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mardi 13 décembre 2011

Climat de méfiance à l'égard des Juifs au Centre pour l'Egalite des chances belge

"Avec Jozef De Witte, en coulisses, les stéréotypes à l'égard des Juifs vont bon train. Jozef est responsable d'un climat interne de méfiance à l'égard des Juifs... sentiment qu'il partage avec certains de ses proches... dont la «fonctionnaire» qui serait responsable des scandaleux propos."

Comme d'habitude, tout le monde savait mais "on" a préféré ne rien dire... Il a fallu le courage de Commissaire de Police David Vroome [photo] pour que soit révélée l'étendue du problème (antisémitisme et négationniste au sein d'une association anti-raciste... qui dépend du Premier ministre). Les dirigeants de la communauté juive auraient dû exercer une bien plus grande vigilance.  Certains avaient protesté lors de la nomination de son actuel directeurJozef De Witte.  Mais l'intimidation est telle qu'on choisit de faire le dos rond.  Et lorsque la députée Bruxelloise Viviane Teitelbaum interpelle Edouard Delruelle, le numéro deux du Centre, personne ne prend publiquement sa défense (Faute grave d'Edouard Delruelle, directeur du Centre pour l'égalité des chances). Nous reviendrons bientôt sur cette affaire et d'autres. 

Source: ADI (Vers la démission des directeurs du Centre pour l'Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme?, par Eric Picard)

Sale temps pour le Centre pour l'Egalité et des Chances et la Lutte contre le Racisme (CECLR). C'est le mensuel Joods Actueel qui a allumé une nouvelle mèche ce lundi matin, en révélant la tenue de propos à caractère antisémites émanant d'une collaboratrice du Centre. Confondu et questionné par Le VifEdouard Delruelle, le directeur adjoint francophone du Centre, est sur la défensive. Il se limite à «assumer», à «replacer dans son contexte» et à reprocher à Joods Actueel de «mener campagne contre le Centre».

Alain Destexhe et Viviane Teitelbaum demandent la démission d’Edouard Delruelle‏

Contexte: Belgique: le Centre pour l'Egalité des chances est accusé de racisme

COMMUNIQUE DE PRESSE 
Propos antisémites: Alain DESTEXHE, Député de la Fédération Wallonie-Bruxelles (MR)  et Viviane TEITELBAUM, Députée bruxelloise (MR) demandent la démission d’Edouard Delruelle
Le périodique «Joods Actueel» a récemment publié un article mettant gravement en cause le Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme (sic). Lors d’un séminaire sur le multiculturalisme, des policiers assistèrent, médusés, au discours d’un membre du Centre véhiculant les pires stéréotypes antisémites. Parmi ceux-ci, on retrouve l’idée selon laquelle ces derniers «peuvent tout se permettre car ils ont de l’argent et le pouvoir financier, mais exploitent également notre culpabilité [pour l’Holocauste]». Cette personne semble également avoir nié le rôle joué par la Belgique dans la déportation puis l’extermination des populations juives durant la Seconde guerre mondiale.

Nous attendions une réaction particulièrement forte de la part du Directeur-Adjoint du Centre. C’est donc avec stupéfaction que nous avons appris qu’il estimait que l’employée «aurait dû dire qu’ils faisaient plutôt partie de la classe moyenne». 

Ces propos sont inacceptables. Ils contribuent à renforcer l’idée selon laquelle les Juifs jouiraient tous d’un niveau de vie relativement aisé. Il n’en est évidemment rien! Nos compatriotes de confession juive souffrent autant de la crise économique que l’ensemble de notre population. Ni plus, ni moins. Il y a, dans notre pays, des Juifs riches et des Juifs pauvres, des Juifs blonds et des Juifs bruns, des Juifs fumeurs et des Juifs non-fumeurs…faut-il une formation spéciale pour que Monsieur Delruelle en prenne conscience et retire ses propos?

lundi 12 décembre 2011

Le Centre pour l'Egalité des chances est accusé de racisme

Un commissaire de police dépose plainte suite à des déclarations anti-juives entendues pendant un séminaire sur le multiculturalisme (Source: Joods Actueel - Centrum Gelijke Kansen nu zelf aangeklaagd wegens racisme)

C'est avec une profonde incrédulité que des hauts fonctionnaires de police ont entendu des propos inacceptables au début du mois, alors qu'ils participaient à un séminaire animé par deux déléguées du Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR).  C'est désolant que le personnel du CECLR, qui dépend directement du Premier ministre et est censé combattre le racisme, véhicule lui-même les pires stéréotypes anti-juifs - que la grande majorité de la population belge rejette fermement. La communauté homosexuelle fit également l'objet de jugements peu flatteurs. Mais c'est sur la communauté juive que le gros de l'artillerie s'est concentré:

"Ces gens peuvent tout se permettre car ils ont de l'argent et le pouvoir financier, mais ils exploitent également notre culpabilité [pour l'Holocauste]."

Le Commissaire David Vroome (43 ans) [photo] de la police fédérale de Bruxelles et une vingtaine de ses collègues ont suivi un cours au complexe Geruzet à Etterbeek. Le cours sur le multiculturalisme était donné par deux formatrices du CECLR et c'est l'une d'entre elles d'origine turque qui a lancé la tirade contre les Juifs. 

"Je n'ai jamais entendu de pareilles remarques sur la communauté juive", a confié Vroome à Joods Actueel"Et dire que c'est une employée du CECLR qui les a tenus aggrave encore la situation".D'autres officiers, tous les cadres supérieurs de la police, ont confirmé l'incident.

Le Commissaire Vroome, qui est juriste de formation et a travaillé comme avocat à Anvers et à Bruxelles, décrit comment la scène s'est déroulée:

"A un moment donné les groupes ethniques et culturels d'origines différentes présents dans notre société furent abordés. Il fut question des Chinois, des Japonais et des eurocrates [fonctionnaires européens] qui vivent à Bruxelles et qui fréquentent leurs propres magasins et restaurants et qui peuvent aussi avoir des comportements et des règles caractéristiques. C'est alors qu'on évoqua la communauté juive et que la déléguée fit des déclarations choquantes. Mon attention fut attirée quand elle mentionna le "pouvoir financier" qui les amène à croire que tout leur est permis. Mais le fait que "les Juifs reviennent toujours sur le passé"  - une référence manifeste à l'Holocauste - m'a choqué.  D'autant plus qu'elle ajouté "que la Belgique n'a rien à voir là dedans!". [1]

"Dans la salle l'attention du public fut éveillé", témoigné un autre commissaire qui a assisté à la scène et qui veut garder l'anonymat. "Le silence était tel qu'on entendait la respiration des participants et qui se regardèrent avec incrédulité. L'autre employé du CECLR n'a pas réagi et le cours s'est poursuivi comme si rien ne s'était passé."

A SUIVRE

Le bilan du CECLR  pour ce qui concerne l'antisémitisme est loin d'être satisfaisant. Voir: Jozef De Witte, un militant anti-Israël, nommé directeur du Centre pour l'Egalité des Chances en 2004)

[1]  On estime la population juive vivant en Belgique avant la guerre à 67.000. Parmi les 25.000 Juifs qui furent déportés, dont 5.093 sont des enfants et 145 n'ont pas 2 ans, 1.205 survécurent:  "Un déporté sur cinq n'a pas 16 ans.  Il y a même des enfants de moins de 2 ans. Le plus jeune, parti par le XXe convoi, n'a pas quarante jours d'âge." (Maxime Steinberg).  "Dans des conditions généralement très sordides, hommes, femmes, enfants et vieillards sont parqués dans des lieux qui font office d'antichambre des camps de la mort nazis: Drancy en France, la caserne Dossin à Malines en Belgique [qui se trouvait à quelques pas de l'archevêché...], Westerbork aux Pays-Bas ou encore Fossoli en Italie sont parmi les plus célèbres." Après la guerre, 25.000 Juifs vivaient en Belgique et de nos jours entre 35.000 et 40.000. La Belgique compte plus de 1.500 Justes.

Cross-posted in English (Belgian government anti-racist outfit accused of anti-semitism)