lundi 26 octobre 2009

Incitation à la haine d'Israël dans un hebdomadaire catholique belge

Mis en ligne le 16 avril 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org, le titre de l'article en question figure toujours sur le site internet de l'hebdomadaire Dimanche EXPRESS ("L'hebdomadaire Catholique de Belgique francophone") et ce dans l'indifférence générale. C'est un rappel opportun que "l'enseignement du mépris" est loin d'avoir disparu dans l'église catholique. Ce n'est pas étonnant que la pratique religieuse continue de diminuer inexorablement en Europe et que les églises soient de plus en plus vides.

"Nul ne nie la réalité des frustrations et des dommages causés aux Palestiniens par les barrages et la barrière de sécurité (ici, le mur qui entoure Jérusalem). Ce qui choque, dans cet article, c'est le parti pris flagrant de sa démarche accusatrice et diffamatoire. Il serait vain de perdre du temps à réfuter les mensonges et les exagérations (par exemple les 721 km de mur, alors qu'il n'y en a que quelques dizaines, le reste étant constitué par un grillage de sécurité, aussi appelé 'barrière'), qui foisonnent dans ce texte. On ne convaincrait que les convaincus. Je me suis donc contenté de mettre en rouge ce qui est faux et incitateur à la haine et au mépris. Face à cette haine à peine dissimulée, je ne peux que donner ce témoignage personnel. J'ai vécu en Israël de 1971 à 1982. Je puis témoigner qu'alors, la circulation partout en Israël et bien entendu entre Jérusalem et Bethléem ne posait pas de problèmes. Les Israéliens pouvaient se rendre à Bethléem et Ramallah, y faire leurs achats et y boire tranquillement aux terrasses des cafés avec leurs amis palestiniens sans craindre pour leur vie, et les Palestiniens n'avaient aucune difficulté à circuler d'une ville à l'autre et à accéder à Bethléem et Jérusalem. Mais après la seconde Intifada et les massacres incessants commis par les terroristes palestiniens, la barrière et le mur de sécurité sont les seuls moyens qu'a trouvés Israël pour assurer la sécurité de ses citoyens. Chacun sait - et les Palestiniens mieux que quiconque - que dès que des accords bilatéraux seront conclus, il ne s'écoulera pas beaucoup de temps avant que tous ces obstacles à une vie normale soient enlevés (car ils sont amovibles). Le reste n'est que gesticulation haineuse. Honte donc à ce journal catholique qui renoue avec la diabolisation à laquelle son Eglise a pourtant renoncé depuis le Concile Vatican II. (Menahem Macina)."
Dimanche EXPRESS, N° 16 - 20 avril 2008, TEMPS PRESENT, p. 3

"Bethléem, une prison en territoire occupé. Un reportage signé Béatrice Petit

Privés d’eau, de terres et de moyens de subsistance, les Palestiniens de Bethléem étouffent derrière les murs qu’Israël persiste à ériger en toute illégalité. Tandis que sur les collines avoisinantes, de nouvelles colonies juives continuent de restreindre leur territoire. Les chrétiens en sont réduits à quitter la cité natale du Christ.

Bethléem n’est normalement qu’à 20 minutes de Jérusalem mais il faut franchir plusieurs points de contrôle pour y arriver. Des murs infranchissables enserrent insolemment les quartiers de la ville, au prix de destructions, brisant bien plus que la vue, la vie des personnes, des familles et de la société tout entière.

Au détour d’une ruelle, un bâtiment criblé par des tirs d’obus en dessous desquels est inscrit "Love". Ironie ? En face, des plaques de béton hautes de 10 mètres, sur lesquelles des artistes étrangers ont dessiné des escaliers ou des pas s’évadant vers le sommet, comme pour faire rêver de liberté. Installés là depuis 1948, suite à l’expulsion de leurs villages, les réfugiés du camp voisin, privés de tout horizon, ne s’y trompent pas. Ils préfèrent d’ailleurs ne pas voir camoufler aux yeux du monde extérieur l’horreur placée sous leur nez.

Au centre-ville, la basilique de la Nativité est déserte, tout comme les magasins, restaurants ou hôtels, destinés aux pèlerins. Peu attirant de pénétrer dans un ghetto! Du reste la visite des lieux saints effectuée, les tour-opérateurs israéliens incitent les clients à loger dans les colonies ou les terres israéliennes.

"Si cela continue, la chrétienté pourrait disparaître du berceau où elle est née. Non pas pour des questions religieuses - hormis quelques cas isolés -, puisque nous avons vécu pendant des siècles en bonne entente avec les musulmans. Bethléem avait survécu parce qu’elle était restée ouverte au monde, accueillant des pèlerins pendant des siècles. Les pèlerins doivent revenir ici, ils seront en toute sécurité",

insiste Leila Sansour, une chrétienne d’origine palestinienne, rentrée au pays pour fonder l’association "Open Bethléem" (1) et faire découvrir aux délégations internationales la réalité du terrain. Ceux qui feront halte côté palestinien seront d’ailleurs agréablement surpris par la vieille tradition de l’hospitalité, chère aux Arabes.

Le mur commencé en 2004 sépare déjà Bethléem de Jérusalem, la ville sœur, et des villages voisins. Le 9 juillet 2004, l’instance judiciaire des Nations Unies a déclaré la construction illégale et appelé Israël à l’arrêter immédiatement. Mais aujourd’hui encore, les bulldozers continuent impunément de dévaster et d’ériger des barrières de béton à travers les champs d’oliviers palestiniens. Les paysans se voient dépossédés ou privés de l’accès à leurs terres. Sur une colline avoisinante, les salésiens, propriétaires du domaine agricole et viticole de Crémisan, source d’emplois et de revenus pour la population locale, vont voir incessamment une partie de leur propriété passer de l’autre côté du mur et annexée de facto par les autorités israéliennes. Sans autre concertation et en violation de l’avis rendu par la Cour Internationale de Justice, soulignent les religieux.

"Les habitants n’ont plus qu’un seul désir : émigrer pour échapper à une mort lente",

commente le maire palestinien de la ville encerclée. Sans armée, sans emploi ni avenir, les jeunes n’ont que des pierres pour crier leur désespoir. David contre Goliath...

Des religieux écoeurés

"Avec le mur, qui peut franchir – à temps -, les check-points [points de contrôle] pour venir à l’hôpital, assister aux enterrements ou aux mariages ou tout simplement vendre sa récolte ? Aux points de passage, des femmes enceintes ont dû accoucher, des enfants comme des adultes, dont l’état de santé nécessitait des soins urgents sont morts parce que les militaires israéliens les ont délibérément fait attendre. Les punitions collectives, l’homme humilié, enfermé, c’en est trop !", s’exclame, de guerre lasse, une religieuse âgée.

"En été, sous la canicule, nous sommes privés d’eau car elle est pompée ici pour alimenter les collines de l’occupant. Nous devons nous contenter de nos citernes sur les toits. Nous sommes des sans-papiers : il faut sans cesse renouveler les documents."

Découragée de voir l’une de leurs sœurs refoulée à un point de contrôle après 30 ans de résidence sur le territoire et embarquée manu militari, la nuit tombée, dans un bus vers un pays voisin, la religieuse a écrit le 6 mars dernier au délégué apostolique de Jérusalem :

"Israël, avec sa toute puissance d’aujourd’hui, mais également avec sa population au passé tragique, perdrait-il toutes ses valeurs relatives au respect et à la dignité de l’homme ? Si cet Etat ne souhaite plus la présence de religieuses chrétiennes en Terre Sainte, qu’il le fasse publiquement et correctement savoir, mais qu’il cesse immédiatement ces traitements humiliants et non conformes aux droits de la personne." "
(1) www.openbethlehem.org - Courriel : openbethlehem@openbethlehem.org

"La Wallonie soutient un projet appelant à la destruction d'Israël", Joods Actueel

"La Wallonie soutient un projet appelant à la destruction d'Israël"

"La Région wallonne subsidie une projet artistique qui appelle à la destruction de l'Etat juif, indique le magazine Joods Actueel, qui a publié sur son site internet un article sur le projet en question accompagné de réactions. Mais c'est surtout une carte d'Israël faisant référence à la Belgique qui fâche.

Selon l'auteur de cet article, il s'agit du projet Masarat, qui permet à des artistes palestiniens de se rendre à Bruxelles. Un certain nombre de ces artistes sont controversés car ils seraient à l'origine de messages de haine à l'encontre d'Israël et d'incitation à la violence. Masarat aurait également exposé des posters artistiques appelant à un boycott de produits israéliens.

L'oeuvre au centre de la critique est une carte du Moyen-Orient sur laquelle la Flandre est représentée en lieu et place d'Israël et la Wallonie comme les territoires palestiniens. Quant à la bande de Gaza, elle est figurée comme les Fourons." (belga)

Suite à des critiques de la Communauté flamande, la carte a été supprimée. Par contre, le contenu du site ayant trait à Israël n'a pas été modifié - on y trouve toujours l'expression "le mur de la ségrégation" ainsi que l'éloge du Zan Studio.

Ci-dessous une affiche qui représente on ne peut plus clairement les valeurs contraires à la paix défendues par le Zan Studio:

Affiche du Zan Studio: Another Voice
"Le Concert "One Million Voice[s]" n' a pas eu lieu. il prétendait réunir des acteurs de paix israéliens et palestiniens. Selon la grande majorité des Palestiniens, le projet visait surtout à normaliser les relations entre un occupant et un occupé. Pour nombre de militants palestiniens, ce projet faisait la promotion d'une fausse paix, d'une paix sans justice, d'une paix sans la fin de l'occupation, sans le droit au retour des réfugiés. La plupart des associations et ONG's palestiniennes se sont mobilisées contre ce projet. Vous pouvez lire à ce sujet cet article. Zan Studio a participé à la campagne de boycott contre "One Million Voice[s]" en créant ce poster."

Voir également:
Flamands=Israéliens, Wallons=Palestiniens, et autres délires de la propagande palestinienne, Macina (UPJF)

Flamands=Israéliens, Wallons=Palestiniens, et autres délires de la propagande palestinienne, Menahem Macina

Fallait-il pour autant 'exporter' cette délirante 'quête d'identité' walestinienne (selon le mot forgé par M. Macina) à Paris?

Repris du site UPJF

« En Jordanie, pays arabe qui accueille le plus grand nombre de réfugiés palestiniens au monde, les Palestiniens sont surnommés "les Belges" ». C’est par cette phrase - surprenante, de prime abord - qu’était introduite, sur le site Masarat (Chemins, Itinéraires), l’annonce d’un atelier de travail belgo-palestinien ("Belge ou Palestinien: six auteurs en quête d'identité "), qui a eu lieu en mars 2008, dans le cadre de l'année Bruxelles-Wallonie-Palestine 2008 (Masarat), une initiative des régions de Bruxelles et de Wallonie (à laquelle le gouvernement de la région flamande ne s’est pas associé). Brève plongée dans une symbolique et une rhétorique, tordues et passablement ridicules, mais révélatrices de la confusion mentale dans laquelle se débattent ces gens qui préfèrent le fantasme et le mensonge à l'affrontement lucide avec la réalité.
Voir aussi : "Topographie et toponymie délirantes de la carte 'wallestinienne' de «Palestine 2008»".

Ce n’est certainement pas un hasard si, pour introduire un de ses groupes qui est partie prenante aux activités de cette « Saison artistique et culturelle » consacrée à la Palestine, le site de Masarat, le partenaire palestinien de la Communauté Française de Belgique pour cet événement, affiche, sur son site, une carte (1), dont le caractère, manipulateur autant qu’insultant, devrait scandaliser tant les Flamands – identifiés, pour les besoins de la cause palestinienne, aux Israéliens 'expansionnistes' et 'annexionnistes' - que les Wallons, réputés en danger d’être phagocytés par la voracité flamande. Le sujet est suffisamment hors norme pour qu’il vaille la peine de s’y arrêter ; c’est pourquoi j’y reviendrai en détail, plus loin.

Carte 'wallestinienne'
S’il ne s’agissait que d’une provocation circonscrite à un site, blog, ou groupe de pression, il n’y aurait pas de quoi s’inquiéter outre mesure : Internet regorge de ce type d’analogies de plus ou moins mauvais goût. Mais il s’agit d’un événement largement pris en charge et financé par le contribuable wallon, dans le cadre de la "Saison artistique et culturelle en Communauté française Wallonie-Bruxelles, à l’initiative du Commissariat Général aux Relations Internationales et de la Délégation Générale de la Palestine auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg, avec le soutien de la Ministre des Relations Internationales de la Communauté Française", comme l’indiquent le libellé qui figure sur le site de Masarat et les deux pages Web détaillées que l’on trouve sur le site de la Communauté Française (2).

Ces précisions indiquent, à suffisance, qu’étant donné leur implication culturelle (et financière!), les pouvoirs publics belges ne peuvent ignorer le caractère, largement hostile à Israël, de cet événement. Car le fait est là, cet Etat de droit et membre de l’ONU comme la Belgique, est diffamé, au passage, de manière plus ou moins subtile, par le principal organisateur palestinien, Masarat.

C’est le cas, entre autres, de la page consacrée aux caricatures du dessinateur palestinien défunt, Naji Al Ali, dont le site de Masarat (3) dit qu’elles

« expriment la lutte et la résistance à l’occupation israélienne et critiquent les régimes arabes » (Entendez ceux qui font le jeu des Occidentaux et surtout des Américains, considérés comme des soutiens inconditionnels d’Israël).

Le site relaie aussi ce propos du même Naji Al Ali, affirmant que ses caricatures sont

« l'expression des opprimés qui paient cher leurs vies, portant sur leurs épaules le fardeau des erreurs commises par les autorités. Tout ce qu'ils possèdent a été acquis avec peine, sous le siège constant de la dureté et de la cruauté. Ils luttent pour leur vie et meurent jeunes, ensevelis dans les tombes dépouillées. Ils sont toujours sur la défensive pour pouvoir vivre. Je vis avec eux dans les cachots, observant et brûlant à la pulsion de leurs cœurs, au flot du sang qui coule dans leurs veines. »

Le nom d’Israël n’est pas mentionné, mais la mention est dans le style "je ne cite personne, mais suivez mon regard".

Mais il y a plus sérieux, Le blog Philosémitisme rappelle opportunément (4) que, le « coup d’envoi de l’important événement culturel constitué par l'année Palestine 2008 à Bruxelles et en Wallonie… en décembre 2007, à la Maison Folie, dans la ville de Mons », a commencé « avec l'exposition des œuvres du Zan Studio de Ramallah (5), qui ne fait pas mystère de ses sentiments à l’égard d’Israël. A titre d’illustration, le blog précité rapporte les propos recueillis par l'association Intal, d’une déclaration de l’un de ses membres fondateurs, Basel Nasr:

« pour nous et pour l'écrasante majorité des Palestiniens, Israël, dans ses frontières de 1948, est une colonie, et les personnes, ou leurs descendants, qui y vivent, sont des colons. La création d'Israël est, pour nous, une dépossession illégitime qui a débuté en 1948. »

Et Basel Nasr d’ajouter que l’art occidental des Israéliens témoigne de leur qualité d'étrangers et de colons:

« Je constate qu'il s'agit d'un art comparable à celui des Européens, des Occidentaux. Il révèle le fait que les Israéliens ne sont pas liés à la terre qu'ils occupent ni à son histoire, ni à son évolution. »

Le blog Philosémitisme précise encore que Basel Nasr s'oppose résolument à la collaboration entre artistes israéliens et palestiniens :

« …actuellement, je suis opposé à la plupart des collaborations qui ont lieu… Pour pouvoir réellement avoir des échanges entre artistes, nous devons être au même niveau ou collaborer afin de lutter contre le sionisme. Beaucoup d'initiatives menées à l'heure actuelle donnent la fausse idée qu'une paix est possible sans [que] nous ayons préalablement rencouvert [sic] tous nos droits. C'est inacceptable. »

Les affiches politiques du site du Zan Studio reflètent cette hostilité. Les stéréotypes habituels de diabolisation sont omniprésents. Ainsi une affiche assimile Israël à un Etat criminel par excellence puisqu’il tue l’enfance … en emprisonnant les enfants palestiniens. En guise d’illustration, un nounours enchaîné porte un cadenas avec l’inscription "Made in Israel", ainsi que la marque des produits à boycotter: Sabra, Carmel etc. Il ne s’agit point de suggérer, il s’agit de pointer clairement la démarche destructrice et boycotteuse à suivre. Une autre affiche représente la moitié appétissante d’une orange et l’autre d’une grenade mortelle. A nouveau, pour que nul ne s’y trompe l’inscription "Product of Israel" figure clairement sur une étiquette. Et encore une autre dans la même veine inspirée de Coca-Cola, une autre inspirée du Johnson's baby shampoo (toujours les enfants), une autre s'inspire de Guernica, et encore une.

Mais le cas le plus étrange de propagande anti-israélienne est constitué par la carte qui nous occupe… et nous préoccupe ici. Examinons-la attentivement (...):


D’emblée, on remarque qu’il s’agit d’une Palestine sur laquelle on a plaqué, ironiquement, en la transposant de manière transparente, une réalité politique belge. Du coup, la phrase citée plus haut - que je qualifiais de « surprenante » et que je reproduis ci-dessous - prend tout son sens :
« En Jordanie… les Palestiniens sont surnommés "les Belges" ».

On peut discuter de l’inadéquation flagrante et même du ridicule de cette analogie politico-géographique dans sa globalité, mais le message en est clair.

La vaste superficie en jaune - dont la carte-postiche ne dira pas aux très nombreux internautes qui ignorent tout de la réalité géopolitique de la Palestine, que la moitié au moins est l’ingrat désert du Néguev, dont une infime partie seulement est habitée et cultivée – veut illustrer l’une des doléances palestiniennes, selon laquelle les Israéliens se sont approprié la majorité de ce que les Palestiniens appellent "la Palestine historique".
Au chapitre des curiosités plus ou moins ridicules, notons que la Bande de Gaza est devenue les Fourons (6). Rappelons que les Fouronnais s’estiment annexés par la Flandre (7), ce qui n’a jamais été le cas de Gaza, qui a été longtemps occupée, mais non annexée, par les Israéliens, et qui est entièrement autonome depuis le retrait israélien de 2005.
Plus difficile à décoder est l’équivalence topographique entre Bruxelles et Jérusalem. On peut y voir une pique wallonne contre les revendications flamandes concernant la capitale, que traduirait l’orthographe volontairement fautive de son nom (plusieurs 'x', par opposition aux deux 's' de Brussels, en flamand).
Passons pieusement sur les inconsistances et les incongruités - dont la "frontière linguistique" censée séparer les Territoires palestiniens de la partie du pays sous autorité israélienne. C’est faire bon marché de la Galilée majoritairement arabe et de la très importante population arabe qui habite dans différentes parties du pays réputées israéliennes, ou territoires occupés.
Le fait le plus significatif est la dénomination de "Wallonia", plaquée sur ce que les concepteurs de cette "carte" considèrent comme étant l’Autorité Palestinienne. Ici, la comparaison ridicule faite entre la Région belge de Wallonie et la partie actuelle de ce qui est destiné à être le futur Etat palestinien, va au-delà de son adéquation ou de son inadéquation. Il s’agit bel et bien d’un phénomène d’identification, dans l’esprit du mot célèbre de Kennedy à Berlin « Ich bin eine Berliner ».
Mais, au-delà de cet aspect 'philopalestiniste' de l'exercice - à la mode comme chacun sait -, on peut s’étonner du mépris implicite qui sous-tend l'analogie : les Flamands sont identifiés aux Israéliens, c’est-à-dire - selon les préjugés presque universellement intégrés dans les consciences "politiquement correctes" de nos contemporains - considérés comme des occupants agressifs et arrogants.
Au point où en étaient les inventeurs de cette carte 'wallestinienne', on peut se demander pourquoi ils n'ont pas filé la métaphore jusqu’à l’absurde en plaquant sur les Flamands la remarque cinglante que le Général de Gaulle décochait aux Israéliens :
« Un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur » (8).

Mais au fait, j’y songe ! Toute cette histoire - somme toute assez ridicule -, ne serait-elle pas une espèce de règlement de comptes visant à punir la Région flamande de n’avoir pas accepté de co-organiser et de co-financer avec la Communauté française de Belgique l’événement "Palestine 2008" ?

Menahem Macina © Upjf.org
(1) Elle figure sur la page site de Masarat, consacrée au Groupe "Littérature", et elle illustre un article intitulé "Belge ou Palestinien, six auteurs en quête d’identité".
(2) Voir la page du site de Masarat, intitulée "
Initiateurs" ; et les deux présentations détaillées qui figurent sur le site de la Commmunauté Française, « Masarat 2008 : la culture palestinienne à l'honneur » ; et « Masarat 2008 : mise en lumière de la créativité palestinienne ».
(3) "
Naji Al Ali. Exposition de caricatures". Masarat note également que "Naji Al Ali fut atteint d'une balle dans la tête le 22 juillet 1987, à Londres, et fut le premier caricaturiste à être assassiné pour ses dessins".
(4) Voir: Mons - Zan Studio de Ramallah - le bon choix?.
(5) Le site de Masarat consacre plusieurs pages à Zan Studio, qu’il présente comme un "collectif de jeunes artistes et techniciens qui s’est constitué en 2005 à Ramallah", et qu’il caractérise, en sous-titre, comme concepteur d’"affiches et films d’animation politiques".
(6) Sur les Fourons, voir Wikipedia.
(7) On peut lire l’essentiel des doléances des plus radicaux des habitants de ces communes (et donc pas forcément représentatifs de l'opinion de la totalité des Fouronnais), sur le site de l’association sans but lucratif, "Action fouronnaise".
(8) Signalons que, pour le plus grand bonheur des collectionneurs de souvenirs, le site Dailymotion a mis en ligne ce passage mémorable du discours prononcé par le Chef de l’Etat français en 1967.

Appel au boycott israélien à l'Espace Wallonie-Bruxelles de Paris

"Sous le nom de Masarat/Palestine, l'Espace Wallonie-Bruxelles de Paris a exposé, du 25 au 28 mars dernier, une sélection d'oeuvres de créateurs palestiniens contemporains, en "écho de la prochaine saison artistique et culturelle palestinienne". Cet appel au boycott israélien, sera présenté à Bruxelles et en Wallonie d'octobre à novembre prochains. Soyons conscients que les contribuables de Wallonie et de Bruxelles participent au financement et à la diffusion de ces "oeuvres"."
Contact J, avril 2008
Le Zan Studio de Ramallah

Les Ministres Fadila Laanan et Fadela Amara visitent Israël

Les Ministres Fadila Laanan (Belgique) et Fadela Amara (France) se sont rendues en Israël et en reviennent avec des narratives diamétralement opposées.

Fadila Laanan, Ministre de la Culture et de l'Audiovisuel de la Communauté française de Belgique, déclarait le plus sérieusement du monde à l’occasion de la présentation de la saison artistique palestinienne qui se tiendra à Bruxelles, en Wallonie et à Paris en 2008:

"A Haïfa, une artiste avait construit une sculpture haute de 10 mètres représentant un mur. Elle m’a demandé de la casser. Je l’ai fait. Ce n’était pas un acte iconoclaste. Ce n’était pas une oeuvre d’art brisée. C’est dans le malheur, dans la représentation du malheur, que j’ai cogné. J’ai mesuré là combien les actes symboliques sont nécessaires, libérateurs. A quel point l’art et les artistes font signe. A quel point, ils font sens."

La Secrétaire d'État de la République française Fadela Amara a confié dans un entretien accordé au quotidien israélien Haaretz qu'elle s'était très bien sentie en Israël et que la diversité ethnique du pays l'avait frappée. Pas de langue de bois, pas de propos convenus si chers aux détracteurs d'Israël, pas de pédanterie. Quel regard porterait Fadela Amara sur festival Masarat où il est question de “mur de la ségrégation” et dont il est à regretter que l'un des invités soit le Zan Studio (qui vient d’avoir les honneurs du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris) qui dénie le droit d’existence d’Israël?

"Amara says that when she was in Israel, she actually felt quite at home. She was invited here in June 2004 as part of a delegation of leftist women that met with Israeli and Palestinian women. ...
"I felt very comfortable [in Israel]. I wasn't the object of special stares, as often happens toward foreigners. I didn't feel any racism, though I'm certain it exists. You have all the colors there so it's become almost natural to see white, yellow, brown."

By your appearance, you could certainly pass for Israeli. Maybe that's the reason?
"Maybe, but I'm not used to that. Here in France, I get looks. To the French, I'm not very 'French.' We're living here under a dominant culture. When your name is François and you're white with blue eyes, it's one thing. But when your name is Fatima and you've got a little color, the look you get is different. In Israel - because of the variety of people, I didn't feel that. In fact, I met a lot of young people there and it happened more than once that I was talking with a Palestinian and thinking he was an Israeli or vice-versa. Luckily, some of them were wearing a Star of David, otherwise I would have been confused all the time."

Did your visit change your views in any way?
"The point of view of the residents of the suburbs in France regarding the Israeli-Palestinian conflict is very narrow: The young Palestinians whom I met asked me to explain to the youths of the suburbs that their anti-Semitic acts are not helping them. That it creates a boomerang that hurts them in world public opinion. I was very impressed by this talk from the Palestinians I met, which was so different than that of the youths of the suburbs - some of whom, by the way, were put up to what they did by Islamic activists."

Is France anti-Semitic? Is it Islamophobic?
"No on both counts. We're good students. We've managed to reduce the number of anti-Semitic acts, but it's not enough, we have to continually keep at it. As for Islamophobia - there's no such thing. It's an invention of the Islamists that shouldn't be taken up."

But racism against Muslims - doesn't that exist in France?
"You have to be careful with the terminology. Anti-Semitism is a fact and we know exactly what it has led to in our history. It can't be compared to anything else. I'm not prepared to accept moral preachings from some Muslim intellectuals who use the term 'Islamophobia' as a parallel to anti-Semitism. When it comes to acts against Muslims, their religion doesn't play any part. These are racists acts, period. You can't liken the Holocaust and the memory of it to my personal-family memory, which is of the colonization in Algeria. It's true that my father, who was born in the colonial period, was deprived of his rights. He was not allowed to attend school, and I can only regret these 'sad intervals' of French history. But that has nothing whatsoever in common with the Final Solution. The terrible Holocaust was the most barbaric act the world ever came up with. It's not like anything else at all. Not even the genocide in Rwanda."

In Rwanda, it was an organized genocide, though.
"But it wasn't set out or carried out in the same mechanical and sick fashion. In my opinion, the trap that some intellectuals try to use by putting everything on an equal footing in the name of some sort of competition among memories is the ultimate anti-Semitic act. A deluxe act of anti-Semitism.

"Unfortunately, the problem of anti-Semitism isn't fully resolved in my country. It's returning in a new formula in the suburbs, where the Islamists have rotted our children's brains. If we had properly fulfilled our roles and if we had radically reduced anti-Semitism in France, including in administration, we wouldn't be witnessing its renewal today in the suburbs, in its Islamic form, together with its discourse, which has fascist overtones. It's all because of our cowardice and because we didn't want to admit and we didn't want to know.

"I have Jewish friends who tell me - Fadela, we don't want to talk about memory. That's a choice that I respect, but if these things aren't said, then no one will be protected."

In other words, on the question of teaching the Holocaust, you support President Sarkozy's controversial proposal to assign each elementary school pupil the task of remembering a single Jewish child who perished in the Holocaust?

"Yes, I have no problem at all with it. Maybe because I didn't experience it myself. But I'm so anxious for it not to happen again that I'd do anything for that purpose. The idea of adopting the memory of a child who perished in the Holocaust - maybe not by an individual student but by an entire class - is good, effective and necessary. Especially today.

"People talk about so many memories - colonization, slavery, etc. - but the emphasis has to be on the Holocaust, because we haven't sufficiently internalized the memory of it: Just two years ago, a young man from one of the suburbs was tortured for a month. And why? Because his name was Ilan [Halimi - A.P.] and he was a Jew. For a whole month. Can you imagine? A whole month. Thirty days. Do you understand what that means? Everyone knew about it. Or a lot of people, at least. And afterward they threw him out like a dog, and all because of his Jewish origin. It's intolerable. Just intolerable."

Baudouin Loos, Pascal Boniface, la guerre en Irak et le "lobby" israélien

Les lecteurs du journal belge Le Soir connaissent très bien le journaliste Baudouin Loos. Cela fait des années que sans se lasser il décline de toutes les manières possibles et imaginable les méfaits, les turpitudes et les crimes supposés de l’Etat d’Israël. Le journaliste mériterait une médaille pour sa capacité à déployer de trésors d’imagination journalistique, de patience et de ténacité à ressasser le même thème dont l’efficacité reste, bien entendu, à démontrer.

Ainsi, à l’occasion du cinquième anniversaire de l’intervention américaine en Irak, Baudouin Loos s’en est allé interroger Pascal Boniface, directeur de l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques) à Paris (Le Soir, 19.3.2008). Qui d’autre en effet ? Ce dernier ayant déclaré que le but de la guerre était "géopolitique, c’était le contrôle du Proche-Orient, en partie pour des raisons pétrolières mais pas seulement", Baudouin Loos, qui avait bien entendu sa petite idée sur le sujet et brûlait d’impatience d’incriminer Israël, l’a mis sur la bonne voie. Voici la question sans équivoque qu’il a donc posée au politologue français:

"Un facteur qui a fait l'objet d'un livre aux Etats-Unis, c'est le poids du lobby pro-israélien dans la décision d'envahir l'Irak...".

La réponse habile et dévastatrice de Pascal Boniface n'a certainement pas déçu notre éminent journaliste:

"Effectivement, il y a, parmi les néoconservateurs, des gens qui demandaient bien avant les attentats du 11 septembre 2001 le renversement de Saddam Hussein et parmi eux des juifs américains et des non-juifs. Le paradoxe c'est que le livre de Walt et Mearsheimer auquel vous faites allusion rappelle que deux tiers des juifs américains étaient hostiles à la guerre! Mais les institutions juives dites représentatives étaient favorables à la guerre. Quoi qu'il en soit, on peut penser que le poids des amis d'Israël a compté, ça a été une des composantes de la motivation mais loin d'être la seule ou la principale."

Le tour est donc joué. Les juifs, ou le "lobby" si l’on préfère, sont les seuls nommés, même si on parle de responsabilité partagée, de la guère en Irak. Pas un mot sur les collaborateurs du Président Bush : Cheney, Rumsfeld, Powell, Rice ... ou sur d'autres lobbies.

Et comme il est difficile de taper sur Israël sans résister à la tentation de taper sur les Etats-Unis, Pascal Boniface s'est prononcé dans ce sens: "... on peut dire que la haine des Etats-Unis a été augmentée dans le monde par l'intervention militaire". Donc la guerre n'a fait qu'aggraver une haine qui lui préexistait!

Les Israéliens traités de nazis dans forum de la radio publique belge

L’ambassadrice d'Israël en Belgique, Tamar Samash, était l’invitée de la RTBF (Radio publique belge francophone). Ses propos ont suscité des réactions d’une rare violence sur le forum (pourtant modéré par les gestionnaires) de la radio dont certaines sont reprises ci-dessous.

Il semblerait qu’associer Israéliens et Juifs aux symboles les plus puissants du mal (nazis, SS, tumeurs, génocidaires, tueurs d’enfants, voleurs de terres etc) ne soit plus de l’ antisémitisme. Dans certains milieux cette association au mal absolu est considérée comme une critique légitime et saine. Il est à remarquer qu’aucun autre groupe humain ou pays ne fait l’objet d’une telle entreprise de dénigrement.

"Mon père a protégé, et donc sauvé des enfants juifs durant la seconde guerre mondiale. Il l'a fait, non pas par "amour" des juifs, mais bien par humanité, par amour de l'être humain, par amour de l'enfant. Il se retournerait dans sa tombe s'il voyait les atrocités infligées aux Palestiniens, d'autres êtres humains, par ces mêmes personnes qu'il a contribué à sauver... LeSauveur"

"Chaque fois que j'entends les représentants d'Israël, je suis écoeuré. Vous avez créé une prison à ciel ouvert. Vous avez toutes les ressources de la région. Vous leur volez leurs terres (colonies). Vous leur demandez de ne plus tirer sur Israël et vous continuez à leur voler leur terre pour votre richesse. Si j'étais Palestinien, je ferais comme eux. Ne soyez pas hypocrite, vous ne voulez pas la paix, mais leurs terres! Vous faites aux Palestiniens ce que les SS ont fait aux Juifs! Vincent"

"… Quand Israêl comprendra-t-il que dans la shoah d'aujourd'hui, ce ne sont plus les juifs les victimes? Cela contribuerait sûrement à combattre l'anti-sémitisme (qu'ils confondent - dessein - avec l'anti-israélisme...). Philippe Sergeant"

"Israël a reçu plus de 55 % de la Palestine historique de la société des nations (nations unies) alors que ce territoire ne lui appartient pas... mais cela ne leur suffit pas... La mauvaise foi est sordide et scandaleuse. LD"

"Lorsque l'on parle de quelque chose il faut admettre l'histoire ce que vous semblez oublier, c'est que l'Etat d'Israël n'existe que par décision "lâche" des Nations Unis d'un peuple qui effectivement avait souffert, mais à qui ils ont offert un état dans l'état palestinien [sic]. Le mur que j'ai vu ne sert à rien sinon qu'à agrandir un fossé que vous manipulez d'Etat à Etat, avec les U.S.A. et certains de vos alliés.Que les juifs aient souffert oui, mais vous êtes les personnes les plus riches du monde, alors pourquoi faire des frontiéres dans un domaine que vous devriez partager. Le Panda"

"A 17 ans les vôtres sont des enfants (mais à 18 des soldats!) Et en face les bébés sont des terroristes. Taisez-vous Madame ! ...Anne-Françoise"

"Nausées et envie de vomir en écoutant la nouvelle ambassadrice... Oui Madame, Israël n'a jamais commis la moindre erreur: c'est nous qui n'appartenons pas au "Peuple Elu", nous le "Bétail", qui sommes coupables: en permettant, en 1948, le triomphe du Sionisme, cette "Tumeur au sein du Judaïsme", nous avons commis un crime contre l'Humanité. Les Palestiniens paient quotidiennement de leur sang, depuis 60 ans, notre infinie lâcheté. Israël ne veut pas la paix, s'empare patiemment de tout le territoire par une "Epuration ethnique", un lent génocide. Tous vos nouveaux historiens qui, très courageusement, rétablissent la vérité historique sont-ils des traîtres menteurs? Madame, vos mythes fondateurs sont éventés : votre position est... pathétique. Rossignol Jacques"

Charles Michel, ministre belge de la coopération, trouve choquante la réaction israélienne

Le journal Le Soir (versions papier 5 mars et électronique 4 mars) rapporte que le ministre belge de la Coopération Charles Michel a déclaré, lors d’une conférence de presse tenue à Ramallah, qu’il trouvait "choquante" l’intervention de l’armée israélienne de samedi dans la bande de Gaza. Rappelons que celle-ci faisait suite aux attaques terroristes menées par le Hamas contre des civils israéliens.

"Vous pouvez comme moi vérifier le nombre de victimes de chaque côté", a-t-il dit.

M. Michel a concédé que le pays a le droit à la sécurité : "Il va de soi qu'Israël a le droit à la sécurité et que les attaques à la roquette sur ses villes est [sic] inacceptable." Il a toutefois ajouté: "Mais la réaction israélienne est excessive et disproportionnée. C'est contraire au droit humanitaire international."

Le Ministre a précisé: "En tant qu'homme politique et ministre du gouvernement belge, je représente notre pays et je suis porteur de ce message" et que, fidèle à ses principes, il ferait part de sa condamnation à son interlocuteur israélien : "Je ne tiendrai pas deux discours différents. Il y a des choses avec lesquelles on ne transige pas."

Toujours d’après le journal Le Soir, le Ministre s’est incliné sur la tombe d'Yasser Arafat.
_________
Egalement dans la région, la Secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a tenu un discours différent (BBC):

"Mme Rice a déclaré que les Etats-Unist sont préoccupés par les violences qui touchent des personnes innocentes, mais a rendu le Hamas responsable d’avoir initié l’escalade."

"Ceux qui lancent des roquettes ne veulent pas la paix et il sèment l’instabilité. C’est ce que le Hamas fait", a-t-elle dit.

En Israël la ministre belge francophone de la culture Fadila Laanan "casse" un mur

Ceci est une fiction :

Imaginons le scénario suivant. Le Ministre de la culture israélien se rend en visite officielle en Belgique. Il se trouve en présence d’une sculpture d’une hauteur de 10 mètres représentant un centre d’enfermement pour étrangers en situation administrative irrégulière, dans lequel sont retenus des enfants. (Le Soir : "… comment peut-on accepter qu’un étranger de 9 ans, qui n’a rien fait, soit enfermé, alors que la loi interdit d’enfermer un Belge de moins de 14 qui a commis un délit ? … l’État a l’obligation de protéger les enfants de maltraitances, alors que la Belgique organise elle-même cette maltraitance en plaçant des enfants en centre fermé."

L’artiste invite le ministre à casser la sculpture. Celui-ci obtempère. Il "cogne" dans la représentation du malheur que serait la sculpture, et la casse. Il croit ainsi poser un acte symbolique nécessaire, car libérateur, et qui ne serait point iconoclaste. De retour en Israël, le Ministre s’enorgueilli de son geste en public et sur son site internet.

Ceci n’est pas une fiction :

Allocution de Madame Fadila Laanan, Ministre de la Culture et de l'Audiovisuel de la Communauté française de Belgique, prononcée lors de la présentation de Masarat/Palestine 2008, une saison artistique palestinienne en Communauté française:

"A Haïfa, une artiste avait construit une sculpture haute de 10 mètres représentant un mur. Elle m’a demandé de la casser. Je l’ai fait. Ce n’était pas un acte iconoclaste. Ce n’était pas une oeuvre d’art brisée. C’est dans le malheur, dans la représentation du malheur, que j’ai cogné. J’ai mesuré là combien les actes symboliques sont nécessaires, libérateurs. A quel point l’art et les artistes font signe. A quel point, ils font sens."

Morale de l'histoire: le surréalisme ne tue pas.

Sur le même thème:
Masarat: "de muur" et "le mur de la ségrégation"
"Le mur de la ségrégation" - Masarat Palestine 2008
Le Zan Studio de Ramallah
Voir également (en février 2008):
Crimes de guerre israéliens au Liban jugés à Bruxelles

Masarat: "de muur" et "le mur de la ségrégation"

Présentation du spectacle de l’Ecole de Cirque de Palestine sur le site de l'Agenda Culturel Officiel de Belgique : en néerlandais il est question de "muur", mais en français de "mur de la ségrégation"… On se saurait être plus clair.
Agenda.be - DE OFFICIËLE CULTURELE AGENDA
Circus Behind The Wall.
"Circus Behind the Wall inspireert zich op de dagelijkse realiteit van de Palestijnen die door de muur zijn afgescheiden van hun water, hun grond, hun verleden en hun verwanten."
za 09.02 - 20u30, 7 €, Hallen van Schaarbeek
Agenda.be - L’AGENDA CULTUREL OFFICIEL
Circus Behind The Wall.
"Circus Behind the Wall s’inspire de la vie réelle de Palestiniens séparés de leur eau, leur terre, leur passé, leurs proches par le mur de la ségrégation."
sam 09.02 - 20h30, 7 €, Halles de Schaerbeek
Sur Bruxelles Wallonie Palestine 2008 (Masarat):
"Le mur de la ségrégation" - Masarat Palestine 2008
et
Le Zan Studio de Ramallah
Voir également (en février 2008):
Crimes de guerre israéliens au Liban jugés à Bruxelles

Masarat : Mons - Zan Studio de Ramallah - le bon choix?

Masarat: Bruxelles-Wallonie-Palestine 2008

Il est troublant que les premiers invités à la saison culturelle palestinienne, le Zan Studio de Ramallah - et contrairement à bien d’autres artistes palestiniens - dénient à Israël le droit d'exister et militent pour sa délégitimation.

Le coup d’envoi de l’important événement culturel que constitue l'année Palestine 2008 à Bruxelles et en Wallonie (le gouvernement de la région flamande ne s’étant pas associé à l’initiative) eut lieu en fait en décembre 2007 à la Maison Folie, dans la ville de Mons, avec l'exposition des œuvres du Zan Studio de Ramallah. Les valeurs que ce collectif porte, si l’on en croit l'association Intal, qui a recueilli les propos de l’un de ses membres fondateurs, Basel Nasr, lors d'une visite à Ramallah, sont on ne peut plus explicites:

"Mais pour nous et pour l'écrasante majorité des Palestiniens, Israël, dans ses frontières de 1948, est une colonie, et les personnes, ou leurs descendants, qui y vivent, sont des colons. La création d'Israël est, pour nous, une dépossession illégitime qui a débuté en 1948."
(Les résultats d'un récent sondage d’opinion réalisé par le Near East Consulting révèlent le contraire, à savoir que 72% des Palestiniens sont favorables à un accord de paix avec Israël et que 69% souhaitent que le Hamas cesse d'exiger l’élimination d’Israël.)
Et il ajoute que l’art occidental des Israéliens témoigne de leur qualité d'étranger et de colons:

"Je constate qu'il s'agit d'un art comparable à celui des Européens, des Occidentaux. Il révèle le fait que les Israéliens ne sont pas liés à la terre qu'ils occupent ni à son histoire, ni à son évolution."

Quant à la collaboration entre artistes israéliens et palestiniens, Basel Nasr s'y oppose résolument:

"Mais actuellement, je suis opposé à la plupart des collaborations qui ont lieu. … Pour pouvoir réellement avoir des échanges entre artistes, nous devons être au même niveau ou collaborer afin de lutter contre le sionisme. Beaucoup d'initiatives menées à l'heure actuelle donnent la fausse idée qu'une paix est possible sans [que] nous ayons préalablement rencouvert (sic) tous nos droits. C'est inacceptable."
Les affiches politiques du site du Zan Studio reflètent cette hostilité. Les stéréotypes habituels de diabolisation sont omniprésents. Ainsi une affiche assimile Israël à un Etat criminel par excellence puisqu’il tue l’enfance … en emprisonnant les enfants palestiniens. En guise d’illustration, un nounours enchaîné porte un cadenas avec l’inscription "Made in Israel", ainsi que la marque des produits à boycotter: Sabra, Carmel etc. Il ne s’agit point de suggérer, il s’agit de pointer clairement la démarche destructrice et boycotteuse à suivre. Une autre affiche représente la moitié appétissante d’une orange et l’autre d’une grenade mortelle. A nouveau, pour que nul ne s’y trompe l’inscription "Product of Israel" figure clairement sur une étiquette. Et encore une autre dans la même veine inspirée de Coca-Cola, une autre inspirée du Johnson's baby shampoo (toujours les enfants), une autre s'inspire de Guernica, et encore une.

Mais ce n’est qu'un début. Le Soir annonce qu’une deuxième exposition du Zan Studio est en cours d’élaboration avec la collaboration d'étudiants belges et sera présentée à Mons en octobre 2008.

En février, également à Mons, l'Ecole du cirque de Palestine présentera le spectacle Circus Behind the Wall, "inspiré de la vie réelle de Palestiniens séparés de leur eau, leur terre, leur passé, leurs proches par le mur de la ségrégation".

Toujours en février, se tiendra, à la Maison des Associations internationales, 40 rue de Washington, à Bruxelles, un tribunal (sinistre parodie du Russell-Sartre Tribunal) où seront jugés les prétendus crimes de guerre israéliens au Liban. Il est impossible d'en savoir plus sur cette farce, la plus grande opacité entourant son organisation et son déroulement.

Crimes de guerre israéliens au Liban jugés à Bruxelles

Des ex d'Oxfam jouent aux justiciers :

POUR QUE JUSTICE SOIT DITE

Par Raoul Marc JENNAR, raoul.jennar@wanadoo.fr
Raoul Marc Jennar est docteur en science politique/PhD in political science. Extrait de sa biographie sur Wikipédia : "diplômé des universités belge et française". Il "a été collaborateur au gouvernement, puis au Parlement belge. Il est également un militant wallon. Il participa activement au Pétitionnement wallon et rallia dès ses débuts le Rassemblement wallon dont il fonda la section de Jodoigne".
Sur ce site M. Jennar propose son adresse email au Parlement européen
raoul.jennar@europarl.europa.eu.
où il serait consultant du GUE/NGL, présidé par le député européen Francis Wurtz, et y occuperait le bureau 4E202 (voir ci-dessous).

Serait-ce donc au sein même du Parlement européen, avec l'accord ou à l'insu de cette institution, que M. Jennar coordonnerait ses travaux pour mettre sur pied cette mascarade de justice qui sert de prétexte à clouer Israël au pilori? Pour crédibiliser le "Tribunal" - qui se prépare dans la plus grande opacité et dont seuls quelques rares blogs d'extrême gauche en parlent - on se réclame du Tribunal Russell-Sartre. Ces pieds nickelés se prennent donc pour les héritiers de Bertrand Russell, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, James Baldwin! Que du bluff!

A lire et à déguster:

"Du 1er au 3 février 2008, se tiendra à Bruxelles,à la Maison des Associations internationales, 40 rue de Washington, un tribunal où seront jugés les crimes de guerre israéliens au Liban."

"Proposition d’établissement d’un Tribunal citoyen international sur les actes commis par l’armée et les services secrets israéliens au Liban et dans les territoires palestiniens et programme des 1-2-3 février 2008 [reporté en fait aux 23-24-25 février].
Les actes commis par l’armée et les services secrets israéliens au Liban comme dans les territoires palestiniens occupés heurtent violemment la conscience humaine universelle.
Chacun le pressent, ces actes sont d’une nature criminelle. Ils se différencient des actes convenus dans tout conflit armé commis par l’agresseur comme par l’agressé. Il ne suffit pas d’en avoir le sentiment. Les faits doivent être établis. Ils doivent ensuite être appréciés au regard du droit international existant. Avec le recul et la rigueur d’une démarche qui exclut tout a priori et dont les résultats s’imposent à toute personne de bonne foi.
La communauté internationale n’est pas une entité politique et juridique autonome. Elle n’est que l’addition circonstancielle des positions adoptées par un certain nombre de gouvernements. Elle s’est montrée en de multiples circonstances incapable d’appliquer le droit existant en se détachant de contingences géopolitiques ou idéologiques. L’impunité couvre de multiples crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
L’attitude unilatérale des États-Unis d’Amérique comme le double langage de nombreux gouvernements européens font devoir aux défenseurs du droit de se substituer à la défaillance des pouvoirs politiques. L’administration américaine s’oppose à toute mise en cause d’Israël dans les actes commis tant au Liban que dans les territoires palestiniens occupés.
L’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Finlande et la France refusent de soutenir une demande formulée au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU d’enquêter sur l’usage par les forces armées israéliennes d’armes prohibées par le droit international. La désinformation systématique pratiquée par l’immense majorité des média prive les opinions publiques occidentales d’une information équilibrée. Ces faits justifient une initiative citoyenne.
Cette initiative doit être à la hauteur du tribunal initié par Bertrand Russel pendant la guerre du Vietnam. Elle doit être caractérisée par la même rigueur, la même crédibilité et le même souci de dépasser des clivages qui n’ont pas leur place lorsque le droit des gens est en cause.
Elle doit rassembler des experts hautement qualifiés et des personnalités mondialement reconnues pour leur autorité morale.
Elle ne doit pas se laisser enfermer dans des cénacles restreints. A cette fin, il nous paraît nécessaire de sortir des cadres mis en place pour des initiatives précédentes analogues, quelle que soit par ailleurs la qualité du travail réalisé en ces occasions.
Une telle entreprise ne peut être menée à bien dans la précipitation. Elle réclame l’élaboration d’un projet complet assorti d’un calendrier précis, la mobilisation des moyens humains et financiers appropriés, un encadrement moral à l’abri de toute critique. Ces exigences supposent une mobilisation internationale pour soutenir une telle initiative.
A cette fin, nous suggèrons la constitution rapide d’un comité préparatoire qui remplira dans un délai rapproché toutes les tâches nécessaires au lancement de cette initiative. Je sollicite votre collaboration active pour la création de ce comité préparatoire.
Coordinateurs:
Raoul Marc JENNAR
chercheur URFIG / Fondation Copernic
consultant de la GUE/NGL au Parlement européen (bureau 4E202)
7, place du Château, F 66500 Mosset
Tél. (PE) : 00 32 2 283 10 43
Tel. : 00 33 468 05 84 25
Port. : 00 33 632 16 65 52
www.urfig.org
raoul.jennar@wanadoo.fr
Leila GHANEM
Rédacteur en Chef de Bada'el ( Alternatives)
Forum Mondial des Alternatives
Lilia.ghanem@yahoo.fr
Tel Port: 06 15 26 31 14"

dimanche 25 octobre 2009

Libye, l'étrange oubli de Baudouin Loos du 'Soir'

"L’accord de coopération culturelle et économique [avec Israël] reste gelé du côté des gouvernements wallon et bruxellois. Ceci est incroyable quand on sait que Bruxelles et la Wallonie ont des accords avec la Libye." (Jehudi Kinar, ancien ambassadeur d'Israël en Belgique, 2007)

Baudouin Loos fustige dans des termes très durs dans Le Soir la présence à Tripoli de représentants de pays européens aux célébrations organisées pour les 40 ans du règne du "guide" libyen Mouammar el-Kadhafi:

"On ne peut toutefois pas cacher le malaise, l’écœurement même, que suscite l’empressement des vertueux pays démocratiques à reprendre les relations avec Tripoli comme si de rien n’était."

"Le problème, c’est que le régime libyen reste ce que l’on fait de pire en matière de droits humains. Il n’est qu’à lire les rapports des organisations compétentes, les Amnesty, Human Rights Watch, FIDH, RSF, etc., pour constater que détentions arbitraires, mauvais traitements, torture, disparitions et autres abus de pouvoir sur fond d’absence de liberté menacent au quotidien les Libyens qui caresseraient le projet, mauvais et saugrenu, de contester le régime.

Mais voilà, la Libye jouit d’un sous-sol singulièrement riche en hydrocarbures. Ce qui fait du pays un "partenaire" économique difficile à négliger. Il suffit alors de se boucher le nez et se voiler la face pour aller de l’avant et signer des contrats. Les Suisses l’ont admis [...]."

Baudouin Loos n'a certainement pas tort, mais il passe sous silence la duplicité de la Belgique francophone qu'il n'hésite pas à dénoncer chez les autres pays.

Pas d'accord de coopération avec Israël mais bien avec la Libye

En effet, l'ancien ambassadeur d'Israël en Belgique Jehudi Kinar dénonçait précisément cette politique de deux poids deux mesures selon que votre "sous-sol [soit] singulièrement riche en hydrocarburesque" ou non (Contact J 202, février 2007):

"[...] l’accord de coopération culturelle et économique reste gelé du côté des gouvernements wallon et bruxellois : Le blocage provient des régions wallonne et bruxelloise, car l’accord doit être entériné par chaque parlement régional. Ceci est incroyable quand on sait que Bruxelles et la Wallonie ont des accords avec la Libye, quand on sait que l’année 2008 a été déclarée année pour la Palestine [1] et que rien ne bouge par rapport à Israël."

Ce constat fut fait il y a plus de deux ans, et rien n'a bougé depuis. Au contraire, la détermination de boycotter Israël reste inchangée. C'est dommage que Baudouin Loos reste si discret à ce sujet. Mais tant qu'on y pense, lisons donc Belgique: Baudouin Loos, INTAL et l'action "Dexia hors d’Israël" ...

Lucide, un lecteur du Soir (mak500000) met en garde:
"Kadhafi a pu s'exprimer librement dans un parlement belge il n'y a pas si longtemps. Nous aussi nous fermons les yeux sur beaucoup de choses. Quand nous voudrons les rouvrir, il sera trop tard...."

- Lockerbie, frois ferroristes et le fiston Hannibal, Pierre Raiman
- De la tente au paillasson, une vie de Kadhafi, Pierre Raiman

[1] Masarat: "De qui se moque-t-on?" et Le Zan Studio de Ramallah

L'école du mépris, Isaac Franco

"Nous ne pesons guère décidément dans ce pays qui invite ainsi ses citoyens à s’asseoir sur les bancs de l’école du mépris d’Israël pour les instruire de ce que ce peuple juif autrefois persécuté y serait aujourd’hui devenu l’incarnation la plus achevée de la cruauté, du sadisme et de la misère morale, et leur inspirer sournoisement l’idée que ce qui fut fait peut bien être défait."

Extrait d'un article paru dans Primo

"Bruxelles, 4 septembre 2009

Nous sommes les citoyens d’un pays où, dans la torpeur d’un été incertain, les médias endossent avec gourmandise les témoignages suspects d’Arabes de Gaza recueillis par Human Rights Watch, qui rapportent que des jeunes juifs dans l’uniforme d’Israël fauchent désormais des civils désarmés agitant des drapeaux blancs [1].

Il n’est pas malicieux de rappeler que ce thème des "drapeaux blancs" jouait un rôle central dans la campagne de fundraising entreprise par HRW en mai dernier à … Riyad [2].

Nous vivons dans un pays où il est suggéré de penser que l’armée d’Israël fait aux Arabes ce que faisaient naguère les nazis aux aînés de ses enfants, mais où les crimes de guerre avérés du Hamas se déclinent impudemment sur le mode de l’interrogation dans ce qui fut jadis un journal de référence (Le Soir, 7 août).

Lequel journal ne consent par ailleurs à reconnaître la paternité des scientifiques israéliens dans une avancée médicale qu’après l’avoir grossièrement occultée (Le Soir des 18 et 19 juillet 2009). [La nouvelle arme israélienne anti-cancer n'est pas ... belge]

Nous comptons bien peu désormais dans ce pays où un ministre de la Coopération traite l’Histoire avec ignorance et insensibilité et écrit le 3 août dans un communiqué que les quartiers orientaux de Jérusalem, la ville qui plus que toute autre symbolise l’identité des Juifs et construit leur rapport au monde, sont des lieux où, là aussi, là surtout, ils seraient des importuns ou des indésirables.

Dans la langue d’aujourd’hui réservée aux Juifs, des 'colons'.

Nous ne pesons guère décidément dans ce pays qui invite ainsi ses citoyens à s’asseoir sur les bancs de l’école du mépris d’Israël pour les instruire de ce que ce peuple juif autrefois persécuté y serait aujourd’hui devenu l’incarnation la plus achevée de la cruauté, du sadisme et de la misère morale, et leur inspirer sournoisement l’idée que ce qui fut fait peut bien être défait.

Nous partageons frustrés le quotidien de ce pays qui ne dit rien en revanche de la corruption et de la duplicité des prétendus modérés du Fatah qui affichent en Judée Samarie leur mépris pour un compromis réaliste avec Israël en élisant le 11 août une majorité de partisans de la violence parmi les 18 membres de leur comité central.

Ils élèvent les Brigades des Martyrs d’Al Aqsa au rang d’aile militaire officielle du mouvement, contrevenant impunément aux engagements pris avec Israël et les Etats-Unis d’œuvrer à leur démantèlement.

Nous enrageons de ne rien entendre dans ce pays des assassins du Hamas tapis au cœur de leurs civils qu’ils offrent sciemment en sacrifice pour faire pleurer Margot dans nos chaumières, et de l’inguérissable enseignement à la haine d’Israël et au meurtre des Juifs, dans les écoles, les studios de télévision, les mosquées, les journaux, à Gaza certes, mais aussi à Ramallah, Le Caire, Aman, Damas, Riyad, Alger, Khartoum, Tripoli ou Beyrouth…

Sans rien dire du mépris insultant du parlement de la Région Bruxelles Capitale pour les accords de coopération avec une démocratie agressée [3], du financement par la Direction Générale à la Coopération et au Développement d’une organisation promouvant le boycott d’Israël [24ou du squat peu honorable de notre consulat à Jérusalem [5] ..."

Isaac Franco
© Primo, 05-09-2009
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Nos notes:

[1] Cette accusation fut diffusée par Joe Stork et Marc Garlasco de HRW (Why There's No Kumbaya in Gaza, Esquire). Lire au sujet de ces personnages: Révélations sur Joe Stork de Human Rights Watch et Marc Garlasco de HRW est un fervent collectionneur de militaria nazi

[2] L’ONG Human Rights Watch se rend en Arabie Saoudite, David Bernstein

[3] "L’accord de coopération culturelle et économique [avec Israël] reste gelé du côté des gouvernements wallon et bruxellois. Ceci est incroyable quand on sait que Bruxelles et la Wallonie ont des accords avec la Libye", Jehudi Kinar, ancien ambassadeur d'Israël en Belgique (Contact J 202, février 2007)

[4] Intal: La Coordination Pour le Boycott d'Israël, Belgique: Baudouin Loos, INTAL et l'action "Dexia hors d’Israël", Belgique: Baudouin Loos fait la pub pour une ONG qui accuse Israël d'apartheid

[5] Léo Peeters consul de Belgique à Jérusalem, seul 'diplomate squatter' de la planète, C. Weill-Raynal

PS bruxellois: boycott d'Israël comme argument de campagne électorale

"En 2002, c'est le PS bruxellois qui a obtenu la suspension de l'accord de coopération avec l'Etat d'Israël, contre l'avis du MR bien sûr"

Avec une population musulmane estimée à 30% à Bruxelles, le PS francophone n'a pas hésité à importer le conflit israélo-palestinien (tout en stigmatisant officiellement une pareille transposition) pendant la campagne pour les élections du Parlement bruxellois. Sans, hélas, que les médias ne réagissent.
_________
SMS de campagne envoyé en français, le 8/1/2009 (le scrutin a eu lieu le 7 juin ...) :

"GAZA: le PS solidaire des Palestiniens aujourd'hui comme hier !

Stop à la campagne d'intoxication !

En 2002, c'est le PS* bruxellois qui a obtenu la suspension de l'accord de coopération avec l'Etat d'Israël, contre l'avis du MR bien sûr [...]"

Source: La Libre Belgique : "Belgique, la campagne électorale chez les allochtones" (4/7/2009)
_________
* En réalité ce sont le PS, le CDH (Centre Démocrate Humaniste) et Ecolo contre l'avis du MR (Mouvement Réformateur) qui s'opposent à la signature des accords de coopération avec Israël (tout comme les parlements de la Communauté française et de la Région wallonne qui opposent également leur veto) ... Fort heureusement, la Belgique, la Flandre, ainsi que tous les autres pays européens et l'Union européenne ont conclu des accords de coopération avec Israël.

Alors que c'est précisément le MR qui a obtenu les meilleurs résultats électoraux à Bruxelles, ce sont les trois partis qui prônent le boycott d'Israël qui sont en pourparlers pour former le nouveau gouvernement ... Le boycott a donc de beaux jours devant lui.

200 raisons qui plaident contre le boycott d'Israël

Voir également :
- Le Parlement bruxellois va-t-il continuer à boycotter Israël ?
- Belgique: Elio Di Rupo sur le maintien du boycott scientifique et culturel d'Israël par Bruxelles et la Wallonie
- Elio Di Rupo: des milliers d'enfants et des milliers de femmes tués par Israël à Gaza
- Parti socialiste belge: traîner le gouvernement israélien devant les tribunaux internationaux
- Belgique: le CCOJB appelle les partis à condamner la résurgence de l'antisémitisme
- Belgique: la colère de la Communauté juive

Anti Boycott Israel blog

The Suit Against Sharon in Belgium: A Case Analysis

Source: Jerusalem Center for Public Affairs

The Suit Against Sharon in Belgium: A Case Analysis (2007)
Interview with Irit Kohn (interview by Manfred Gerstenfeld)

"In 1982 during the Lebanon War, Lebanese Christian militias murdered hundreds of Palestinians in refugee camps in Sabra and Shatilah. In June 2001, several survivors and family members of the victims submitted a complaint in a Belgian court that was not directed against the murderers, many of whom were known. The claim instead named as defendants Israeli prime minister Ariel Sharon, the Israeli chief of staff in 1982 Rafael Eitan, and the then head of Northern Command, General Amos Yaron."

Irit Kohn at the time was head of the International Department of the Israeli Ministry of Justice. This department is responsible for, among other things, extradition issues and legal assistance. She headed the Israeli defense team.

"At the time of the submission Belgian law had universal jurisdiction as far as crimes against humanity, war crimes, and genocide were concerned. It did not require any connection to the country involved. Any private citizen, in Belgium or elsewhere in the world, could submit a complaint against anybody to the Belgian court system that could serve as a claim for criminal prosecution there."

A Political Act
"After the complaint, a committee of Israeli experts was formed. It included Danny Shek, who was director of the Western Europe section at the Foreign Ministry, Daniel Saada, a lawyer and Israeli diplomat in Belgium, Allon Geilert, a lawyer from the Prime Minister's Office, and myself. We worked together very well, and nothing was leaked of our deliberations. After some time Efraim Halevy also joined us. He had been Israeli ambassador to the EU in Brussels and had many contacts there.

"Nineteen years had passed since the mass murders by the Lebanese Christian militias. The complaint seemed a politically motivated act. The complainants waited until Sharon became prime minister of Israel. They wanted him to be subject to a criminal prosecution for alleged war crimes. They saw him as responsible for the murders by Israel's Christian allies in the two refugee camps. They claimed that as Sharon was Israeli defense minister in 1982 and collaborated with these militias, he should have known that if they came to these camps there would be a massacre."

Kohn says there was a major discussion among Israeli government lawyers as to whether Israel should relate to the complaint or not. "Some experts from the attorney general's office initially recommended that Israel should not react. Also some executives from the Prime Minister's Office said we should not relate to those who brought the complaint against us."

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Viviane Teitelbaum regrette que le Parlement bruxellois privilégie le jeu politicien à la défense des valeurs démocratiques

"... le nombre d’actes antisémites et négationnistes est en forte hausse en Région bruxelloise."

"En effet, Viviane Teitelbaum [MR] a interpelé le Ministre–Président Charles Picqué [PS], sur le suivi de la résolution relative à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, en commission le 29 janvier dernier.

Lors de cette interpellation, Viviane Teitelbaum a rappelé que le nombre d’actes antisémites et négationnistes est en forte hausse en Région bruxelloise. Ce que le Ministre–Président a confirmé et regretté.

Etant donné que les types d’actes recensés relèvent de l’agression de personnes physiques (adultes et enfants), de la menace, de la profanation (ou dégradation) de bâtiments ou d’institutions ou qu’ils relèvent de l’insulte (propos antisémites tenus dans la presse, dans des tracts, sur Internet…) il est important de réagir et tenter d’empêcher cette progression.

De plus, la députée a rappelé que le Parlement bruxellois a adopté une résolution relative à lutte contre la résurgence du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie qui prévoit une série de mesures pour remédier à cette situation.

C’est pour cela que les députés Viviane Teitelbaum et Didier Gosuin ont déposé une motion motivée demandant au gouvernement de Région de Bruxelles–Capitale "de tout mettre en œuvre afin de protéger la démocratie bruxelloise contre une forte résurgence de l’antisémitisme et du racisme".

Les députés de la majorité – PS-Cdh-Ecolo – ont refusé de voter la motion pourtant humaniste et consensuelle.

"Un jeu politicien majorité contre opposition qui prend le pas sur la défense des valeurs démocratiques, c’est vraiment regrettable, mais surtout dommageable pour l’avenir de notre démocratie. C’est aussi un exemple déplorable et un signal très négatif que nous donnons aux jeunes bruxellois". Une image de la politique que la députée MR Viviane Teitelbaum, rejette avec force."

Communiqué de presse mis en ligne le 13 février

Le site Internet de Viviane Teitelbaum

Photo: Viviane Teitelbaum au Parlement bruxellois

Le Parlement bruxellois va-t-il continuer à boycotter Israël ?

Le Parlement bruxellois, ainsi que ceux de la Communauté française et de la Région wallonne, sont les seuls parlements européens à boycotter Israël en refusant de signer des accords de coopération ... Fort heureusement, la Belgique, la Flandre, ainsi que tous les autres pays européens et l'Union européenne ont conclu des accords de coopération avec Israël. Qu'est-ce qui explique donc cette singularité belge francophone ?

On peut penser que la situation n'est pas près de changer, comme l'augure cet événement relaté par Claude Moniquet, Président de l'ESISC (extraits):

"La femme, Dieu, la burqa et le voile: signaux divergents de Paris et de Bruxelles

Mais le plus étonnant est venu de Belgique, pays petit par la taille mais grand par l’imagination et dont on n’est jamais déçu quand on attend le pire.

Il y a quelques jours, Mme Mahinur Özdemir – une élue d’origine turque âgée de 26 ans – a prêté serment au Parlement régional de Bruxelles la tête recouverte de son voile, devenant ainsi la première parlementaire voilée d’Europe. Un élu fédéral (national) libéral, M. Denis Ducarme, a aussitôt demandé que l’on légifère pour interdire les signes religieux visibles dans les assemblées élues. [...]

Cette jeune parlementaire – qui, par ailleurs, fait l’objet d’une plainte pour avoir nié la réalité du génocide arménien… [quant au créationnisme, elle affirme que la question la dépasse]* – tire argument du fait qu’elle a fait campagne voilée et a été élue et que, donc, ses électeurs connaissaient ses convictions avant de l’envoyer siéger au Parlement. C’est exact. Comme il est exact qu’il n’est pas question ici de juger des convictions religieuses de Mme Özdemir ou de quiconque. Ce n’est ni notre affaire ni notre propos. Il se fait simplement que dans le système de représentation qui prévaut en Europe occidentale, le parlementaire n’est pas seulement le représentant de ceux qui lui ont donné leur voix mais de l’ensemble des citoyens d’une zone géographique donnée, une circonscription, et, par extension, de l’ensemble de la nation. Une fois élue, Mme Özdemir représente donc non seulement des musulmans mais aussi des Juifs, des chrétiens, des bouddhistes, des évangélistes, des témoins de Jéhovah, des sikhs, etc. Et, bien entendu, des athées. Le/la parlementaire, donc, ne "s’appartient" plus et ne peut représenter cette incroyable diversité que s’il/elle accepte de mettre entre parenthèses les éléments les plus identitaires de sa propre croyance. Dire le contraire, c’est ouvrir la porte à la "confessionnalisation" des assemblées et au communautarisme."

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* Extraits d'une interview de Mahinur Özdemir parue dans La Libre Belgique

"Le jour de votre prestation de serment, on vous a accusée de nier le génocide arménien. C'est le cas ?
Je refuse d’être traitée de négationniste. Je suis membre d’un parti qui a une position claire là-dessus. Et je n’ai pas à la remettre en question. Moi, j’aimerais qu’on me demande d’abord quel est mon programme.

Etes-vous pour ou contre le créationisme ?
C’est une question qui me dépasse. La théorie de l’évolution est enseignée à l’école. Et cela ne me pose aucun problème. Mais les gens peuvent y croire ou pas."

- Le boycott, une arme contre la paix
- Belgium: Brussels parliament boycotts Israel, but not Lybia ...
- 200 "raisons" qui plaident CONTRE le boycott d'Israël
- Anti Boycott Israel blog

Belgique: Elio Di Rupo sur le maintien du boycott scientifique et culturel d'Israël par Bruxelles et la Wallonie

Au terme de sa mission, l’ambassadeur d’Israël en Belgique, M. Jehudi Kinar, s’était confié au mensuel Contact J (novembre 2007). Dans l'entretien, il déplorait le boycott scientifique et culturel (unique du chef d'autorités officielles d'un pays européen) instauré par les régions de Bruxelles et de Wallonie (la Flandre n'y étant pas associée) et ajoutait que le Parti Socialiste francophone et son président, qui avait pour règle de ne jamais répondre à ses lettres, constituaient un obstacle majeur dans le bon déroulement des relations belgo-israéliennes :

"L’ambassadeur est fier d’avoir pu nouer d’excellentes relations avec le MR, le CDH et la plupart des grands partis néerlandophones comme le SPA, le VLD et le CDNV.

"Le problème reste le Parti Socialiste [francophone] de M. Elio Di Rupo. C’est pour cette raison que les accords de coopération entre la Belgique et Israël sont bloqués et n’ont pas été ratifiés par le Parlement wallon et même été suspendus par le Parlement bruxellois."

A ce sujet, l’ambassadeur nous montre une série de lettres envoyées au président du PS à propos de ses discours parfois injustes vis-à-vis d’Israël, en particulier celui prononcé à l’université d’été de 2006, au lendemain de l’enlèvement du caporal Gilat Shalit, qualifié par le PS de prétexte pour une nouvelle invasion de Gaza, mais auxquelles le président Di Rupo (et il est le seul) n’a jamais pris la peine de répondre. A en croire M. Kinar, le parti socialiste pratique vis-à-vis des représentants de l’Etat d’Israël la politique de l’autruche. L’ambassadeur constate :

"J’aurais pensé que les dirigeants du parti socialiste avaient un peu plus de finesse."

Une personnalité politique a retenu son attention, le Premier ministre
Guy Verhofstadt, dont il garde en mémoire la très émouvante visite de Yad Vashem durant laquelle ce dernier lui a confié qu’il éprouvait le devoir d’y amener ses propres enfants. En conclusion, Jehudi Kinar garde un bon souvenir de son passage à Bruxelles malgré la difficulté à faire passer le message d’Israël principalement du côté francophone."

Qu'en est-il un an après? Le même mensuel (octobre 2008) a interrogé M. Elio Di Rupo lui-même au sujet des accords de coopération.

Celui-ci a déclaré que non seulement il ne soutient pas le boycott (c’est son terme) mais qu’il le combat "avec calme et détermination" … Ce qui, soit dit en passant, n’empêche pas le boycott d’être toujours en vigueur … Le discours de M. Di Rupo recèle tout de même un léger changement de ton. Serait-il dû à l’effet
Royal, Obama, Brown, Blair, Merkel, Betancourt et autres ? On dirait que l’anti-israélisme tous azimuts se ringardise à toute vitesse et que l'un des ses derniers bastions est en train d’infléchir ne fût-ce que légèrement sa position.

Un boycott contre Israël toujours en vigueur

"Vous faites partie d’une majorité à la Communauté française qui bloque actuellement les accords de coopération culturelle et scientifique avec Israël…

Je suis pour ces accords, je suis contre tout boycott. Je continuerai à m’exprimer à l’intérieur du parti. Je pense que tout cela provient de 2002-2003, à un moment où politiquement les choses étaient difficiles mais je continuerait à plaider pour que l’on puisse poursuivre la collaboration tant avec Israël qu’avec la Palestine. (…) Je suis pour qu’on débloque cette situation. Je continuerai avec calme et détermination mon combat pour qu’il en soit ainsi. Je sais que même à l’intérieur de mon parti, tout le monde ne partage pas ce point de vue. Je vous donne mon point de vue: je suis contre le boycott scientifique et culture.".

On peut néanmoins regretter que M. Di Rupo se soit abstenu de prononcer le moindre mot positif au sujet de l’Etat d’Israël.