "L'humanité est en jeu à Gaza" et porte la signature d’un groupe de personnalités hétéroclites, censées comme d’habitude représenter éclectiquement des "civilisations" distinctes et conférer ainsi au texte une touche d'universalité. Un coup d’œil à l’ensemble des "soussignés" nous met la puce à l’oreille sur ce qui nous attend en matière de politiquement correct: le tchèque Vaclav Havel, le Prince Hassan bin Tala, oncle de l'actuel roi de Jordanie, le théologien progressiste Hans Küng, le néo-zélandais Mike Moore, ancien directeur de l'Organisation mondiale du commerce, le philanthrope japonais Yohei Sasakawa, le prix Nobel de la paix Desmond Tutu et l’aristocrate Karel Schwarzenberg, actuel ministre des Affaires étrangères de la République tchèque. Cette dernière signature, celle d’un ministre du pays qui exerce actuellement la présidence de l'UE, donne au document l'air d'une déclaration officieuse (mais en fait inexistante) de la célèbre "la politique étrangère européenne".

Nous avons donc, comme il se doit, deux Européens de l’est, un roturier et un noble, un Allemand, un prince arabe, un évêque anglican africain, un Japonais et un représentant des antipodes. Ou vu sous un autre angle, un évêque, un philanthrope, un écrivain, un arabe modéré et un politicien en exercice. Ou sous un autre angle encore, un blanc, un arabe, un noir et un jaune. Ou encore, un chrétien catholique, un chrétien anglican, un musulman, un shintoïste, un agnostique, etc. etc. Ils représentent le monde tel que les multiculturalistes le conçoivent.

Le mérite du texte est de permettre de comprendre pourquoi la politique moyen-orientale de l'Europe est vouée à l’échec qu’on connaît. Il recèle une vision qui, se voulant "équidistante", légitime en fait la violence radicale palestinienne, et finit par condamner davantage Israël que la belligérance du Hamas, dont l’objectif de détruire l'État d'Israël n’est jamais pris en compte dans leur "équidistance". Donc rien d’original dans cet exercice d’"équidistance" très prisé dans l’Europe "communautaire" et qui constitue une des raisons pour lesquelles l'Union européenne, malgré le fait qu’elle est le principal donateur d’aide humanitaire de l'Autorité palestinienne, ne joue qu’un rôle périphérique dans le conflit palestinien et n'est reconnue par aucune des parties comme un protagoniste sérieux dans les négociations.

A l’inverse, les Etats-Unis, très peu "équidistants" et de l'autre côté, l'Iran, sont des acteurs clés pour la compréhension du conflit. Ce qu'ils disent et font est pris au sérieux par les pays et les groupes en conflit. Si trêve, paix, Etat palestinien, il y a, c’est avec eux et grâce à eux. L’Europe qui, pour toutes sortes de raisons historiques, politiques et géopolitiques, devrait être un acteur clé dans la résolution du conflit, est effectivement inexistante et se borne à proférer des déclarations de bonnes intentions comme le texte en question.

Le fait est que la nouvelle "langue de bois" des temps modernes est véhiculée par ce genre de textes, dans lesquelles les rédacteurs, par omission de la vérité, ou de fausses suggestions ou par pur mensonge, prennent clairement partie tout en jurant leurs grands dieux être au-dessus de la mêlée. Considérons cette phrase qu'Orwell aurait instantanément reconnue comme du doublespeak :

"L’impasse sécuritaire dans laquelle sont engagés Israël et la direction palestinienne gazaouie a conduit Israël à barrer la route à l’aide alimentaire, de sorte que 1,5 million de Gazaouis ont eu à faire face à des problèmes de vraie faim. Israël a, une fois de plus, privilégié la méthode musclée et s’est coupé des possibilités non violentes et créatives pour résoudre le différend Israël-Palestine."

Or la "direction palestinienne gazaouie", que les signataires refusent de nommer, c'est le Hamas qui s’est détaché du gouvernement du Président palestinien Abbas, pour instaurer illégalement une dictature fondamentaliste civile et militaire, parrainée par l'Iran, qui utilise la population civile comme bouclier dans son agression contre Israël, et s’attaque à tous les secteurs plus modérés de la société palestinienne.

L’objectif du Hamas est explicite: faire barrage à tout accord de paix avec Israël en militarisant l'ensemble du territoire. Il profite de toutes les opportunités que lui offre l'ouverture des frontières pour se réarmer et recevoir de l’aide extérieure. Il sacrifie le bien-être de milliers de civils palestiniens à ses objectifs de guerre. A l’intérieur du territoire, le Hamas contrôle toute l'aide humanitaire pour en faire bénéficier, en premier lieu, ses cadres et leurs familles et ensuite pour procéder à l’encadrement et à l'endoctrinement fondamentaliste de la population.

Tout ceci est abondamment documenté et je n'ai pas le moindre doute que les signataires se savent. Et ils en savent même plus. Ils savent que le Hamas se sert des ambulances pour transporter ses hommes et ses armes, qu’il utilise des boucliers humains, qu’il stocke des armes dans les mosquées, les écoles et les hôpitaux. Ils savent que, dans les écoles qu’il gère, le Hamas enseigne aux enfants et aux jeunes adolescents l’idéologie fondamentaliste du martyre, et qu’il lance des attaques aveugles contre la population civile.

Les signataires savent pertinemment bien qu'Israël ne prend pas la population civile comme cible militaire, mais que par contre le Hamas ne fait pas de distinction entre militaires et civils juifs, et qu’il assassine tous ceux qu'il peut. Et les signataires en savent même davantage : ils savent que le Hamas viole tous les types de droits de l'homme, qu’il fusille les opposants soupçonnés d’être des sympathisants du Fatah de M. Abbas et ceux qu’il croit être des informateurs supposés ou réels d’Israël, qu’il empêche toute liberté d'expression, qu’il procède à des arrestations arbitraires, qu’il pratique la torture et qu’il a instauré la sharia et d'autres pratiques religieuses fondamentalistes.

Dans un tel contexte, est-ce que la sécurité d'Israël peut-elle ne pas être "dure"? Est-ce que certains de ces sénateurs connaissent une politique "molle" qui mérite le nom de sécurité ? Quelle politique de sécurité "molle" serait possible face à des groupes comme le Hamas dans le contexte du Moyen-Orient? Et quelle solution de "protectorat" international au Moyen-Orient serait en mesure de garantir la sécurité d'Israël, sans être doté de troupes qui seraient prêtes à désarmer le Hamas et les groupes radicaux palestiniens, afin de bloquer l’infiltration iranienne au sein du Hamas et du Hezbollah, et mettre fin les escadrons de la mort? Avec quelle armée européenne?
Il suffit de constater ce qui se passe au Liban. Les troupes internationales restent passives face à l’Hezbollah, en violation du mandat international qui leur fut octroyé dans le cadre d’une des "des possibilités non violentes et créatives pour résoudre le différend Israël-Palestine" qui plaît tant aux signataires du document. S’ils étaient Israéliens accepteraient-ils de baisser leur propre sécurité face à ce type d’intervention "équidistante" qui cède aux rapports de force sur le terrain permettant ainsi à la Syrie et à l’Iran de continuer à contrôler une partie du territoire libanais et à le transformer en une base de guerre civile au Liban et de internationale contre Israël ?

Les conclusions de cette lettre sont d’une énorme hypocrisie. Oui, il est vrai qu’à "Gaza le sens élémentaire de la décence de l’humanité est en jeu", mais pour que cette assertion soit entièrement vraie, il aurait fallu aller plus loin encore : les signataires auraient dû exiger que la communauté internationale impose le rétablissement de la légalité sur le territoire, le désarmement du Hamas, le transfert du contrôle de Gaza au gouvernement légitime de l'Autorité palestinienne, et soutienne les efforts des Palestiniens modérés à parvenir à un accord avec Israël, tout en étant intransigeants sur la situation sécuritaire d’Israël. C'est seulement dans ce cadre qu’on a le droit de critiquer les excès israéliens, si excès israéliens il y a.

Ce n’est qu’alors que le "courage moral et de vision politique, pour que la Palestine puisse faire un bond en avant" serait possible. Or si l’expression " bond en avant" n'est pas une erreur de traduction, elle trahit un lapsus freudien des auteurs du texte, parce qu’un tel "bond" ne se produirait que dans un espace infiniment petit."

Source: texte repris du blog de l'auteur "Abrupto" et traduit par P.
Titre original: "A FALSA EQUIDISTÂNCIA E A IRRELEVÂNCIA DA POLÍTICA EUROPEIA NO MÉDIO ORIENTE"

* Pour la version française, on a le choix entre Le Quotidien de Nouakchott et La Libre Belgique !

mercredi 26 janvier 2011

Chris Patten attaque les Juifs "fondamentalistes" dans La Libre Belgique

La Libre Belgique a publié un article de Chris Patten, ancien commissaire européen, sur les religions intitulé Bonne année à Dieu.  Dès qu'on voit la signature de Patten, anti-israélien irréductible et qui a de la suite dans les idées, on sait à quoi s'attendre.  Il s'arrangera pour diffamer Israël ou les Juifs :

"Les fondamentalistes juifs pensent que tous ceux qui critiquent Israël sont antisémites ou, dans le cas d’opposants juifs à l’intransigeance politique israélienne, "des juifs qui se détestent".

Les fondamentalistes islamiques estiment que ce que nous considérons comme la vague libéralisatrice du progrès technologique et de la globalisation n’est qu’une redite bravache du colonialisme occidental."

C'est bien commode de mettre sur le même pied fondamentalistes juifs et musulmans (pardon islamiques).  Sauf que - petit détail - les fondamentalistes juifs, aussi antipathiques soient-ils - ne commettent pas d'attentats suicide et n'aspirent pas à instaurer un califat en Europe et dans le monde.  L'amalgame est déplorable.

Pour rappel :  Célèbre pour sa petite phrase: "j'ai besoin de cette commission d'enquête comme d'un trou dans la tête" - montrant ainsi le peu de cas qu'il faisait de la façon dont l'argent du contribuable européen était utilisé par l'Autorité palestinienne: corruption et incitation à la haine des Juifs et d'Israël.

En 2003, "Ilka Schroeder, François Zimeray, Willy De Clercq et d'autres députés de tous partis et de toutes nationalités déposèrent à la Présidence du Parlement Européen une résolution signée par plus de 170 députés demandant la mise en place d'une commission d'enquête sur le financement par l'Union Européenne de l'Autorité Palestinienne.

Depuis plusieurs mois, les allégations de corruption au sein de l'Autorité palestinienne se sont faites plus précises. La preuve a été rapportée que l'enseignement financé par l'Union Européenne dispense une pédagogie de la haine et incite au martyre. L'utilisation d'une partie du budget de l'Autorité palestinienne pour la récompense des familles d'attentats suicides a été un élément déterminant pour engager les parlementaires à s'associer dans cette démarche. La commission d'enquête parlementaire a pour but de vérifier l'exactitude de ces informations et d'en tirer les conséquences.  [...]

dimanche 17 octobre 2010

1973: le retournement de l'Europe sous la pression des pays arabes producteurs de pétrole

Rien à ajouter à cette constatation ...

"J'avais ressenti le comportement dont la Communauté avait fait preuve en 1973, à l'exception des Pays-Bas, comme médiocre et même assez veule".
(
Henri Simonet (1931-1996), ministre des Affaires étrangères belge, Vice-President de la Commission européenne)

"En définitive, cette crise a amené les Européens à franchir un pas, celui de la reconnaissance des droits des Palestiniens.

"A la fin de 1973 - témoigne Henri Simonet - j'avais été le témoin humilié du retournement des ministres des Affaires étrangères de la Communauté qui, dans la panique provoquée par la menace de l'embargo pétrolier, s'étaient rués dans une attitude qui leur était pratiquement imposée par les pays arabes producteurs de pétrole et qui comportait, notamment, la reconnaissance des droits du peuple palestinien".[1]

Et d'ajouter: "J'avais ressenti le comportement dont la Communauté avait fait preuve en 1973, à l'exception des Pays-Bas, comme médiocre et même assez veule"."

[1] Henri Simonet, Je n'efface rien et je recommence, Dider Hatier, Paris, 1986 (p. 160)

Source:
Romain Yakemtchouk, La politique étrangère de l'Union européenne, Paris, L'Harmattan, 2005 (p. 217)

dimanche 25 juillet 2010

Contrairement à la Grèce, la Belgique est toujours hostile à Israël

"Je suis ici en ma double qualité, de président de l’Internationale socialiste et de Premier ministre grec. Mais l’essentiel, c’est que pour la première fois un Premier ministre grec visite Israël depuis sa reconnaissance. Il est important que nous développions la coopération bilatérale, la coopération régionale dans l’ensemble de la région de la Méditerranée orientale et du Moyen-Orient, et il existe de nombreux secteurs dans lesquels nous pouvons collaborer pour promouvoir la paix". (George Papandréou, Premier ministre grec)

"La Grèce et Israël sont aujourd'hui plus proches que jamais, historiquement, politiquement et dans beaucoup d’autres secteurs. Et chaque jour nous constatons l'amélioration et le resserrement de nos relations" (Shimon Peres, Président israélien)

"Autrefois considérée comme l'un des pays membres de l'Union européenne les plus critiques d'Israël, au même titre que l'Irlande, la Suède, le Portugal et la Belgique, la Grèce ne se trouve plus dans ce "panier", a confié un responsable israélien cité par le Jerusalem Post." [Voir: Au parlement bruxellois, la majorité fait d’Israël le Juif des Nations ...]
M. Papandréou dépose une couronne de fleurs sur la tombe de Theodor Herzl

(EJP) C'est la première fois qu'un Premier ministre grec se rend en Israël depuis 1992, marquant ainsi le réchauffement des relations entre les deux pays.

George Papandréou a rencontré le président israélien Shimon Peres mercredi. Ils ont discuté de la situation économique de la Grèce qui est confrontée à des mesures drastiques en raison d'importantes dettes. Peres a évoqué son expérience en tant que ministre des Finances d'Israël dans les années 1980, quand il a aidé à ramener l'inflation sous contrôle. Pour lui M. Papandréou doit "se montrer intérieurement serein. Je crois que vous sortirez renforcés de la crise".

"J’exprime le voeu que la fin de la crise constitue un nouveau départ.  La Grèce et Israël sont aujourd'hui plus proches que jamais, historiquement, politiquement et dans beaucoup d’autres secteurs.  Et chaque jour nous constatons l'amélioration et le resserrement de nos relations", ajouta le Président israélien.

La Grèce a toujours eu des liens étroits avec Israël et les pays arabes, mais de nombreux observateurs ont souligné que la visite de Papandréou intervient à un moment où les liens entre Israël et la Turquie continuent de se détériorer. La Turquie est le rival historique de la Grèce.

jeudi 15 juillet 2010

Baudouin Loos est ravi: l'Europe toujours généreuse avec les Palestiniens

"Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad ne repartira pas de Bruxelles les mains vides."

"M. Fayyad a aussi été reçu [...] par la commission du Budget du Parlement européen, où l’hémicycle prévu, de 250 places, était comble.

LLB "Salam Fayyad dépend toujours des fonds européens - Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad ne repartira pas de Bruxelles les mains vides. L’Union européenne a annoncé mardi, par la voix de José Manuel Barroso, la libération d’une aide supplémentaire de 20 millions d’euros, à laquelle devraient s’ajouter 40 autres millions. Près de 230 millions ont déjà été engagés cette année, notamment pour payer les salaires des fonctionnaires. "Si nous voulons que la paix prenne racine, nous devons tous y contribuer", a estimé le président de la Commission. L’Autorité palestinienne, en dépit d’une croissance de 12 %, dépend de l’aide extérieure pour bâtir son futur Etat. "Nous avons besoin de services de base pour donner aux Palestiniens la force de s’accrocher" jusqu’à ce que leur Etat devienne réalité, a plaidé Salam Fayyad au Parlement européen.

Baudouin Loos est ravi :  Israël a été critiqué et M. Fayyad a fait salle comble - "l’hémicycle prévu, de 250 places, était comble".

dimanche 11 juillet 2010

Dans l'UE la Belgique est parmi les pays les plus critiques d'Israël

'Les pays les plus critiques [d'Israël] se trouvant en Europe occidentale - l'Irlande, la Suède, le Portugal, la Belgique, la Grèce"

A l'occasion de sa visite en Israël, le JPost a interviewé M. Nikolay Mladenov, ministre des Affaires étrangères bulgare.  Dans l'Union européenne, la Bulgarie est connue pour son amitié pour Israël. 

La question de la sécurité d'Israël a été soulevée et le chef de la diplomatie bulgare a dit: "[En Europe], de nombreux pays ne sont plus sensibles à l'environnement sécuritaire difficile dans lequel vit Israël. On dit souvent que 'nous reconnaissons les préoccupations légitimes de sécurité d'Israël', mais je me demande parfois si nous savons tous ce qu'il y a derrière ces mots."

Herb Keinon du JPost écrit ("EU doesn't understand what Israel is up against", Bulgaria’s FM laments ‘lost’ European sensitivity to Israel’s security challenges):

"Invité à se prononcer sur ce que certains ont décrit comme une cassure est-ouest par rapport à Israël à l'intérieur de l'Union européenne, le plus grand nombre partisans d'Israël se trouvant en Europe centrale ou orientale: la République tchèque, la Pologne, la Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie, la Bulgarie, et les pays les plus critiques se trouvant en Europe occidentale - l'Irlande, la Suède, le Portugal, la Belgique, la Grèce, Mladenov a dit que la raison que pour les pays en Europe centrale et orientale qui ont émergé du communisme, les relations avec Israël étaient nouvelles.

samedi 15 mai 2010

Le Parlement européen ne se laissera pas humilier par Israël, selon Véronique De Keyser

"Une décision inacceptable ! Le Parlement européen ne se laissera ni humilier, ni dicter sa conduite." (Véronique De Keyser)

Paul Opoczynski nous fait parvenir ce commentaire au sujet des indignations sélectives de Véronique De Keyser:

"Quand on connaît les attaches particulières de Madame Véronique De Keyser avec la déléguée palestinienne Leila Shahid, ses discours anti Israéliens, de même que les positions du Parlement européen, on peut comprendre celle de l'Ambassadeur. Consolation : le Parlement européen qui nous coûte si cher pourra faire quelques économies.

Ils ne pourront pas prendre leurs repas ni partager le houmous avec le Hamas à l'adresse suivante : (cliquer sur les liens)

- Gaza: le club/restaurant super luxueux de la "prison à ciel ouvert" de Gaza

- Le camp de concentration de Gaza va de mal en pis"

Communiqué de Véronique De Keiser eurodéputée

"Une importante délégation parlementaire comprenant les commissions des Affaires étrangères, du Développement et du Budget, doit se rendre en Israël et dans les territoires palestiniens occupés du 24 au 27 mai.

L’Ambassadeur d’Israël vient de faire savoir que la visite de Gaza n’aurait pas lieu, la politique de son pays ayant changé par rapport aux délégations politiques. Israël s’y oppose donc. "Une décision inacceptable ! Le Parlement européen ne se laissera ni humilier, ni dicter sa conduite." a déclaré Véronique De Keyser.

jeudi 4 mars 2010

Véronique de Keyser s'indigne de la présence d'Avigdor Lieberman au Parlement européen

Qu'elles sont convaincantes les indignations sélectives de l'eurodéputée socialiste Véronique de Keyser !

Indignée, à juste titre, par les propos insultants de Nigel Farage sur Herman van Rompuy et la Belgique, elle a vite publié un communiqué sur son blog (assorti de quatre [!] photos d'elle-même) :

"Ceci n’est pas un pays !” pour vous, monsieur Farage ? Je ne laisserai pas la Belgique se faire insulter !"

Lindignation de Mme de Keyser prête à sourire quand on connaît ses outrances rhétoriques lorsqu'il s'agit d'Israël.  Ne s'est-elle pas vantée de vouloir étrangler l’ambassadeur d’Israël auprès de l’Union européenne ?  Son post/comumniqué de presse précédent (sans sa photo) du 24/02/2010 en est d'ailleurs une nouvelle illustration.  Sans surprise, la pasionaria de la cause palestinienne y invective Israël et son ministre des Affaire étrangères Avigdor Lieberman:

"Monsieur Lieberman, pas d’intimidation dans cette enceinte parlementaire !" (extraits)

""Monsieur Lieberman, pas d’intimidation dans cette enceinte parlementaire ! (…) Aucun Etat démocratique ne peut se permettre de transgresser le droit international sans avoir de compte à rendre. Ce parlement ne se laissera pas intimider. Il continuera à demander que toute la lumière soit faite sur la tragédie de Gaza, sans acharnement, mais avec détermination."

L’eurodéputée belge se rendra lundi 1er et mardi 2 mars à Barcelone dans le cadre du Tribunal Russell pour la Palestine. [Le facétieux Pierre Galand y avait convoqué Barroso, van Rompuy, Ashton, Kouchner et beaucoup d'autres]"

C'est désolant de constater qu'en dépit de la crise qui frappe si durement tant d'Européens, des eurodéputés se permettent de pareils écarts.  Ce n'est donc pas étonnant que le taux d'absentéisme lors des dernières élections européennes a atteint des nouveaux records - plus de la moitié des citoyens ne se sont pas donné la peine d'aller voter. 

Et Mme de Keyser annonce fièrement qu'elle s'est rendue à Barcelone pour y dénigrer Israël. On croirait que tout va vraiment très très bien en Europe.

- Véronique De Keyser instrumentalise la Shoah et a "la mauvaise conscience des survivants"
- Réaction de l’ambassade d’Israël aux propos de Mme De Keyser, P.S. (10/06/2006)
- Véronique de Keyser demande le boycott d'Israël (2003) 
- Véronique de Keyser: "Barrière de sécurité" et camps de concentration: à méditer par deux prélats allemands
- Véronique de Keyser: "One must wring the neck of the European and German culpability on the Shoah"
- Belgian MEP Véronique De Keyser says she feels like “strangling” Israel's ambassador (2007)
- Véronique de Keyser ne veut pas faire de la Palestine un "argument de vente" électoral (2009)

mercredi 18 novembre 2009

Quinze Européens vivant en Israël déposent plainte contre l'Union européenne

"L'Union européenne donne des centaines de millions d'euros chaque année pour aider les groupes dans la bande de Gaza, et cet argent sert à mettre en danger la vie des citoyens européens." (Me Mordechai Tzivin)

Quinze citoyens européens qui vivent en Israël ont déposé plainte auprès de l'Union Européenne. Ils accusent l'UE de ne pas les protéger des tirs de roquettes palestiniens. Ce groupe de citoyens demande que l'UE cesse de transférer des fonds des contribuables européens au Hamas et qu'elle empêche des terroristes connus et leurs leaders de séjourner en Europe. Ils demandent également que des ONG généreusement financées par l'UE soient mieux contrôlés et ne se livrent pas à des activités et à des actions anti-israéliennes.

La Commission européenne a confirmé avoir reçu la plainte déposée par les avocats Mordechai Tzivin d'Israël et Hugo et Roel Covaliers de Belgique. Elle a été transmise au département de relations extérieurs de la Commission.
______
Source: article de Jessica Elgot paru dans la Jewish Chronicle

EU 'failed to protect citizens' from Gaza rockets

Fifteen European citizens living in Israel are taking legal action against the European Union for failing to protect them from Palestinian rocket fire while they are living in Israel. The citizens, of Britain, France, Italy and Hungary, who are all currently living in Israel, have filed a claim with the European Commission demanding that the EU intervenes in the funding of terrorism in Gaza, and takes action to protect them from terrorists while they live in Israel.

They claim that the EU has a duty under Article 3.2 of the European Treaty to offer its citizens "an area of freedom, security and justice." All 15 litigants currently live in the southern Israeli town of Sderot, which has been an ongoing target of Kassam rocket attacks from the Gaza Strip.
They are supported by the European Initiative, Europe's pro-Israeli lobby organisation.

The group is demanding that the EU stops the transfer of European money to Hamas, prevents known terrorists and their leaders entering the EU, and prevents non-profit organisations misusing European funds. They also ask the EU to undertake "any means possible" to protect European citizens living in Israel against terrorism.

The European Commission has confirmed the complaint has been received from lawyers Mordechai Tzivin in Israel and Hugo and Roel Covaliers in Belgium. It has been sent to the Commission’s external relations department.

Mr Tzivin said: "The European Initiative estimates that more than 50,000 EU citizens are living in towns and villages at the southern areas of Israel, nearby the border with Gaza, and they are exposed to consistent Palestinian terrorists’ rocket attacks.

"Most of the EU-Israelis, like all other Israeli civilians in these areas, are suffering from mental trauma and some of them have suffered severe property damages.

"The EU must take responsibility for them and prevent any EU financial assistance from getting to terrorist hands in Gaza".
______
Déjà une plainte au mois d'août

Source: Guysen 11.08.2009

Eyal Katorza, résident de la ville de Sdérot, qui possède la double nationalité française et israélienne porte plainte contre l'Union européenne.

Il demande à la Communauté européenne de payer la somme nécessaire pour fortifier sa maison contre les tirs de roquettes, en conformité avec l'article 3.5 du Traité européen qui déclare que "l’'Union européenne assurera la protection de ses citoyens". Son avocat Maître Tzivin a déclaré : "L'Union européenne donne des centaines de millions d'euros chaque année pour aider les groupes dans la bande de Gaza, et cet argent sert à mettre en danger la vie des citoyens européens". Il déposera sa requête demain devant la Commission de Bruxelles, qui disposera de 12 mois pour donner des suites, faute de quoi, elle sera transmise à la Cour européenne de Justice.

lundi 9 novembre 2009

Bruxelles: initiative "casseroles" pour réveiller l'UE

Querelle entre mouvements "citoyens"

Une centaine d'aimables farceurs ont répondu à l'appel (ISRAEL-PALESTINE : EUROPE, REVEILLE-TOI !) de l'aimable Simone Susskind (ancienne présidente Centre Communautaire Laïc Juif ... eh oui!) de participer, à l'occasion de la réunion des ministres européens des Affaires étrangères, "à un rassemblement citoyen" pour dénoncer une énième fois Israël.

Enième appel à sanctions de Pierre Galand

Les protestataires étaient priés de se munir de casseroles et d'instruments de musique pour réveiller l'Union européenne de sa coupable torpeur. Le sénateur Josy Dubié (Ecolo) et le président du centre d'action laïque Pierre Galand ont répondu à l'appel. Celui-ci a lancé avec la plus grand fougue son énième appel - fort heureusement jamais suivi d'effets - à ce que l'Union européenne adopte des sanctions contre Israël.

Le "rassemblement citoyen" déplaît à "Observations Citoyennes" et au "mouvement de colère citoyen antisioniste"

Cette initiative originale de Simone Susskind a fortement déplu à un certain Rachid-Z qui a exprimé sa désapprobation dans son blog "Observations Citoyennes" et dont la prose savoureuse et colorée est scrupuleusement reprise ci-dessous :
.
"Appel à la VIGILANCE !!!
Attention : Piège sioniste !!!
.
N'allez pas manifester avec les sionistes ce lundi 26 janvier à Schuman
.
Faites très attention à la manipulation en cours orchestrée par Simone Suskind qui fait tout pour essayer de récupérer le mouvement de colère citoyen antisioniste et polluer la mobilisation des démocrates et des progeressistes qui sont résolus et déterminés à faire juger les criminels de guerre sionistes.
.
Simone Susskind lance sa manifestation autour de slogans favorables à la réconciliation avec les Sionazis "Ehud Olmert, Livni et Ehud Barak".
.
Elle est membre du CCLJ qui n'a pas bougé le petit doigt pour dénoncer le blocus contre Gaza qui dure depuis deux ans et qui dans les présents slogans exempte et absout les sionistes qui ont massacré, assassiné et détruit sans retenue.
.
Ce faisant, Simone Susskind tente de créer une diversion en mettant bourreaux et victimes sur le même pied.
.
NE TOMBEZ PAS DANS CE PIEGE EN VOUS RALLIANT A CES SLOGANS TROMPEURS ET MANIFESTEZ EN DEHORS DE DE CET APPEL SIONISTE ET DE CETTE MANOEUVRE GROSSIERE.
.
Un petit examen de ces slogans est à même d'éclairer sur les intentions sionistes qui appellent à l'instauration d'une force d'interposition alors que la revendication des Palestiniens consiste à la fin immédiate de l'occupation sioniste et à l'instauration sans délai d'un état palestinien viable et souverain.
.
TANT QUE SIMONE SUSSKIND ET CONSORTS NE RECONNAISSENT PAS LA RESPONSABILITE DES SIONISTES DANS LES CRIMES DE GAZA EXECUTES AU PHOSPHORE ET NE DEMANDENT PAS CLAIREMENT LE JUGEMENT DE CES CRIMINELS, AUCUN CONTACT NI ALLIANCE NE PEUT EXISTER ENTRE LES DEMOCRATES ET LES SIONISTES.
.
La seule pétition à signer est celle qui réclame le retrait immédiat d'Israel des territoires arabes conquis en 1967 et la traduction devant les tribunaux des criminels de guerre israeliens"
.
Pour en savoir plus :

samedi 7 novembre 2009

Paul-Emile Dupret, ou la détestation d'Israël à son comble

"[...] les palestiniens vivent condamnés à l'humiliation perpétuelle. Ils ne peuvent même pas respirer sans autorisation."

"[...] la guerre d'extermination la plus efficace nie, depuis des années, le droit à l'existence de la Palestine."

"Les balles sacralisent le dépouillement, en légitime défense."

"Israël a avalé un autre morceau de la Palestine, et les festins continuent. La dévoration est justifiée par les titres de propriété que la Bible a attribué, par les deux mil ans de persécution que le peuple juif a souffert [...]."

"Est-ce que la tragédie de l'Holocauste qui fournit une assurance d'impunité éternelle ?"

"L'armée d'Israël [...] sait qui elle tue. Elle ne tue pas par erreur. Elle tue par horreur."

"les victimes des technologies d'écartèlement humain, que l'industrie militaire essaie, avec réussite, au cours de cette opération de nettoyage ethnique."

"Et comme toujours les pays européens se frottent les mains. [...] La vieille Europe [...] célèbre secrètement ce coup de maître."

A l'occasion de l'expérience rocambolesque vécue par un certain Paul-Emile Dupret et dont les médias belges ont rendu compte (Un avion Air France détourné à cause d'un Belge), nous avons effectué une recherche qui s'est avérée fructueuse au sujet de ce monsieur qui ... travaille au Parlement européen (eh oui !).

La recherche a révélé que Paul-Emile Dupret, un altermondialiste globe-trotter, est interdit de séjour aux Etats-Unis et est un militant anti-israélien outrancier. Il a signé cette pétition Arrêtez les crimes israéliens à Gaza ! (en omettant de préciser ses fonctions au Parlement européen) et dont la coordinatrice est Nadine Rosa-Rosso (Une belge lance une pétition pro-Hamas aux Eurodéputés).

Plus grave encore. Paul-Emile Dupret a publié sur le site Free Palestine un texte, dont il est par ailleurs le traducteur, rédigé par un Uruguayen catholique d'origine italienne Eduardo Galeano d'une violence inouïe contre Israël qui relève plus de l'invective et de la diffamation que de l'analyse politique, et qui use et abuse des références à la Shoah. Même ceux qui ont l'habitude de lire et d'analyser ce type de prose seront frappés par l'abjection du propos.

On ne peut que regretter que ce monsieur soit actif au sein du Parlement européen, surtout quand on voit avec quel mépris le texte qu'il a traduit et publié parle des Européens.

Notons que le comble du cynisme et de la haine sont atteints, mais probablement également pour se prémunir contre toute charge d'antisémitisme, quand Galeano dédie l'article "à ses amis juifs, assassinés par les dictatures latino-américaines qu'Israël a conseillées".
_____________
Extraits de la traduction par M. Paul-Emile Dupret :

"Opération Plomb impuni

Pour se justifier, le terrorisme d'Etat fabrique des terroristes: il sème la haine et récolte des alibis. Tout indique que cette boucherie de Gaza, qui a pour but, selon ses auteurs, d'en finir avec les terroristes, va réussir à les multiplier.

Depuis 1948, les palestiniens vivent condamnés à l'humiliation perpétuelle. Ils ne peuvent même pas respirer sans autorisation. Ils ont perdu leur patrie, leurs terres, leur eau, leur liberté, leur tout. Ils n'ont même pas le droit d'élire leurs dirigeants. Quand ils élisent ceux qu'ils ne doivent pas élire, ils sont punis. Gaza est punie. Elle est devenue une souricière sans issue, où le Hamas avait gagné démocratiquement les élections de 2006. [...]

Ces sont les fruits de l'impuissance ces missiles faits-maison que les militants du Hamas, coincés à Gaza, tirent à l'aveuglette sur ces terres qui étaient palestiniennes et qui sont usurpées par l'occupation israélienne. Et le désespoir, à la limite de la folie suicidaire, est la mère des bravades qui nient le droit à l'existence d'Israël, des cris sans efficacité aucune, tandis que la guerre d'extermination la plus efficace nie, depuis des années, le droit à l'existence de la Palestine.

De la Palestine, il reste peu déjà. Israël l'a rayée de la carte, pas à pas. Les colons envahissent, et derrières eux, les soldats corrigent les frontières. Les balles sacralisent le dépouillement, en légitime défense.

[L'analogie: Hitler, Bush, Israël]

Il n'existe pas de guerre offensive qui ne se dise défensive. Hitler a envahi la Pologne pour éviter que la Pologne envahisse l'Allemagne. Bush a envahi l'Irak pour éviter que l'Irak envahisse le monde. Lors de chacune de ses guerres défensives, Israël a avalé un autre morceau de la Palestine, et les festins continuent. La dévoration est justifiée par les titres de propriété que la Bible a attribué, par les deux mil ans de persécution que le peuple juif a souffert, et par la panique provoquée par les palestiniens aux aguets.

Israël est le pays qui n'exécute jamais les résolutions des Nations-unies, celui qui ne respecte jamais les sentences des tribunaux internationaux, et c'est le seul pays qui a légalisé la torture de prisonniers.

Qui lui a donné le droit de nier tous les droits ? D'où vient l'impunité avec laquelle Israël exécute le massacre de Gaza ? Le gouvernement espagnol ne pourrait pas bombarder impunément le Pays basque pour en finir avec l'ETA, et le gouvernement britannique n'aurait pas pu raser l'Irlande pour en finir avec l'IRA. Est-ce que la tragédie de l'Holocauste qui fournit une assurance d'impunité éternelle ? Ou ce feu vert provient-il de la toute puissance dominante dont Israël est le plus inconditionnel vassal ?

L'armée d'Israël, la plus moderne et sophistiquée du monde, sait qui elle tue. Elle ne tue pas par erreur. Elle tue par horreur. Les victimes civiles s'appellent dommages collatéraux, selon le dictionnaire d'autres guerres impériales. A Gaza, de trois dommages collatéraux, deux sont des enfants. Et il faut ajouter les milliers de mutilés, les victimes des technologies d'écartèlement humain, que l'industrie militaire essaie, avec réussite, au cours de cette opération de nettoyage ethnique.

Et comme toujours, toujours a même chose: A Gaza, à 100 contre un. Pour chaque cent palestiniens mort, un israélien.

Des gens dangereux, nous avertit l'autre bombardement, celui dont se chargent les moyens de manipulation de masse, qui nous invitent à croire que la vie d'un israélien vaut autant que celle de cent palestiniens. Et les médias nous invitent aussi à croire qu'elles sont humanitaires, les deux cent bombes atomique d'Israël, et qu'une puissance nucléaire appelée Iran est celle qui a rasé Hiroshima et Nagasaki.

Celle que l'on appelle la communauté internationale, existe-t-elle ? Est-ce autre chose qu'un club de marchands, de banquiers et de guerriers ? Est-ce un peu plus que le nom artistique qu'utilisent les Etats-unis lorsqu'il font du théâtre

Face à la tragédie de Gaza, l'hypocrisie mondiale se distingue à nouveau. Comme toujours, l'indifférence, les discours creux, les déclarations vides, les déclamations résonantes, les prises de position ambigües, rendent leur tribut à l'impunité sacrée.

Face à la tragédie de Gaza, les pays arabes se lavent les mains. Comme toujours. Et comme toujours les pays européens se frottent les mains.

La vieille Europe, capable de tant de beautés et tant de perversités, verse l'une et l'autre larme tandis qu'elle célèbre secrètement ce coup de maître. Parce que la chasse aux juifs a toujours été une habitude européenne, mais depuis un demi siècle c'est aux palestiniens qu'on en passe la note, eux qui sont aussi sémites et qui n'ont jamais été, et ne sont pas, antisémites. Ils paient, en sang comptant et trébuchant, une facture qui n'est pas la leur."

- Conférence anti-israélienne au Parlement européen
- Belgique: Greta Berlin invitée par Luk Vervaet et encensée par Baudouin Loos

Un autre visage de l'Uruguay:
-
Amitié Uruguay-Israël: "Bienvenido, Presidente Vázquez"

jeudi 5 novembre 2009

Véronique de Keyser demande le boycott d'Israël (2003)

"l'impunité dévastatrice dont jouit clairement Israël"

Source: UPJF

Nous recevons copie du message ci-après. Il s'agit d'un échange d'e-mails entre, d'une part, Mme Véronique de Keyser, député européen socialiste francophone belge, et, d'autre part, Mme Frédérique Ries, député belge libéral européen.
- Mme de Keyser invite les députés européens à signer une pétition demandant la suspension des accords de partenariat avec Israël.
- La réponse de la députée européenne Frédérique Ries, claque comme une salve qui touche au but.

1. Campagne citoyenne. Occupation, Pas d'Accords ! L'Europe peut agir !

Invitation à participer et à transférer

Il y a quelques mois, le CSPP - Comité de Soutien au Peuple Palestinien (Ottignies [Belgique]) -, soucieux du respect du droit international et inquiet devant l'impunité dévastatrice dont jouit clairement Israël, a initié une campagne citoyenne en vue d'exiger la suspension des accords d'association UE-Israël, violés de manière répétitive par le gouvernement, les colons et l'armée de ce pays.

Le vote du parlement européen du 10 avril 2002 en faveur de la suspension étant resté jusqu'ici lettre morte, nous comptons sur chacune, chacun d'entre vous, pour refuser toute complicité et signer une carte et/ou récolter un maximum de signatures exigeant la suspension, et pour nous renvoyer celles-ci, avant le 25 avril, à l'adresse CSPP , 8 rue de Franquenies, B1341 Ottignies [Belgique].

Nous comptons en effet, bientôt, avec les intéressées et intéressés, rendre publiques [sic] les premiers résultats de la récolte de cartes (4300 jusqu'ici) et la liste des associations et comités signataires de l'appel à la suspension (une vingtaine) pour ensuite organiser ensemble la remise collective des cartes avant les élections.

Vous trouverez le texte de la carte à nous renvoyer en pièce jointe mais les cartes sont aussi disponibles pour reproduction (ainsi que l'appel aux associations et de plus amples informations) sur le site www.association-belgo-palestinienne.be à partir duquel on peut les imprimer pour les signer et les renvoyer par la poste au CSPP d'ici le 25.

Nous nous tenons à votre entière disposition pour plus d'informations sur cette campagne et les suites envisagées via notre adresse e-mail cspp_ott@yahoo.fr et nous vous remercions d'avance chaleureusement : pour la Campagne Suspension, chaque carte est nécessaire. Merci.
_________
2. Texte de la pétition relayée par Mme Véronique de Keyser à l'ensemble du Parlement européen

A Monsieur Louis Michel
Vice Premier Ministre

Monsieur le Ministre,

Le gouvernement israélien, l'armée et les colons installés illégalement dans les territoires palestiniens occupés ne peuvent continuer à agir en toute impunité.

- Vu le non respect par Israël de nombreuses résolutions de l'ONU,
- Vu le non respect par Israël de la Quatrième Convention de Genève,
- Vu la poursuite de l'occupation et la violence qu'elle engendre,

nous vous demandons de prendre officiellement position en réclamant, au nom de la Belgique, la suspension de l'accord d'association UE-Israël dont l'article 2 exige le respect des droits humains et l'article 83 le respect de la règle d'origine.

En tant que citoyens, nous faisons pression dans ce sens en boycottant les produits israéliens.
_________
3. Réaction de Frédérique Ries
[1]

Chère collègue,

Je viens de recevoir votre mail concernant une pétition dirigée contre l'Etat d'Israël, posture décidément très politiquement et médiatiquement correcte. Il est hors de question pour moi de soutenir ce genre de démarche, tout comme j'ai voté contre, catégoriquement contre la demande de suspension des accords de partenariat avec Israël, le 10 avril de l'année dernière.

La fin du dialogue, la diabolisation, le boycott ... voilà les armes que brandissent aujourd'hui avec une partialité qui me laisse sans voix ces "citoyens" dont vous vous faites le relais.

Car, au moment où toute cette indignation "de bon aloi" se focalise sur Israël, bouc émissaire moderne et éternel tout à la fois,

• qui parle de Grozny rasée,
• des Tchétchènes, des Algériens, des Soudanais massacrés,
• du Tibet occupé,
• des femmes nigérianes lapidées,
• des homosexuels égyptiens emprisonnés ?

Suspension, boycott donc ... des accords de partenariat, des produits israéliens... - pourquoi pas des universités aussi -, pour continuer de surfer sur cette vague anti-israélienne ? Cette proposition est absurde, l'erreur d'appréciation grossière, pour ne pas dire tragique. Boycotter les chercheurs qui ont des liens avec nous, les scientifiques qui travaillent avec les nôtres pour des demains plus beaux, les universitaires, les intellectuels, c'est viser le coeur même de la paix en Israël.

Je refuse de boycotter ceux qui oeuvrent pour faire avancer le dialogue et la tolérance. Je refuse de suspendre, d'exclure, de boycotter. Je refuse de déclarer la guerre à la paix.

Vous trouverez en annexe ma contribution au débat du 10 avril 2002, in tempore non suspecto par rapport à la pétition que vous soutenez ici. Chaque mot reste parfaitement d'actualité.
_________
[1] Dans son E-mail adressé à la rédaction de Aroutz7, Mme Ries écrivait :

"Voici la réponse que j'ai envoyée ce matin à ma collègue. Cet échange de mails est, me semble-t-il, éclairant sur l'anti-sionisme de nos amis socialistes, au cas où un doute subsisterait chez certains ... "
_________
4. Contribution de Frédérique Ries au débat sur le Moyen-Orient
(Parlement européen - séance plénière du mercredi 10 avril 2002)

Vladimir Poutine est reçu aujourd'hui en grande pompe par Gerhard Schroeder. On parlera d'accroître la coopération économique entre la Russie et l'Allemagne. La Tchétchénie c'est 100.000 morts, c'est Grosny rasée. C'est un génocide. Et aujourd'hui notre Parlement brandit la sanction commerciale contre l'Etat d'Israël! Alors que parallèlement l'Union négocie des accords avec la Syrie et l'Iran, champions comme chacun le sait des valeurs démocratiques qui nous sont chères! Arrêtez l'hypocrisie!

• Sanctions, menaces, condamnations et mises en demeure pour Israël.
• Complaisance et omissions pour les Palestiniens.
• Où est la condamnation sans équivoque d'un système éducatif qui glorifie le shahid ['martyr'] et dresse toute une génération à la haine et au meurtre?
• Où lit-on, où condamne-t-on le soutien financier apporté par l'Irak, notamment, aux kamikazes et à leurs familles?
• Pas un mot non plus sur les centaines d'armes découvertes au QG d'Arafat.
• On s'indigne que Tsahal tire sur l'ambulance qui transporte un enfant, qui a dit que celui-ci dissimulait une ceinture d'explosifs?
• Les enfants devant les tanzims, des enfants derrière les fusils, histoire connue.

Je n'approuve pas les dérapages du gouvernement Sharon, je ne pense pas que la paix sera au bout de cette escalade militaire, j'appelle de tous mes voeux un retour à la table de négociations pour partager cette Terre qui fut sainte et promise, entre deux peuples et deux Etats, pacifiques et souverains. Mais je ne voterai pas cette résolution. Injuste, hypocrite et dangereuse, elle ne fera rien pour la paix, et discrédite l'Europe. Elle sera l'alibi d'un extrémisme palestinien plus poussé encore, car se sentant soutenu. Ce n'est pas en diabolisant Sharon et en absolvant Arafat que l'Europe fera oeuvre utile. Notre devoir, historique et moral, réclame le courage aussi de dire cette autre vérité que l'on n'entend pas aujourd'hui.

mercredi 4 novembre 2009

Véronique de Keyser: "Barrière de sécurité" et camps de concentration: à méditer par deux prélats allemands

"Barrière de sécurité" et camps de concentration: à méditer par deux prélats allemands
Malgré son ancienneté, il a paru utile, dans le contexte d'une aggravation des calomnies répandues sur les Juifs et sur Israël - et surtout après la déclaration récente d'évêques allemands, de retour d'une visite en Israël et dans les Territoires palestiniens, de remettre en course ce remarquable article. Je le compléterai incessamment de références complémentaires qui illustreront les affaires et articles auxquels ce texte fait allusion. (Menahem Macina).

Voir : "L’ambassadeur israélien critique les amalgames des évêques catholiques".

Le 23 février 2004, Véronique de Keyser, parlementaire européen socialiste, de retour de Cisjordanie en tant que membre d’une délégation européenne en mission d’observation d’une durée de trois jours, concernant ce qu’on appelle, abusivement, le « mur » de sécurité israélien[i], a déclaré à la RTBF 1 que ce « mur » n’était pas un mur de sécurité mais un mur de l’apartheid, et a affirmé et répété sans ciller que l’impression qu’il donnait était celle d'un camp de concentration. Depuis, aucune réaction, aucun commentaire dans les médias concernant ces propos. Un article d’Agnès Gorissen, paru dans Le Soir du 26 février, relate bien qu’un voyage de dix parlementaires européens a eu lieu du 19 au 22 février mais il ne cite pas les mêmes propos que ceux entendus lors du JT de 19h30 du 23 février. Il se contente de mettre en parallèle, la fin des audiences relatives à la « clôture antiterroriste » en cours de construction par Israël à la Cour Internationale de Justice de La Haye, et des propos choisis de quelques-uns des euro-députés envoyés quelques jours auparavant, pour une mission d’observation concernant cette même construction, dont des propos de Véronique de Keyser. Ceux-ci, s’ils n’évoquent plus explicitement les camps de concentration et l’apartheid, sont plus subtils en ce qu’ils gardent un champ lexical y faisant néanmoins référence, permettant à l’eurodéputée d’accuser Israël de crime contre l’humanité, par le truchement d’un vocabulaire afférent et, évidemment, à forte charge émotionnelle. Etonné de cette absence de réactions, j’ai décidé d’écrire un texte afin, non seulement de condamner les propos de Véronique de Keyser, mais aussi d’analyser brièvement certains de leurs aspects et implications. Néanmoins, je tiens à préciser que le texte qui suit n’a aucunement la prétention ou la volonté d’argumenter pour ou contre la barrière de sécurité israélienne. Enfin, ce texte n’a pas non plus pour but d’expliquer un conflit vieux de plusieurs décennies.
Tout d’abord, il convient de relever qu’à aucun moment Véronique de Keyser n’a affirmé la présence avérée de camps de concentration où seraient enfermés les Palestiniens. Elle s’est « contentée » de faire une comparaison entre la construction israélienne et des camps de concentration, à partir de ce qu’elle nomme une impression : « les murs sont équipés de caméras de surveillance, il y a, tous les « x » mètres, des miradors avec des soldats qui surveillent là où il n’y a pas de mur de béton, il y a des barbelés et on a vraiment l’impression de camp de concentration ». Elle part donc d’une description personnelle de la construction litigieuse, en choisissant ses mots, pour aboutir à l’identification à des camps de concentration, celle-ci appartenant au monde de l’imaginaire et non de la réalité objective, le mot impression étant là pour nous le rappeler. S’il s’agit d’un témoignage, il faut donc bien garder à l’esprit qu’il ne peut s’agir d’un témoignage de faits mais d’un témoignage d’impressions… à supposer qu’on inscrive de tels propos dans une quelconque forme de parallélisme avec une démarche juridique, bien sûr. Plus généralement, on peut s’étonner du fait qu’un membre d’une commission européenne d’observation a évoqué les résultats de sa mission d’une manière si peu rigoureuse. Peut-être est-on en droit de s’attendre à des propos où la recherche de factualité et de données objectives primerait sur le défoulement de l’imaginaire. Question de déontologie et de rapport à ses responsabilités politiques sans doute, j’y reviendrai.
Remarquons également qu’en fait d’observation, les propos de Véronique de Keyser n’ont porté étrangement que sur une partie de la question. En effet, si, l’on en croit cette interview, seul l’aspect « palestinien » du problème a été pris en compte. Doit–on comprendre que l’observation a été « ciblée » et si c’est le cas, pourquoi ? Y avait-il un but politique quelconque à ignorer les causes qui ont amené les Israéliens à édifier cette construction dont ils rappellent (à qui ne veut pas les entendre !) qu’elle a une vocation strictement défensive ? Doit-on penser que les Israéliens ne ressentent pas la tristesse, le désarroi, la peur ou la souffrance mais que seuls les Palestiniens peuvent ressentir ces sentiments ?
Toutefois, penchons-nous sur la « description » de la construction israélienne que nous livre Véronique de Keyser. Car c’est bien par là qu’elle commence, dans ses propos, pour justifier l’utilisation qu’elle fait de l’expression « camp de concentration ».
Manifestement, elle ne trouve pas l’ouvrage particulièrement joli. Esthétiquement, elle le charge même d’une valeur fortement négative. A l’écouter, son architecture au postmodernisme douteux traduirait une tendance nihiliste particulièrement accentuée, mêlée étrangement au caractère brutalisant d’une culture industrielle et… militariste évidemment ! Au risque d’assener le coup de grâce au moral artistique de notre brave Véronique et de la plonger définitivement dans les méandres de la mélancolie dépressive, il n’y a pas besoin d’aller si loin pour voir de tels ouvrages bafouer les règles de l’art. Il suffit pour cela de se rendre sur une de nos nombreuses bases militaires car on y voit à peu près la même chose : ce n’est pas plus accueillant. Mais le problème n’est pas d’ordre esthétique pour Véronique de Keyser. Serait-il alors d’ordre éthique et politique ? Car elle a bien parlé de camps de concentration !
Lire la suite ICI