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samedi 10 décembre 2011
Belgique: les étranges soutiens de Pierre Mertens
Contexte: La Libre Belgique/AFP (08/07/2008). Extraits:
"Le président du parti nationaliste flamand N-VA, Bart De Wever, a porté plainte contre l'écrivain belge Pierre Mertens, qui le désignait comme "un leader résolument négationniste" dans une tribune publiée dans le journal français [!] Le Monde [...]
La polémique est née en octobre 2007 lorsque la mairie d'Anvers (nord) a présenté ses excuses officielles pour la participation de fonctionnaires et de policiers municipaux à la déportation de plus de 1.200 juifs en 1942. M. De Wever, historien de formation, avait critiqué ces excuses, y voyant un "acte gratuit" et un coup politique dirigé contre le parti d'extrême droite Vlaams Belang, influent à Anvers.
Dans une tribune intitulée "Le pays qui ne s'aimait plus", publiée le 7 décembre 2007 dans Le Monde, Pierre Mertens désignait Bart De Wever comme "un leader résolument négationniste". Bart De Wever a indiqué qu'il retirerait sa plainte s'il recevait des excuses. "Je veux que M. Mertens retire ses propos. Il m'a accusé d'un délit, c'est très grave", a-t-il expliqué au Soir. Le lauréat du Prix Médicis 1987 a catégoriquement refusé la proposition."
lundi 13 décembre 2010
Assises de l’interculturalité et la loi réprimant le négationnisme, réactions (2)
"On peut s’interroger à l’infini sur l’utilité d’une telle législation, mais dès le moment où elle a été adoptée, tout recul, toute banalisation relève de l’ignominie. Il ne s’agit pas simplement d’une insulte à la communauté juive, mais d’une blessure irréparable à la nécessaire mémoire des peuples."
La Libre Belgique (La faute à Napoléon, une opinion de Marc Uyttendaele, chroniqueur). Extraits :
"Mais le pire est ailleurs. Au moment où les Assises de l’interculturalité entendent placer le fait religieux au cœur même de l’organisation de la société et en célèbrent les particularismes, elles proposent d’effacer, dans la loi visant à réprimer le négationnisme, la référence à la Shoah et partant de contester qu’il s’agit d’un moment particulier et unique de l’histoire contemporaine. On peut s’interroger à l’infini sur l’utilité d’une telle législation, mais dès le moment où elle a été adoptée, tout recul, toute banalisation relève de l’ignominie. Il ne s’agit pas simplement d’une insulte à la communauté juive, mais d’une blessure irréparable à la nécessaire mémoire des peuples.
Les erreurs de Napoléon ne peuvent aboutir à banaliser Hitler. Considérer aujourd’hui que la Shoah n’est qu’une horreur parmi d’autres, c’est négliger de manière insoutenable ce qui constitue les tréfonds même de l’humanisme européen et le socle de sa mémoire historique. Le souvenir de la Shoah, l’évocation continue de ce qu’a été ce moment clef de l’histoire récente de l’humanité est une condition indispensable pour entretenir l’esprit de résistance. Une résistance contre tous les totalitarismes, contre toutes les discriminations et contre toutes les stigmatisations qui trop souvent dans l’histoire des peuples ont précisément puisé leur source dans le fait religieux. Or, la seule garantie pour que celui-ci ne devienne pas nocif, ne porte pas atteinte à la liberté de pensée de chacun et à l’égalité, notamment entre les hommes et les femmes, est de le circonscrire dans la liberté de conscience de chacun et dans la sphère de l’intime. Or c’est précisément l’inverse qui est proposé par ces tristes Assises."
Assises de l’interculturalité et la loi réprimant le négationnisme, réactions (1)
La Libre Belgique (La faute à Napoléon, une opinion de Marc Uyttendaele, chroniqueur). Extraits :
"Mais le pire est ailleurs. Au moment où les Assises de l’interculturalité entendent placer le fait religieux au cœur même de l’organisation de la société et en célèbrent les particularismes, elles proposent d’effacer, dans la loi visant à réprimer le négationnisme, la référence à la Shoah et partant de contester qu’il s’agit d’un moment particulier et unique de l’histoire contemporaine. On peut s’interroger à l’infini sur l’utilité d’une telle législation, mais dès le moment où elle a été adoptée, tout recul, toute banalisation relève de l’ignominie. Il ne s’agit pas simplement d’une insulte à la communauté juive, mais d’une blessure irréparable à la nécessaire mémoire des peuples.
Les erreurs de Napoléon ne peuvent aboutir à banaliser Hitler. Considérer aujourd’hui que la Shoah n’est qu’une horreur parmi d’autres, c’est négliger de manière insoutenable ce qui constitue les tréfonds même de l’humanisme européen et le socle de sa mémoire historique. Le souvenir de la Shoah, l’évocation continue de ce qu’a été ce moment clef de l’histoire récente de l’humanité est une condition indispensable pour entretenir l’esprit de résistance. Une résistance contre tous les totalitarismes, contre toutes les discriminations et contre toutes les stigmatisations qui trop souvent dans l’histoire des peuples ont précisément puisé leur source dans le fait religieux. Or, la seule garantie pour que celui-ci ne devienne pas nocif, ne porte pas atteinte à la liberté de pensée de chacun et à l’égalité, notamment entre les hommes et les femmes, est de le circonscrire dans la liberté de conscience de chacun et dans la sphère de l’intime. Or c’est précisément l’inverse qui est proposé par ces tristes Assises."
Assises de l’interculturalité et la loi réprimant le négationnisme, réactions (1)
Assises de l’interculturalité et la loi réprimant le négationnisme, réactions (1)
"On peut s’interroger à l’infini sur l’utilité d’une telle législation, mais dès le moment où elle a été adoptée, tout recul, toute banalisation relève de l’ignominie. Il ne s’agit pas simplement d’une insulte à la communauté juive, mais d’une blessure irréparable à la nécessaire mémoire des peuples." (Marc Uyttendaele, chroniqueur et avocat)
Grande satisfaction d'Edouard Delruelle, Directeur du Centre pour l’Egalité des chances :
"Malgré ces remarques critiques, et d’autres désaccords mineurs que je n’ai pas la place d’exposer ici, j’approuve une majorité des recommandations qui se trouvent dans ce Rapport." (Assises de l'Interculturalité, rapport final, novembre 2010, p. 122)"
Critique :
"Le rapport des Assises de l’interculturalité prône la disparition de la loi réprimant le négationnisme de "la référence explicite au génocide commis par le régime national-socialiste allemand pendant la seconde guerre mondiale, de manière à permettre aux juges de pouvoir l’appliquer à d’autres génocides". Réagissant à cette proposition, les organisations juives, rwandaises et arméniennes Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB), Ibuka-Belgique et le Comité des Arméniens de Belgique appelent au contraire le gouvernement fédéral et les Chambres à mettre fin à la recrudescence du négationnisme en complétant l’article 1er de la loi du 23 mars 1995 de la façon suivante "Est puni d'un emprisonnement de huit jours à un an et d'une amende de vingt-six à cinq mille francs quiconque, dans l'une des circonstances indiquées à l'article 444 du Code pénal, nie, minimise grossièrement, cherche à justifier ou approuve le génocide commis par le régime national-socialiste allemand pendant la seconde guerre mondiale, par le régime jeune-turc ottoman pendant la première guerre mondial et par le régime rwandais du Hutu Power d’avril à juillet 1994."" (Agence Diasporique d'Information)
Assises de l’interculturalité et la loi réprimant le négationnisme, réactions (2)
Grande satisfaction d'Edouard Delruelle, Directeur du Centre pour l’Egalité des chances :
"Malgré ces remarques critiques, et d’autres désaccords mineurs que je n’ai pas la place d’exposer ici, j’approuve une majorité des recommandations qui se trouvent dans ce Rapport." (Assises de l'Interculturalité, rapport final, novembre 2010, p. 122)"
Critique :
"Le rapport des Assises de l’interculturalité prône la disparition de la loi réprimant le négationnisme de "la référence explicite au génocide commis par le régime national-socialiste allemand pendant la seconde guerre mondiale, de manière à permettre aux juges de pouvoir l’appliquer à d’autres génocides". Réagissant à cette proposition, les organisations juives, rwandaises et arméniennes Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB), Ibuka-Belgique et le Comité des Arméniens de Belgique appelent au contraire le gouvernement fédéral et les Chambres à mettre fin à la recrudescence du négationnisme en complétant l’article 1er de la loi du 23 mars 1995 de la façon suivante "Est puni d'un emprisonnement de huit jours à un an et d'une amende de vingt-six à cinq mille francs quiconque, dans l'une des circonstances indiquées à l'article 444 du Code pénal, nie, minimise grossièrement, cherche à justifier ou approuve le génocide commis par le régime national-socialiste allemand pendant la seconde guerre mondiale, par le régime jeune-turc ottoman pendant la première guerre mondial et par le régime rwandais du Hutu Power d’avril à juillet 1994."" (Agence Diasporique d'Information)
Assises de l’interculturalité et la loi réprimant le négationnisme, réactions (2)
vendredi 29 octobre 2010
"Le traumatisme pour notre société qu’a été la Shoah a-t-il pour autant terrassé la Bête immonde ?", Joël Rubinfeld
"Il n'y a pas de politique de mémoire en Belgique. Si ce n'est un vague soutien à des initiatives relevant au mieux de la bonne conscience. […] En France, une déclaration comme celle de Jacques Chirac au Vel' d'Hiv' en 1995 ne nécessitait pas une expertise d'ordre historique, mais bien une volonté politique de rompre avec une vérité officielle désavouée par la culture historique et la conscience collective. En Belgique, nous manquons singulièrement des deux." (Maxime Steinberg)
Repris du blog de Joël Rubinfeld: Conférence sur la Shoah, la Mémoire et le négationnisme à l'ULB
Extraits de l'allocution d'ouverture de Joël Rubinfeld, modérateur de la conférence «1940-1945, Belgique docile. 2010, Belgique rédemptrice?» organisée par l'Union des Étudiants Juifs de Belgique, le Cercle du Libre Examen, l'Association des Cercles Étudiants et le Cercle des Sciences le 27 octobre 2010, à l'Université libre de Bruxelles
"Nous ne pouvons influer sur le passé. Mais c’est du passé que nous devons tirer les enseignements pour bâtir un avenir meilleur. En d’autres mots, le passé ne sert à rien s'il ne permet d’éclairer l'avenir et s'il ne force pas chacun d'entre nous à prévenir la répétition des tragédies.
Au-delà des professions de foi, au-delà du slogan «Plus jamais ça!» qui, ces dernières années, peut parfois sonner creux aux oreilles de certains, le traumatisme pour notre société qu’a été la Shoah a-t-il pour autant terrassé une fois pour toutes la Bête immonde ? Le génocide des Arméniens au début du XXe siècle, ou le génocide des Tutsi qui est venu le ponctuer, nous ont-il une fois pour toutes immunisé de ces crimes absolus et imprescriptibles ? Je laisserai le soin à nos orateurs de répondre à ces interrogations, mais je voudrais pour ma part apporter quelques éléments à cette réflexion.
Repris du blog de Joël Rubinfeld: Conférence sur la Shoah, la Mémoire et le négationnisme à l'ULB
Extraits de l'allocution d'ouverture de Joël Rubinfeld, modérateur de la conférence «1940-1945, Belgique docile. 2010, Belgique rédemptrice?» organisée par l'Union des Étudiants Juifs de Belgique, le Cercle du Libre Examen, l'Association des Cercles Étudiants et le Cercle des Sciences le 27 octobre 2010, à l'Université libre de Bruxelles
"Nous ne pouvons influer sur le passé. Mais c’est du passé que nous devons tirer les enseignements pour bâtir un avenir meilleur. En d’autres mots, le passé ne sert à rien s'il ne permet d’éclairer l'avenir et s'il ne force pas chacun d'entre nous à prévenir la répétition des tragédies.
Au-delà des professions de foi, au-delà du slogan «Plus jamais ça!» qui, ces dernières années, peut parfois sonner creux aux oreilles de certains, le traumatisme pour notre société qu’a été la Shoah a-t-il pour autant terrassé une fois pour toutes la Bête immonde ? Le génocide des Arméniens au début du XXe siècle, ou le génocide des Tutsi qui est venu le ponctuer, nous ont-il une fois pour toutes immunisé de ces crimes absolus et imprescriptibles ? Je laisserai le soin à nos orateurs de répondre à ces interrogations, mais je voudrais pour ma part apporter quelques éléments à cette réflexion.
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