vendredi 15 janvier 2010

Baudouin Loos : l'acoquinement des socialistes de Peres avec l'extrême droite

Du "vintage" Baudouin Loos le 12 janvier dans Le Soir.  

Son papier Démissions pour raisons de morale, en Israël lui sert à rappeler les très grandes vérités qu'il aime décliner avec le ton moqueur et méprisant qu'on lui connaît quand il s'agit d'Israël.  La morale de l'histoire est que "sursaut moral" ou pas un "colon juif" reste un "colon juif", acteur/complice dans le harcèlement de la population palestinienne, l'arrachage d'oliviers, l'empoisonnement de puits etc.

Et last but not least.  Un Shimon Peres restera toujours un Shimon Peres, celui qui n'hésitera pas à s'acoquiner avec la droite nationaliste et l’extrême droite.  

Mais au fait qui parle?  Baudouin Loos ou "plusieurs chroniqueurs israéliens" ?  Ca c'est un mystère et reste le secret de Baudouin Loos, mais face aux turpitudes qu'il dénonce il reste sévère, très très sévère. Raison de morale oblige ...

Si Israël est un succès story pour le New York Times (Israël: une "success story" étonnante écrit le New York Times, journal de gauche), pour Le Soir, c'est plutôt un "cauchemar story". Extraits :

"L’actualité politique israélienne a été marquée ces derniers jours par deux démissions peu banales.

Ce lundi, Pinhas Wallerstein, un des principaux dirigeants du « Yesha », le lobby des colons juifs en territoires occupés («en Terre d’Israël», dirait-il) a annoncé son départ pour protester contre «le silence» de ses collègues face aux extrémistes, il s’est aussi opposé à la politique dite du «prix à payer» (qui consiste, de la part des colons, à harceler la population palestinienne, par exemple en coupant les oliviers ou en empoisonnant le bétail). Malgré ce sursaut moral, le nom de Wallerstein restera associé à la colonisation à connotation religieuse (il était membre fondateur du Bloc de la foi, association qui promut la colonisation dès les années 70)…

[...] Pines-Paz n’a jamais digéré l’entrée des travaillistes dans le gouvernement de Netanyahou au printemps dernier, considérant que le parti avait ainsi trahi ses électeurs en s’associant avec l’extrême droite. Le parti travailliste israélien, alors sous la houlette de Shimon Peres, s’est souvent acoquiné avec la droite nationaliste depuis les années 80. Cette tendance opportuniste s’est prolongée récemment et plusieurs chroniqueurs israéliens ne manquent pas de relever l’appétit dévorant des députés du parti pour les strapontins ministériels au mépris des valeurs morales. [...]"

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